vendredi 24 octobre 2003

Concert de Venus

Playground ne me laissera aucun souvenir que d'un type débraillé avec un t-shirt Gilbert & George qui essaie de jouer à Kurt Cobain en imitant Brian Molko. Bruyant, pas drôle, pas fin non plus, je ne vois pas l'intérêt, et la salle ne semble pas non plus marcher dans la combine.
Playground

An Pierle par contre séduit tout le monde, et pas seulement par ses rebondissements suggestifs sur le ballon qui lui sert de tabouret de piano. Sa voix est puissante, les textes sont drôles, incisifs, ses musiciens sont intéressants, notamment le clone de Clapton qui prête sa voix grave sur l'une des chansons. La miss parle français comme vous et moi, mais demande qu'on la corrige, ce qu'une partie du public ferait bien, si on la laissait faire... tout comme lorsqu'elle demande qu'on enlève tous nos vêtements. Toi d'abord ! aurais-je bien crié, si ce n'était la proximité jalouse des tympans de C, blottie devant moi. Une belle reprise énergique du Il est cinq heures de Dutronc. Plus tard la chanteuse est au stand des t-shirts, signe des autographes, fait sa promo, en bon camelot, pose et fait des grimaces.
An Pierlé

Venus arrive enfin, après deux heures de premières parties et de réglages. Marc arbore un costume strict qui souligne son profil de crevette. Deux personnes rejoignent les membres du groupe sur scène, une clavier qui montre son talent en exécutant aussi le xylophone de Don't say you need love ou les choeurs sur une parti du concert, et Christine Ott elle-même, qui joue de l'onde Martenot sur quelques morceaux. Le concert de Venus est trop court, Marc semble attendre plus du public parisien, le contrebassiste tape dans ses mains en essayant d'entraîner la foule, en vain.
"Ça va Paris ?
- (faible cri) ouaiiiis !
- Ben il font pas beaucoup de bruit les Parisiens quand ils vont bien... Ça va Paris ?
- (à peine mieux) ouaiiiiis !"
La setlist à la main, j'ai pu remarquer plus tard que le groupe a sauté le premier rappel prévu, composé de trois chansons. Contraintes de temps ? Peut-être Marc est-il vraiment déçu :
"C'est sympa Paris, on reviendra..."
Ce constat au sortir de scène, c'est de l'ironie ?
Venus

Libellés :

[fan de base] iTunes vs. MusicMatch


Bon, ok, j'étais déjà un converti, mais quand même, ça résume bien... La liaison entre les deux ordinateurs est instantanée, et il est agréable de pouvoir écouter de la musique indifféremment sur les deux ordinateurs sans avoir à la copier, ou aller la chercher avec un explorateur réseau...

Libellés :

jeudi 23 octobre 2003

Ce soir, ma première pose pour un cours de sculpture. C'est terrible, j'ai mal partout. Je soulignais - sans me plaindre - la longueur des poses en dessin par rapport à la photo, mais je n'avais encore rien vu : trois fois 45 minutes, une fois par semaine, pendant 5 semaines... J'aurais dû choisir une pose qui ne me fasse pas mal aux cuisses au bout d'une demi-heure... Cela dit ils m'ont prévenu du timing une fois que tout le monde avait commencé son oeuvre. Assez mitigé d'ailleurs. manifestement, tout le monde n'est pas doué comme le mignon jeune homme que manifestement ma présence a troublé, seul parmi les sculpteuses...
J'espère pouvoir faire des photos.
Des sculptures, bien sûr.
Par ailleurs, ce week end, ma mère m'a montré une photo de son grand-père (je ne sais plus si c'est pater- ou maternel) et apparemment c'était un grand blond... Ou alors ce sont des cheveux blancs. En tout cas pas du tout une tête d'asiatique. Je suis donc, en l'état actuel des connaissances, européen (mélange France + Est) à 62,5 % contre 37,5 % vietnamien. Autant pour la théorie du bi à 50 % (voir pour plus d'explications).
D'autres photos suivront, elles n'auront pas de caleçon à rayure... Le photographe me les envoie au compte goutte, pour qu'on puisse après discuter de ce qu'on garde ou pas.

