The Technical Support Agent answers calls from customers, whether they've purchased an Apple Care or not. He has to understand their issue, and suggest an appropriate solution to it, quickly if it's a known problem, more thoroughly if it is more complex. Compared to any other one, the Technical Support Agent in Apple has to make sure the customer is satisfied with the answer he is given, because of the emphasis Apple has put on ergonomics, how easy it is to apprehend and use any Apple product, and the care of what the users needed in the first place.
To draw further that comparison, we could say that the smooth and firm design of Apple products, and the way they are adapted to the customer, has to reflect in the interlocutor one is to speak to when calling Apple for help.
This is a reason why I want to work for Apple: through my education and my professional life, I've always known I have a thirst for knowledge, the will to share it, and help others; I've grown to develop empathy for the customer, caring to give him the right answer, or leading him to somebody else if I can't.
This might work the other way around: by making sure Apple knows what problems meet their customers, or what concerns they have on any product, we can improve and update the hardware and software Apple is delivering. Either way this is fulfilling to me, because my purpose would not only to make sure the job is done, but also to be helpful to the people I may encounter, employer, co-workers or customers.
mercredi 31 décembre 2003
La chatte et moi-même nous faisons la fête en nous retrouvant, miaulant notre gratitude au lutin qui a pris soin d'elle pendant que je me prélassais au coin du feu chez les parents de C...
Un coucou à l'esprit irlandais qui m'a laissé le déprimant commentaire précédent, j'espère pouvoir le/la faire mentir rapidement... Welcome here, Irish Spirit; and by the way, I'm a boy!
vendredi 26 décembre 2003
Le timing devient serré avant mon départ, voir tout le monde, ou pas, grouper, courir, régler les affaires en cours et rassurer mes clients... ou m'en débarrasser...
mercredi 24 décembre 2003
Quant à ma chatte, elle viendra me retrouver quand j'aurai un vrai appartement et pas une chambre d'étudiant. En attendant c'est C qui en a la garde, tout comme celle de mon appartement, à une condition, énorme : trouver une remplaçante à C dans l'appartement qu'elle partage avec Misao... Ce n'est pas une mince affaire...
Il faut dire que les chaleurs de ma chatte sont légendaires. Elle se roule par terre en attendant une faveur que je suis bien en mal de lui concéder, même avec tout le chaterton du monde... Elle miaule, elle hurle son désespoir de célibataire, elle en ferait un blog si j'acceptais qu'elle touchât à ma souris, elle tend sa croupe mais pas d'offrant, et elle laisse des traces lubriques sur le lino.
Mais pas ce soir.
Ce soir, je lui souhaite de trouver le mâle de sa vie, ou au moins de sa nuit, et qu'au petit matin elle va rentrer chancelante avec une fringale monumentale. Je lui souhaite de trouver de quoi consommer sa relation à l'abri de la pluie normande.
J'aurais bien aimé qu'elle me le présente, bien sûr, qu'il me demande sa patte avec un châpeau haut de forme et des gants beurre frais, comme Claude Rich quand il était très jeune.
Ça fait longtemps que j'ai envie qu'elle ait une portée, en garder un, donner les autres, et qu'elle ait une copine pour quand je ne suis pas à la maison. Maintenant que je sais que je pars, la perspective d'un mouflet m'enchante moins, surtout si je dois en confier la garde à C.
Je pars voir C dans deux jours. J'aimerais bien que ma chatte rentre vite, je dois l'emmener avec moi. Parce que c'est dur, de dormir sans elle. Sans elles.
mardi 23 décembre 2003
Mais l'arrivée des détails techniques, comme la réservation de la chambre et l'envoi de mon contrat, me terrifie. Dans deux semaines je serai en Irlande.
vendredi 19 décembre 2003
"Je viens voir X, au 5è."
