mardi 30 septembre 2003

Shivaree

Ce concert de Shivaree a été filmé par une armée de caméra télécommandées sur la scène du Théâtre des Variétés, ajoutant le ballet techologique à la magie de Duke et d'Ambrosia, deux monstres de charisme. Il a été diffusé sur Canal +, dans le cadre des concerts privés (R.E.M., Radiohead, etc.) mais je n'ai pas pu le voir. Pas moyen de le télécharger. Alors si quelqu'un a ça sur une cassette vidéo, un CD, même juste l'audio, déjà, je lui fait un gros cadeau.

Libellés :

Chloé, c'est une fan de Radiohead, grande, fine et vive. On s'est rencontré il y a des années, on a dû se voir en tout trois fois.
Un jour, après un appel à l'aide, elle est venue chez Lisa et moi pour donner un coup de main.
En 2002, j'avais une invitation en trop pour aller voir Shivaree au Théâtre des Variétés, et je l'ai appelée sur un coup de tête.
Il y a un an, elle est venue monter une armoire Ikea pendant que je travaillais sur la plomberie de mon nouvel appartement.
Mis bout à bout, en tout peut-être une journée. Rarement le temps de rentrer dans les détails de nos vies, nous répondons rarement aux mails de l'autre (surtout moi en fait), mais on s'aime bien. Elle fait ses études à Lille, et elle y trouve des bons côtés. Nous nous reverrons sûrement, nous ne savons jamais quand, nous ne sommes pas à proprement parler des amis, mais nous créons à chaque fois des moments uniques. Et c'est bien comme ça.

lundi 29 septembre 2003

Je découvre ZepBlog et c'est chouette. plein de choses intéressantes :
- le site et le blog d'une candidate très intéressante (sous tous points de vue) aux élections gubernatoriales (ça se dit ?)
- une parodie d'iTunes (ou en tout cas sa page sur le site d'Apple) et de bons arguments contre le Music Store.
- de la doc à foison contre George W. Bush
Etc...
Elle était bien cette petite soirée avec Matoo. Un peu courte, mais comme j'ai eu peur qu'il s'ennuie (comme d'habitude avec les gens que je ne connais pas), bien. J'ai craint qu'il soit parti parce qu'il s'ennuyait, mais il vient de m'envoyer un mail enthousiaste, alors en fait non. Me voilà rassuré.

Il m'a mentionné un post très intéressant de Brain Not Found sur la durée de vie des blogs (nous avons d'ailleurs passé pas mal de temps à ne pas trouver ce dit post). On y apprend qu'étant un journal intime, conçu chez Blogger et ne possédant pas de nom de domaine, Yarrow était triplement condamné à s'éteindre au bout de 4 mois et de toutes petites brouettes (avec de toutes petites roues).

Notez qu'on n'en est pas passé loin une paire de fois, à tel point que la Fleur (la vraie) a cru celle d'ici morte... Comme les vampires d'Anne Rice, pour accéder à l'immortalité, il faut parfois hiberner un peu quand la vie devient trop longue, pour pouvoir revenir plus fort, avec plus de goût pour l'existance, une existance neuve dans un monde de nouveau inconnu.

Bon, ce n'était peut-être pas une bonne idée. Je me bats avec Windows XP et une Creative Webcam Go, et je n'arrive pas à les faire se rencontrer. J'ai téléchargé le bon driver chez ces tâcherons de Creative. Pour ceux que ça intéresse ou qui veulent compatir, la démarche est expliquée assez clairement, il faut bien le reconnaître, ici, sauf que tout ne se passe pas comme prévu : Windows Xp a décidé que la caméra était un Unknown Device sans driver la première fois que je l'ai branchée, et même avec le vrai driver, il refuse de la prendre en compte quand je la rebranche. Si quelqu'un a une idée...

Mes promenades forcées sur ce site lent et mal conçu (et aussi aux forums quasi désertés par le support technique, c'est une honte) m'ont quand même mené sur cette page, où on peut constater que l'iPod fait des émules...
Puisqu'ils nous y poussent par le design, autant comparer franchement, j'ai envie d'être mesquin.

Apple iPod contre Creative Jukebox Zen
61 x 104 x 15,8 mm contre 75 x 112,6 x 24,5 mm
176 gr contre 268 gr
40, 20 ou 10 Go de mémoire contre 30 ou 20 Go
etc.