Tant que j'y pense, pour répondre à Miss K., laa pose est compliquée parce que c'est une des deux cents de la journée et qu'on cherche forcément un peu la variété... et je ne suis pas plus européen que ça. Bon, plus européen qu'américain, et aussi plus européen qu'asiatique, mais...

mardi 21 octobre 2003

, j'ai pu constater que je passais trop de temps sur mon Kochon, certes, mais je pourrais en passer beaucoup plus sur les veaux, vaches, pingouin et autres chiens et volatiles que les citadins de tous poils peuvent avoir l'illusion d'élever dans leur F demi...
Autant mon Kochon, qui m'accompagne maintenant depuis quelques mois, m'est quasi indispensable, autant le mouton m'ennuie... J'ai bien essayé de le faire combattre un peu un autre bélier, mais c'est d'un intérêt limité...
Je viens de visiter Life on Bankiz, et je me suis inscrit pour la curiosité de savoir pourquoi ils ont prévu de faire des pingouins bisexuels... Mais je ne sais pas si je veux savoir, je ne suis pas sûr de vouloir voir les ébats dépravés de bestiaux noirs et gluants...
Mais je veux savoir quand même.

Héhé

Allez, vous avez été sage, une photo maintenant...

Découverte

Tiens, Blogger permet d'envoyer des images en ligne...

samedi 18 octobre 2003

C ne voulait pas me croire que Misao pouvait vénérer Kitty au premier degré, jusqu'à hier.
Elles se promenaient dans le 13è arrondissement lorsqu'elle passent devant une devanture affichant un Congé Annuel. Misao s'exclame :
"Congé annuel ? Ils s'embêtent pas, partir en vacances toute l'année !"
C a dû lui expliquer entre deux crises de fou rire, ce que ça signifiait. Du coup, le reste revient à l'esprit, Kitty, le manque de débrouillardise...
"Elle me rappelle ma soeur.
- C'est le problème. Ta soeur a huit ans."

vendredi 17 octobre 2003

Et puis bon, faut pas cracher dans la soupe :
  • une soirée avec la Fellowship, c'est du velours (et de la bière et du Malibu), des concours idiots, des photos d'homme en nuisette ou en kilt, c'est une lycéenne avec un string (neuf) sur la tête, des danses éthyliques sur Queen of the Meadow et des choeurs sur la guitare de Tana. C'est bon tout ça.
  • je me répète mais Rufuuuus au Batofar n'est éclipsé dans le souvenir que par Rufuuuuuus en Black Session vendredi (cherchez pas, elle n'est pas encore diffusée), une occasion aussi de revoir la fog avec moins de tension, discuter de choses, d'autres, de son déménagement et ça fait du bien de se dire que les couteaux sont rangés.
  • après la Black Session, passer à Saint Michel dans l'espoir de croiser quelqu'un au Shiwawa, et se dire qu'on ferait mieux de l'appeler au lieu de compter sur le hasard.
  • et puis retrouver dans son courrier de janvier une photo de Milky, c'est rigolo...
Les journées se suivent, ne se ressemblent pas, mais n'ont pas non plus grand chose de nouveau... Ma recherche d'emploi stagne et la mairie ne me rappelle pas, j'ai commencé hier à rattraper trois ans de retard de travail associatif, je reçois bientôt les photos de ma pose de la semaine dernière, et j'ai posé mardi matin pour une classe de dessin (mode) enthousiaste... C'est tout.
Je fais des allées et retours vers Bry pour mon élève en informatique, qui me pose des colles, je joue à Rainbow Six BlackThorn et tente, en vain, de finir mon livre...
Il fait très froid chez moi, il faut que je trouve les fonds et le courage d'isoler.
* moral en fonction des variables saisonnières *