À l'accueil du 5è, un courte attente et une jeune femme vient me chercher. Ce premier entretien (du jour) et troisième (en tout) se fait en anglais; elle ne cache pas qu'elle est française. Ça doit faire partie de notre charme outre-Manche. Dès le début elle me met à l'aise en me montrant mes résultats au test d'il y a quelques jours (à la fois grammaire, maths, technique et culture Apple), qui sont très bons. Pas de questions pièges, une connivence s'installe, elle rit. Manifestement l'humour qui me sert de couverture dans mon état de stress extrème fait mouche. Elle me demande si j'ai des questions. À force d'étudier le sujet et de multiplier les entretiens je n'en ai plus.
"Quand serai-je fixé ?
- Nous voyons une cinquantaine de personnes sur trois jours, puis nous prendrons notre décision lundi."
Une horlage transparente sur le bureau me tourne le dos. J'imagine qu'elle est livrée avec le reste du mobilier de ce luxueux centre d'affaire, qui loue ses salles à la journée.
Au bout de 40 minutes, elle s'excuse de m'avoir garder si longtemps, s'excuse qu'on ne m'ait pas offert de l'eau, et me laisse seul.
Elle revient avec deux petits gobelets à café qu'elle remplis d'eau, et d'une femme blonde replète et souriante. Elle a le tein vif, les joues brillantes, les cheveux en bataille. Elle est irlandaise, fait un tour d'Europe pour nous recruter.
Elle aussi cherche à me mettre en confiance. Me confirme que mon test est le meilleur de la série. Me complimente beaucoup, semble agréer à toutes mes réponses.
Elle m'explique le fonctionnement du centre, et m'explique qu'elle ne fait pas de recrutement externe pour les hot-liners de haut niveau : tous doivent commencer à la base. Elle en est désolée.
"How do you see yourself in two years time?
- Well, it depends mostly on you...
- OK. We will definitely make you an offer, so you don't have to worry about that. How do you see yourself in two years time?"
Elle m'explique les perspective d'évolution avec mes qualités et mon expérience, qu'en fait je vais pouvoir choisir ce que je ferai au sein d'Apple, redevenir commercial, faire de la logistique, du support de haut niveau, etc...
Évidemment ça me détend un peu. L'entretien touche à sa fin, je pense rentrer chez moi avec juste une perspective et encore des questions à me poser. Le dernier rituel :
"Do you have any questions?"
Je tente le tout pour le tout, autant savoir maintenant :
"When do I begin?
- We're not supposed to do this that way but... Welcome aboard."
Elle se lève pour me serrer la main, m'explique qu'on va me donner un contrat dans la pièce à côté, et qu'elle a confiance en moi.
Dans la pièce à côté, deux Français expatriés en Irlande m'attendent pour me féliciter. Ils sont un peu pris de court parce qu'ils ne s'attendaient pas à devoir éditer un contrat à 11 heures du matin. Ils me le mail+posteront. Et ils me promettent une fête pour notre arrivée en Irlande.
jeudi 18 décembre 2003
mardi 16 décembre 2003
ça c'est de la ponctualité
lundi 15 décembre 2003
Par contre une connaissance d'internet avait insisté pour me rencontrer, et je lui avait dit de se joindre à nous parce que, honnêtement, je n'aurais su quoi lui raconter en tête à tête. J'ai trouvé son point de vue sur la fête, et je la plains :
Putain. J’aurai pu passer une super soirée. Ces gens (quinze en tout) étaient tout ce que j’ai toujours rêvé être, les amis que j’ai toujours voulu avoir. Seulement voilà, c’était LE groupe d’amis inséparables depuis minimum deux ans. Et je ne les connaissais pas. J’étais comme un cheveu sur la soupe.
Je suis parfaitement consciente que j’aurai dû essayer de prendre part à la conversation. Cependant, je n’ai pas pu. C’était plus fort que moi.
Quand je parle de ce genre des choses à mes amis proches, ils me disent que c’est de l’hyper timidité. Mais à ce stade là, c’est carrément de l’insociabilité.
Ils avaient tous l’air si gentils, si géniaux. Et le pire, c’est qu’ils l’étaient! Mais je n’étais pas à ma place parmi eux. Je ne suis pas comme eux. C’est peut-être l’âge. Ou plutôt le fait que je sois très introvertie dès que je suis en public, encore pire que dans la vie normale.