Voilà, c'est du chauvinisme pour la secte à la pomme, mais ça fait du bien, j'avais jusque là l'impression d'avoir perdu mon temps sur l'autre site...

Maintenant je l'ai mon iPod cadeau allez allez pliiiiizzz

Libellés :

Tiens, et si je remettais la webcam ? Et si je bricolais des archives, aussi ?
Revenu d'un week-end chez mes parents, je fourbis mes armes pour contrer l'offensive du Trésor Public. Certes je lui doit le montant de l'impôt sur mon revenu de 2001, mais on sent comme une tension dans une administration qui doit en même temps réduire les impôts pour respecter les promesses en l'air d'un démagogue.

J'ai été chargé par le comptable désigné ci-dessus de SAISIR VOS MEUBLES.
Vous êtes en effet redevable de la somme de 1 520,00 Euros
Ce montant correspondant à vos contributions et aux frais restés impayés à ce jour, malgré les rappels qui vous ont été faits.
A défaut de réglement au comptable, la SAISIE EFFECTIVE DE VOS BIENS MOBILIERS sera pratiquée, MEME EN VOTRE ABSENCE,
LE 06/10/2003, matin, après-midi, (8h à 12h30)
dans les conditions prévues par l'article 21 de la loi n°91-650 du 9 juillet 1991, avec, le cas échéant, l'assistance d'un serrurier et en présence du maire de la commune, d'un conseiller municipal, ou d'un fonctionnaire municipal délégué par le maire à cette fin, d'une autorité de police ou de gendarmerie, requis pour assister au déroulement des opérations ou, à défaut de deux témoins majeurs qui ne sont au service ni du créancier, ni de l'huissier.
Les frais entraînés par cette opération seront à votre charge.
PS : Le paiement d'un acompte n'interrompt pas la procédure.

Les altérations sont autant que faire se peut fidèles à l'original, il manque le coup de bic rageur autour du montant... Cette lettre, je l'ai reçu samedi, quelques jours après avoir envoyé une supplique pour un délai supplémentaire, avec en pièces jointes les preuves de mon chômage actuel. On les sent près à pleurer, là, non ?

Tout à l'heure, Matoo vient prendre un verre. Une bonne chose : le tri des posts, qui me permet de lire son blog sans les chroniques de ciné... Il parle très bien du cinéma, mais je n'aime pas lire un truc sur un film que j'ai envie de voir. Certains en disent trop. Alors dans le doute...

samedi 27 septembre 2003

J'écris sur ce que j'endure Les petites morts, sur les blessures J'écris ma peur Mon manque d'amour J'écris du coeur Mais c'est toujours

Sur ce que je n'ai pas pu dire Pas pu vivre, pas su retenir J'écris en vers Et contre tous C'est toujours l'enfer Qui me pousse

A jeter l'encre sur le papier La faute sur ceux qui m'ont laissée Ecrire, c'est toujours reculer L'instant où tout s'est écroulé

On n'écrit pas Sur ce qu'on aime Sur ce qui ne pose pas Problème Voilà pourquoi Je n'écris pas Sur toi Rassure-toi

J'écris sur ce qui me blesse La liste des forces qu'il me reste Mes kilomètres de vis manquée De mal en prose, de vers brisés

J'écris comme on miaule sous la lune Dans la nuit, je trempe ma plume J'écris l'abcès J'écris l'absent J'écris la pluie Pas le beau temps

J'écris ce qui ne se dit pas Sur les murs, j'écris sur les toits Ecrire, c'est toujours revenir A ceux qui nous ont fait partir

On n'écrit pas qu'on manque de rien Qu'on est heureux, que tout va bien Voilà pourquoi Je n'écris pas Sur toi Rassure-toi

J'écris quand j'ai mal aux autres Quand ma peine ressemble à la vôtre Quand le monde me fait le gros dos Je lui fais porter le chapeau

J'écris le blues indélébile Ca me paraît moins difficile De dire à tous plutôt qu'à un Et d'avoir le mot de la fin

Il faut qu'elle soit partie déjà Pour écrire "ne me quitte pas" Qu'ils ne vivent plus sous le même toit Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va

On n'écrit pas la chance qu'on a Pas de chanson d'amour quand on en a Voilà pourquoi, mon amour Je n'écris rien Sur toi Rassure-toi

Reçu de C ce matin.

Elle considérait que son amour à elle était au dessus de tout reproche, mais que son amour à lui était une simple condescendance.