mardi 14 octobre 2003

Mon week end avec le Dalaï Lama.
Il est beau, drôle, charismatique, mais la matière est tellement dense que mes paupières se ferment. Je suis entouré de toges oranges, bercé par le tibétain et le français qui se succèdent sur la scène à une dizaine de mètre, et mes paupières se ferment. Samedi et dimanche matin, 9h30 c'est décidément trop tôt pour suivre un enseignement sur le bouddhisme. Samedi après-midi fut à peine mieux, la sieste a essayé de s'immiscer entre la Voie et moi, et je crains n'avoir pas tout saisi... Déjà j'ai envie de savoir, maintenant, c'est quelque chose, j'irai prendre un livre à la bibliothèque.
Compassion est le maître mot, l'organisation m'a offert le billet quand ils ont eu vent de ma situation financière...
J'i retournerai bien vendredi, pour la cérémonie de cloture. plus d'infos

lundi 13 octobre 2003

O Daniela, Le site de référence sur Daniela Lumbroso, est réalisé à la main par un employé de France 2 qui joue, écrit et monte des pièces de théâtre et fait des interviews... Et il est plutôt pas mal.

vendredi 10 octobre 2003

Lundi, mardi, rien de significatif. Je crois. Je ne sais plus.

Mercredi, je passe la journée chez P, qui est le fils du fiscaliste qui m'a aidé à me tirer de mon mauvais pas auprès du Trésor Public. Il m'avais proposé de donner des cours d'informatique à son fils, et de ne pas le ruiner en frais de transport : nous avons fait 6 heures d'affilée, je suis rincé.
Mais c'était sympa, son handicap (une polio, je pense, je n'ai pas demandé) l'a rendu dépendant de ses ordinateurs, du coup il est très curieux de plein de choses mais n'ose rien faire sans quelqu'un pour lui montrer... Et son père a pensé que je pouvais être ce quelqu'un. Pour l'instant ça marche bien, et met un gros paquet de beurre dans les épinards. Rendez-vous mercredi prochain.

Dimanche, je m'aperçois vers huit heures, fourbu de ma prestation photographique, que c'est l'anniversaire de Nicolas (mais si, quoi, Nicolas). Je l'appelle. Il est très heureux que j'aie pensé à lui, et m'invite à le rejoindre au restaurant avec des amis à lui.
"Euh, je suis avec C...
- Faut pas déconner... Mecs only."

Au restaurant, je retrouve F, l'homme du coup de fil, et L que je connais aussi bien. En fait nous sommes quatre, il manque juste A, le mari de F, pour reconstituer la fine équipe de notre réveillon, il y a moins d'un an, dans un chalet presque chauffé au milieu du Jura, sur la frontière suisse. Un endroit magique, que des bons souvenirs, du poulet aux morilles à l'empilement de PowerBooks sur la table de la cuisine, LA pièce avec le poele allumé.
Bref, F me dit qu'il passera lundi le coup de fil en question, me dit de passer à son bureau, et aussi m'invite à renouveler l'opération ce nouvel an... Cela m'enchante et déjà les complications jaillissent à mon esprit, que dira C, etc. J'accepte et les yeux de Nicolas se mettent à briller... Manifestement il n'a pas abandonné l'idée de me mettre le grapin dessus... Et le fait qu'il m'ai invité spontanément alors que son mec actuel n'est pas à table en dit aussi long sur ses arrières pensées. L en remet un couche, à propos des histoires compliquées que Nico met dans son lit :
"C'est vrai qu'avec Yarrow c'était... plus simple."

Excellent repas, encore beaucoup de vin. Nous marchons jusqu'au métro. Nico se penche vers moi, je me penche pour lui faire la bise, mais il m'a eu.