Ce n’est pas que la soirée n’était pas bien. Au contraire. C’est également le genre de soirée à laquelle j’avais toujours rêvé de participer. Seulement, je n’étais pas en ma place. J’étais tellement mal à l’aise que j’ai eu envie de vomir toute la soirée.
C’est pour ces raisons que j’ai préféré partir plus tôt que prévu. Remarquez, j’ai tout de même été présente cinq heures.
Enfin voilà, c’était vraiment trop d’un coup pour moi. En petit comité, ça aurait peut-être été, mais à quinze, c’était vraiment trop difficile.
La vérité c'est que je suis insociable et que c’est ma nature. Je ne peux donc pas changer, même si je le voulais (et je le veux croyez moi).
Désolée.
samedi 13 décembre 2003
La perspective d'avoir une décision à prendre me stresse, parce que je sais ce que je vais laisser ici, mais très peu ce que je vais trouver là-bas... Ça fait dix ans voire plus que j'idéalise Apple, comment vont-ils me décevoir ?
Peut-être en me disant mardi que je ne suis pas digne de partir. Et mon problème serait règlé. Au prix de mon amour-propre, certes...
vendredi 12 décembre 2003
Après mes emplettes, je passe par la Poste et emprunte un pont parallèle au premier, un peu plus au nord. L'incident m'était sorti de la tête, mais le véhicule, rouge lui aussi, des secours me le rappelle. Sur les deux ponts, quelques badauds, comme d'habitude en cas d'accident. Ce qui est plus surprenant, c'est le cercle des pompiers, en bas, autour du jeune homme. Finalement, les bras ballants, on dirait des badauds aussi, ils sont là pour constater qu'il est déjà debout, un peu sonné, mais il semble aller bien.
jeudi 11 décembre 2003
Apparemment mon CV a plu, le cabinet de recrutement m'a appelé dans l'après-midi. Le premier entretien téléphonique a été suivi d'un autre, avec une professeur d'anglais appointée par Apple, puisqu'il s'agit d'elle. J'ai été très bien noté, je peux apparemment prendre des clients anglais au téléphone.
Hier soir a eu lieu le troisième test, à la fois grammaire et vocabulaire anglais technique et mathématique, dont je n'ai pas encore les résultats. Suivra un dernier entretien, le 17 décembre, avec un envoyé d'Apple.
Je suis tendu.
Parce que j'ai peur d'être enthousiaste pour un poste où je ne serais pas pris, parce que c'est évidemment un saut énorme pour quelqu'un qui vient d'acheter un appartement (enfin, il y a un peu plus d'un an), parce que ça voudrait dire laisser C ici, et elle aussi le vit mal.
Sauf qu'elle n'a que la perspective de notre éloignement, sans l'excitation de la découverte de Cork. Alors évidemment elle ne va pas fort... Ça amène à se poser des questions : nous ne nous sommes que rarement éloignés depuis bientôt huit mois que nous sommes ensemble, bizarrement contrairement à l'immense majorité des compagnons que j'ai croisés je la supporte au jour le jour (bon, elle est un peu bordélique, mais pas tant que moi) et je voudrais pouvoir penser que l'éloignement ne changera pas ce qui nous unit. J'ai confiance en elle, mais en moi ?
mercredi 10 décembre 2003
Les familles trop nombreuses, c'est ruineux à Noël. Je commence à comprendre pourquoi mon père s'était brouillé avec tout le monde quand j'étais petit et qu'il était sans le sou.
mercredi 3 décembre 2003
- Ouais, aux toilettes, à table, et tout...
- De toutes façons, Ferry, il vaut mieux l'avoir à manger qu'en ministre..."
mardi 2 décembre 2003
Cette séance de photos laisse deux ou trois jolis clichés, et l'envie de garder quelqu'un sous la main ou un téléphone allumé, en tout cas de ne plus faire de poses sur un lit, et surtout pas le mien.