J'ai rangé ma chambre hier soir, triant les choses essentielles à emporter "chez moi" et j'ai retrouvé cette phrase notée sur un papier. Ce n'est pas de moi, c'est de Kundera dans l'insoutenable légèreté de l'être. Il y a dans ce livre beaucoup d'aspects interressants. Moi je me suis attachée dès le debut au personnage de Tereza. Je trouvais que je lui ressemblais. Elle est à la fois idéaliste et extrêmement lucide. Elle sait dès leur première rencontre qu'elle aimera Tomas le plus longtemps possible, qu'elle ne pourra le laisser que s'il l'y pousse. Elle est trop timide, trop peu assurée. Elle l'aime sans faille, sans doute, mais elle souffre car elle n'arrive pas à croire que quelqu'un, et que Tomas en particulier, puisse l'aimer aussi. Pourtant l'amour de Tomas est sincère et résiste là où d'autres, peut-être, se lasseraient. Je suis comme Tereza. J'ai noté cette phrase avant d'être avec toi, je l'ai vue différemment en la retrouvant hier soir. Je crois que je ne l'avais pas vraiment comprise avant.
C'est pour ça que j'ai peur de te perdre dès que se profile l'ombre d'une concurrente. C'est pour ça que j'ai peur aussi de te montrer que je t'aime.

J'ai lu ton blog parce que j'en avais assez d'avoir peur. Je me suis dit qu'il me rassurerait, que je pourrais ensuite revenir vers toi en souriant, arrêter de te parler de Lisa, et égoïstement me sentir mieux quand arriverait son prochain coup de fil.

J'ai pleuré un peu, beaucoup en fait. Je ne savais pas quoi faire. Je n'étais pas sûre d'arriver à te cacher ce que j'avais lu une fois rentrée à Paris. [...]

jeudi 25 septembre 2003

Avec C nous avons regardé Fantasia 2000 hier. Je le connais presque par coeur mais elle ne l'a pas vu. J'avais vu le précédent lors de sa re-sortie en salle, il y a une dizaine d'années. Le baleineau m'ennuie un peu, d'autres numéros m'émerveillent toujours, je ris encore sur Steve Martin.
Vient Elgar, Pumps & Circumstances, et l'histoire de Donald et Daisy qui donnent un coup de main à un Noé peu présent sur une arche magnifique. Je ris comme un gamin sur les pitreries de Donald, je pleure comme une fillette sur leurs retrouvailles à la fin. Croire quelqu'un perdu, le retrouver...
* soupir *
Chouette soirée avec Lisa. Du temps pour discuter, pas assez parce que je suis beaucoup moins prolixe en vrai qu'avec un clavier. En tout cas quand c'est important. Je n'ai pas passé la nuit là-bas; ça n'était pas arrivé depuis très longtemps. Elle m'a raccompagné à la gare; ça non plus. J'ai couru pour attraper le dernier train pour Gare du Nord, je me suis cogné la tête sur la barre de fer au-dessus des portillons. On est moins ridicule quand on achète un ticket. Moi sur le palier du wagon, elle loin dans la rue qui remonte vers chez elle, nous nous sommes fait coucou dans le noir.
J'ai tenté de la convaincre, tout la soirée durant, de continuer à me voir, parce qu'elle ne veut plus. J'ai envie de la revoir encore. Echafaude de drôles de théories pour expliquer comment je fonctionne, au restaurant qu'elle m'offre, en partie pour ne pas cuisiner chez elle.
C'est un puits d'émotions permanentes, positives, à chaque coin de rue. Marchons jusqu'au resto et c'est un anniversaire quelques années auparavant. Une porte de RER et c'est son sempiternel reproche d'une déclaration à l'emporte pièce à une autre qu'elle. Elle me raccompagne à la gare est c'est une nuit, des larmes, à Asnières, il y a 6 ans, à une poignée de semaines près.
Pour tout ça, je ne peux pas renoncer à elle. Pas quand je suis convaincu qu'il nous reste tant à vivre, d'autres larmes à ravaler, d'autres méfaits à pardonner, d'autres souvenirs à créer. Je dois encore l'emmener à New York, c'est avec elle que je veux voir l'Égypte, je dois encore lui rendre tout ce qu'elle m'a donné.
Ça y est, les filles ont un appartement à mi-chemin entre chez moi et la ligne de métro qui les emmènera à la fac le 6 octobre et les jours de non-flemme suivant. Il doit être sensiblement à la même distance que l'appart de la fog, mais résolument dans la direction opposée, au pied d'un escalier qui mène à Montmartre...
L'appartement est bizarre : tout neuf, carrelage, porte avec arc roman, halogènes incrustées dans le plafond, grand frigo, salle de bain immense... qui sert de deuxième chambre. Après enquête, et confidences du propriétaire cordon bleu, qui est paternaliste dans le bon sens du terme ("appelez-moi pour le moindre problème, je serai un père pour vous", etc.), c'est sur les recommendations de sa fille que l'appart à été remis à neuf. Elle a passé trop de temps aux Etats-Unis, apparemment.
Le proprio a même avoué avoir donné l'appart aux filles, sans regarder les nombreux dossiers concurrents, parce que C a la même voix que sa fille au téléphone. Au grand soulagement de C, Misao a été volontaire pour prendre la salle de bain. On verra à l'usage, je souhaite mine de rien du courage à C pour la supporter au jour le jour. L'expérience de Lisa est encore plus grande que la mienne en matière de collocation, mais nous en sommes arrivés à la même conclusion : mieux vaut vivre seul qu'accompagné par une pouffe enceinte ou un steward coincé...
Real Life Comics, j'adore, mais ça me saoulait d'avoir à fouiller les archives au hasard pour lire une page que je n'avais pas lue.
Alors c'est mal, mais j'ai écrit un script qui contourne la protection de l'auteur, affiche tous les comics depuis l'origine sur une même page, et tout sauvé sur mon disque dur. 1031 strips de 4 ou 6 cases.
Finalement j'ai rendu service à sa bande passante, non ?