Samedi : pose chez un photographe amateur. Vous aurez bientôt l'occasion de voir son travail sur moi sur son site. Et si vous êtes sages, vous verrez aussi les autres, celles d'avant, quand le site qui les contient sera plus complet. En tout cas une belle séance, malheureusement gratuite, mais c'est pour la beauté de l'art, et parce que je récupère les photos après... Le photographe semble très content de m'avoir vu.
J'ai été ravi de t'avoir accueilli dernièrment, et ce fut un honneur pour moi que de t'avoir croqué sous l'objectif.
J'ai entrevu de superbes clichés au fur et à mesure que je rapatriais les clichés... Tu as été extraordinairement bon... Je suis ébloui par ta prestation ! Félicitations ! Bravo Yarrow   :-)   Tu fais parti des rares modèles qui m'ont bluffé. Que d'expressions, d'émotions, de facettes variées... La sélection devrait être vaste...
Je te laisse sur ces lignes, sous l'émotion de t'avoir redécouvert à travers le rapatriement des photos.

Alors, qui veut m'embaucher ? ;o)
boy georgeBon, où en étais-je...
L'emménagement de C. Elle a une peluche Snoopy, affublée d'un chapeau noir au dessus d'un bandeau bleu et des dreads, avec une chemise blanche à gros chiffres rouges et noirs et une cravate rouge marquée Culture Club. L'association d'idée ne fait pas trop de doute, Snoopy est déguisé en Boy George. (pour admirer la peluche sous toutes ses coutures, voir les panoramas à droite)
Alors que, amusé, je souligne la chose à C, elle le prend assez mal, préfère (?) ou prétend ignorer l'existence de la folle sus-mentionnée (je suis sûr qu'il serait ravi d'apprendre qu'il s'est fait sus-mentionner quelque part sur un blog outre-Manche) (ben oui, outre-Manche, pour lui, c'est chez nous).
"Non, c'est pas Boy George, il s'appelle Shlomo.
- Shlomo ? Comme "chien" et "homo" ? ou comme dans "Shmiling in shlow motion" ?
- On ne se moque pas de Schlomo !"

Il se trouve qu'elle possède la bête depuis toute petite, que c'est un rare souvenir qu'elle a de sa première maison. Après enquête, Shlomo est un prénom hébreu qui doit avoir un rapport avec la musique, et dont la mère de C a baptisé la peluche il y a bien longtemps. M'est avis que elle, elle connaissait Boy George...

Misao qui arrive sur ces entrefaits découvre le Shnoopy déguisé et tilte aussi, et chante sur l'air de Do you really want to hurt me? des woof woof, le tout avec une chorégraphie mi-Boy mi-chien qu'il m'est impossible de retranscrire avec juste mes dix doigts, et que je n'ai pas pu photographier parce que, oui j'avoue, j'étais mort de rire.

C m'en a tenu rigueur pendant une journée et demi, et il a fallu une honnête prise de bec à la fin de sa créamaillère pour lui faire comprendre que si elle tentait de me mettre encore une fois le nez dedans, ce n'était plus la peine qu'elle me parle. J'ai bien dû m'excuser dix fois (à chaque rappel "Tu t'es moqué de Shlomo !") dans l'intervalle mais elle ne semblait pas m'écouter.
Elle a bien voulu comprendre que se séparer à cause de Shlomo aurait été dommage, parce que, il faut bien le reconnaître, c'est quand même une peluche ridicule...

jeudi 9 octobre 2003

Promis demain je continue mon récit, mais là ce soir en rentrant je pousse un grand cri :
Rufuuuuuuuuuuus
Voilà qui est fait.

mardi 7 octobre 2003

La suite du résumé de ma vie de la semaine dernière : pendaison de crémaillère chez C et Misao, en tout petit comité, trois amis à elles, plus le cousin de C, accompagné d'un Polonais énorme qui touche le chambranle avec chacune de ses épaules et qui ferait peur s'il n'arborait pas en permanence un sourire endormi.
Les journées de jeudi et vendredi avaient été consacrées à l'installation dans l'appart tout neuf, qui ne faisait déjà pas grand avant d'y répendre leurs trucs de filles partout, montagnes de fringues et de chaussures, photos, posters on se croirait chez moi.
L'entretien d'embauche s'est plutôt bien passé je pense... Mais j'ai quand même demandé à mon ami, entre deux verres de vin, de voir s'il pouvait passer un ou deux coups de fil... Et on verra bien.