mardi 23 septembre 2003

J'aurais bien offert un verre à mon 20 000è visiteur, voire un cadeau, un bisou, 100 balles et un mars, mais ce 20 000è visiteur, c'est moi, donc yay me!
Ça y est, je suis enfin inscrit chez Adia. J'ai dû leur avouer que malgré leur campagne d'affichage pour le moins aggressive, je n'avais lu aucune de leurs affiches jusqu'au bout...
Je suis assis dans le noir avec un ordinateur, ma partenaire dort à côté.
Ça devient une habitude.
Je vais voir Lisa demain, pour pouvoir récupérer mon appareil photo, et aussi parce que je ne l'ai pas vue depuis très longtemps, et que ça me manque. Et plus ça me manque, et plus nos coups de fils sont longs, et plus C souligne qu'elle pourrait m'en vouloir ou se faire des idées... Et c'est vrai que dans ses docks, je serais autrement plus désagréable.

Lisa n'a pas tellement envie de me voir lorsque je suis avec quelqu'un, tout particulièrement au début d'une relation, parce que dans ces moments-là je sais être tout feux tout flammes, et donc un peu pénible pour mon entourage célibataire. Mais là la situation est inédite, parce que depuis deux ans mes relations étaient courtes ou inexistantes et j'étais paradoxalement plus exalté que je ne le suis aujourd'hui. Le contraste doit être palpable aussi pour vous, lecteurs, j'aurais du mal à gagner un blog d'or avec mes dithyrambes sur C. Même si c'est en grande partie en réaction à l'histoire de la fog, je ne sais pas si j'aurais pu, si je pourrais être lyrique aujourd'hui. Lisa a donc l'impression d'une relation tiède avec C, et je suis bien en mal de la contredire, pour des tas de raisons (C est à côté quand je parle à Lisa au téléphone, je n'ai pas envie de la contredire pour ne pas lui faire de mal avec ma relation, etc.).
Par exemple, aucun de nous deux n'a jamais dit "je t'aime" à l'autre; comme le souligne Lisa j'ai souvent été prompt à le dégainer sans raison, et du coup je fais attention au début d'une relation. Mais maintenant, cinq mois après, n'est-ce pas trop tard ? Ou faut-il une occasion spéciale ? Et puis comment être le premier ? Si l'autre n'a rien dit, il a peut-être une raison très valable ? (la mauvaise haleine du partenaire, un mariage arrangé en Indes, des squelettes dans le placard - au sens propre, etc.) Est-ce que ça veut dire qu'on ne s'aime pas ? Est-ce à dire que je l'aime moins que la douzaine de personnes qui l'ont déjà entendu de mes lèvres ? Assurément pas.