Sur le même terrain, j'ai posé pour une école de photo l'an dernier, en compagnie d'une rousse flamboyante qui a apprécié mon travail, et qui donne mon numéro à tous ses employeurs : j'ai déjà cinq rendez-vous pour le mois prochain. Merci à elle, donc.
Et si vous cherchez, vous aussi, un modèle pour du dessin ou des photos, vous avez mon adresse !

Tout d'abord merci à Thierry pour le tuyau sur mlMac. Je n'ai pas encore l'impression qu'il pourra se substituer à mon PC allumé en permanence avec en alternance Kazaa, Soulseek et DC++ (et pas C++, avec lequel j'avais enduit d'erreur pâteuse le Thierry précité), mais en tout cas il commence à rendre de fiers services.

Avec un post comme ça, si la RIAA et la SACEM ne me tombent pas dessus à bras raccourcis...

Plein de choses, de toutes petites choses, depuis ce week end...

jeudi 2 octobre 2003

En parlant de fil, si je vois cette souris, je l'achète, elle est trop bien. Sans fil, Bluetooth.

En parlant de souris, mon chat est revenue (oui, j'accorde au féminin, mon chat c'est une fille, et je continuerai à ne pas dire "ma chatte" pour des raisons évidentes), on a fait la fête, elle a visité les changements de l'appart et ça a l'air de lui plaire... Et là elle roupille.

Cet après-midi, j'ai un entretien d'embauche dans une mairie d'arrondissement, pour s'occuper des conseils de quartier. Hier soir, resto avec des amis, on discute :
"Demain, j'ai un entretien d'embauche dans une mairie d'arrondissement, pour m'occuper des conseils de quartiers.
- Ah ouais ? Tu sais que c'est nous qui gérons les fonds ? Tu veux que je passe un coup de fil ?"
Je décline, je préfère qu'il passe le coup de fil après, pour avoir, quand même un entretien normal. Mais bon, si la vie veut bien, de temps en temps, être simple comme un coup de fil...
Mission accomplie. Une heure et demi avec le fiscaliste, trois heures chez moi à rédiger le mémoire en défense, deux heures pour regrouper les pièces jointes, une demi-heure d'attente dans chaque Trésor Public (10è et 18è). Plus qu'à attendre qu'ils lisent ça.
rincé

mercredi 1 octobre 2003

1h50 et j'ai déjà posté tout ça... Alors que je devrais déjà être au lit.
La journée demain sera longue.

La vie est belle

posté aussi sur nerdlife :