Il n'y a pas de but à ce post, pas de ligne directrice, pas de plan, pas de conclusion. je ne sais pas où je veux en venir, ni ce que je dois en faire, ni ce que je dois faire. Que C ne tombe pas dessus, ce sera déjà bien. C a l'adresse et elle ne lit pas, c'est à mettre à son crédit. Ou a son débit, du point de vue de Lisa.
Il est bien tard pour ce genre de prise de tête, je m'en vais déshabiller et mettre au lit C, qui s'est endormie devant les bonus du Silence des Agneaux.

Discussion à propos de la scène de ce matin avec une amie photographe (souvenez-vous, je pose, voir les archives).
"C'est normal d'être gêné, j'ai mis huit mois à reparler à mon ex. C'est aussi moi qui l'avait quitté.
-Je me sens coupable.
-Mais regarde, ça a été positif, tu est heureux maintenant, apparemment elle aussi.
-Je sais que ça a été une bonne chose, je ne regrette pas.
soupir soulagé de C qui ne dit rien
-Mais ça ne m'empêchera pas de me sentir coupable toute ma vie.
-Toute ta vie ?
-Je me connais."

Elle est venue pour me donner des clichés que j'avais oublié. Sentiment étrange que de se voir nu au milieu de gens dont on ne se souvient pas. Être nu avec des gens qu'on ne connait pas, ça semble courant chez les blogueurs, mais le voir après n'est peut-être pas si fréquent... Elle soulève un point dont elle a discuté avec un autre modèle :
"C'est quoi, l'intimité, pour toi ? Tu poses nu, alors c'est sûrement différent des autres, tu as du te poser la question ?
-Pas vraiment. Je me suis posé la question de la pudeur, mais l'intimité... Je me montre en photos, j'écris sur le net... L'intimité, c'est ce que je n'écris pas.
C participe un peu :
-Et qu'est-ce que tu n'écris pas ?
-C'est compliqué. Ce sont les choses que je n'aime pas chez moi, les choses que je ne m'exprime pas forcément, parce que je n'aime pas les penser.
-C'est pour ça que tu avais ouvert l'autre blog ?
-C'était le but, pouvoir aller jusqu'au bout. Le fait d'avoir à les écrire m'aurait forcé à les penser jusqu'au bout. Une espèce de thérapie. La franchise totale.
-Tu vas les remettre en ligne ?
-Peut-être, sur Yarrow, quand j'en aurai le courage."

Plus tard dans la journée, C :
"C'est pas juste, je ne peux pas lire ce que tu écris, et je ne peux pas savoir ce que tu n'écris pas...
-Personne ne sait ce que je n'écris pas. C'est mon intimité :p"

Maintenant qu'elle en parle, ça me revient : "Quand on a besoin de remplir le frigo..." C'est très juste.
Et je m'insurge, je viens tout le temps ici... C'est le supermarché le plus proche; Ed, à deux pas, ne propose que deux parfums de glaces. Mais elle a proposé le Franprix un poil plus loin, qui livre gratuitement au delà d'un ecrtain seuil, c'est peut-être aussi pour lui dégager les allées de "son" Monop'... Je lui dois bien ça.

lundi 22 septembre 2003

Exercice difficile que d'écrire sur une rencontre de blogueurs, moment redouté quand le post sera lu...