Demain dès l'aube, à l'heure où d'habitude je dors encore, je dois être dans le bureau d'un fiscaliste qui va probablement me sauver la vie...
J'étais convaincu d'avoir payé les 1300 euros d'impots sur mon revenu 2001 (parce qu'à l'époque je gagnais ça, tous les mois, sans faire grand chose en plus) dans les temps, et que si le Trésor Public m'écrivait de temps en temps, ils confondaient un peu depuis mon déménagement du 10è dans le 18è.
En fait non, je n'avais pas payé. Du coup c'est 1500 euros qu'ils réclament. Et quand ils ont appuyé sur l'accélérateur j'étais en vacances, loin de tout, sans téléphone; ils ont décidé de saisir mon compte, celui où arrivent mes Assedic. Du coup tout le reste ne passe plus. Les remboursements de mon prêt, ma mutuelle, mon électricité, mon téléphone, mon portable... A l'exception d'EDF, qui ferme les yeux, tout ça est coupé quand je suis rentré. Je trouve par contre des avis d'impayés, puisque d'autres prélévements ne passent plus non plus : la redevance, la taxe foncière, les charges de l'immeuble, le remboursement de mon ordinateur... Ma banque exige l'intégralité de son prêt (58000 euros) parce que l'assurance du prêt n'est plus payée.
A défaut, ils réclament l'appartement.
Je supplie un petit délai au téléphone. Accordé.
Un peu déprimé, je ne mets pas toute l'énergie qu'il faudrait dans ma recherche d'emploi. Je passe mes journées sur les deux ordinateurs.
Le temps pour le Trésor de décider que ça ne peut plus durer. Peut-être pour m'aider à déménager avant que la banque ne reprenne l'appart, je serai saisi de mes meubles lundi 6 octobre, entre 9 heures et midi. Dans le doute, je vais mettre le portable ailleurs.
Sauf si le fiscaliste a une brillante idée demain matin.

Par contre
Demain après-midi, quelle que soit l'issue du rendez-vous, C emménage près de chez moi. Et je récupère mon chat, qui me manque terriblement depuis la fin du mois d'août. Allez, je vais gagner au loto.

Je ne présenterai pas François Pérusse parce que c'est un peu compliqué si vous ne connaissez pas. Toujours est-il que ce doux dingue a un sketch (une "capsule", dans son jargon de la Belle Prrovaaïnce) sur un une animatrice radio qui reçoit des appels d'auditeurs se confiant de leurs problèmes sexuels. Elle pouffe à chaque fois tant les problèmes sont drôles, et se moque de ses auditeurs en faisant de mauvais jeux de mots.
Dans le même genre, il y a un un sketch de Chevalier et Laspalès, mais celui-ci j'ai un peu honte de le connaître, avec un demeuré paysan (le grand crétin) appelle la radio (le gros barbu) pour dire appeler Jocelyne en direct pour lui déclarer sa flamme et tombe sur le mari d'icelle. "Ah, je crois que notre auditeur va se faire casser la gueule..." Bref.

Pendant les étés 96, 97 et 98, j'ai été veilleur de nuit dans une usine de produits chimiques en Normandie. J'ai écouté la radio quand j'arrivais au bout de mes cassettes de compilations. Cassettes que j'écoute encore de temps en temps, en voiture essentiellement, le seul endroit où il me viendrait à l'idée d'écouter une cassette.

Mon ordinateur est mobilisé par une gravure, du coup je mets la radio plutôt qu'iTunes pour meubler les trois mètres cinquante de silence au dessus de ma tête. Je mets la radio pour la première fois depuis des siècles, et ma radio se calle automatiquement sur France Inter, où la voix rauque de Masha Béranger prend l'antenne. Après un laborieux étudiant qui décide de partir au bout du monde (soit Manchester, pour son monde à lui, apparemment) et qui se fait prier pour parler, un morceau de musique propre à endormir tous les routiers au volant et les veilleurs de nuit.
Puis arrive un Philippe, 53 ans, qui lance un appel à la gent féminine parce que ça faut trop longtemps qu'il est seul, il a été drogué quand il avait trente ans, etc. On sent la détresse dans sa voix, le vieil homme est au bord des larmes, touchant de sincérité, il rebute les femmes en leur racontant sa vie, et se refuse à la cacher. Et là Philippe parle et on ne l'écoute plus, il parle tout seul et Mash Béranger pouffe. Elle rit, elle s'éloigne de son micro, le coupe, se calme et revient en s'excusant. Mais tout au long du monologue, et quand elle le tance un peu de sa trop grande franchise et de son manque de remise en question, on sent encore ses zygomatiques se crisper. Et on regrette de ne pas enregistrer la capsule pour l'envoyer à François Pérusse.