Courses ce matin (enfin, à midi) avec C au Monoprix de Marx Dormoy. Grandes courses, même, avec le diable pour une fois prévu. Nous avions déjà réuni trois paniers de victuailles, douze litres de lait, quantité de cochonneries anti-diététiques pour compenser les Special K; C est parti chercher des choses un peu plus consistantes et je me dirige vers les liquides lorsque j'aperçois la fille aux gants et un grand garçon aux cheveux longs. Je suis surpris de la savoir déjà revenue de vacances, et décide de ne pas leur sauter dessus tout de suite. Réfugié dans les sodas, je me demande quoi faire. L'éviter, pourquoi ? L'aborder, que dire ? Lui présenter C, comment ? Je détache ses clés qui sont encore sur mon trousseau (en fait elles constituent l'essentiel de mon trousseau, il n'y reste qu'un petit porte-clé bleu et la clé de ma porte) et attrape une bouteille de Coca Cola. Je me glisse entre eux, les clés en avant.
"Mais qu'est-ce que tu fais là ?"
La question, étrange lorsqu'elle est posée devant un étalage de viandes en barquette, me fait sourire. Je montre ma bouteille d'un air gêné, montre les paniers à deux pas. Il ne dit rien, jusqu'au bout.
Elle me raconte brièvement ses vacances, son bronzage, me montre ses bras et son ventre, me rappelle ma dette, qu'elle met en relation avec mon coffret Beatles. Je n'aurais jamais pu l'acheter, il a été offert par Amazon. Je suis tendu, ma gorge est sèche, ma voix tremble, le néon "coupable" clignote au dessus de ma tête. Je voudrais me retirer doucement, commence à tourner les talons mais C m'a rejoint.
Je fais les présentations, rapide, il serait hors de propos de penser que ces deux jeunes filles ont beaucoup à se dire... Nous prenons nos paniers et nous dirigeons vers la caisse la plus proche, en ligne droite, au bout du rayon. État second.
Nous attendons notre tour et C me prend la main. J'essaie de penser à autre chose. En vain. Je reconnais son rire quelques rayons plus loin, ma paranoïa tourne à plein régime. Nos denrées avancent sur le tapis. Je déplie le diable, m'apprête à y poser les deux packs de lait et elle est derrière moi, à ma gauche, je ne la vois pas mais je sais qu'elle est là.
"Devant toi, c'est la gagnante de Koh Lanta."
Je cherche un peu ce qu'elle veut dire par là, vu que devant moi, la caissière affiche une bonne cinquantaine et n'aurait pas survécu sur l'île. Je regarde un peu autour. Elle me pointe la fille en vert, de dos à la caisse d'à côté. C'est effectivement une des deux gagnantes. La fille aux gants part en riant. Soulagé, j'ai le sourire aux lèvres. Je suis content qu'elle soit revenue. C est interloquée; je lui montre la célébrité du jour. Ce n'est pas Jodie Foster, mais elle a mérité son post.

Et si je l'ai reconnue c'est que la seule fois où j'ai vu cette émission, c'est avec ma petite soeur, chez mes parents, le soir de la finale. Et je ne sais même pas pourquoi je me justifie. D'ailleurs je n'ai même pas la télévision. Et j'aimerais bien que les gens de la redevance aient le même avis que moi sur la question.
J'ai voulu aller sur le site de l'émission, pour mettre son nom ou sa photo, mais arrivé là-bas j'ai été incapable de la reconnaître. C'était une blonde vulgaire, mais laquelle ?

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vendredi 19 septembre 2003

J'ai déjà dû mentionner Kochonland quelque part, qui permet d'élever son cochon virtuel, le voir grandir, lui donner à manger le grain de son champ, etc. Si cette activité inutile vous plait, vous aimerez Moutonking, où le principe est le même, bravo l'inventivité, mais avec les moutons. Les combats de béliers et la laine en plus.

Apple Expo

Un après-midi vraiment rentable à Apple Expo aurait été de gagner un G5 ou un iPod à un tirage au sort, une souris sans fil voire un pin's...

si même les souris sans fil maintenant...

Mais trois heures de formation sur un beau G5 tout neuf, sur Final Cut Pro, DVD Studio Pro et Logic Platinum, c'est déjà pas mal, vraiment intéressant, et ça donne des idées pour trouver d'autres logiciels sur le net...

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jeudi 18 septembre 2003

Via Nacara (post du 20 août 2003) : une belle diatribe contre l'homéopathie, qui donne de bonnes armes pour un dîner en société. Voir aussi (grâce à ses bookmarks) cet article, très détaillé.
Sentiment étrange que de voir défiler les données traitées par le petit programme SETI...
Me revoilà deux années en arrière, dans mon studio-cocon de la rue René Boulanger (qui donne sur la place de la République, pour nos amis d'outre-périphérique), à passer de longues nuits à regarder des épisodes de séries, des films, à écouter de la musique joyeuse (le premier album de Coldplay, Kathryn Williams, que sais-je encore), pour tenter, en vain, d'oublier ma vie...
C'est étrange de ressentir de la nostalgie pour des moments pareils; l'endroit en tant que tel n'existe plus, l'appartement, qui était lambrissé très sombre, a été peint en blanc à mon départ, il n'y a plus de moquette, et mes tonnes de livres et de meubles ne sont plus là; mais je donnerais cher pour un instant là-bas.
Ce n'est pas du matraquage, mais je suis impressionné par NouS et son millième bloc de résultats pour le projet SETI.

Le but de SETI est d'utiliser les processeurs du monde à calculer de possibles bizarreries dans les signaux captés par des radiotéléscopes, permettant ainsi d'attendre des temps de calculs impossibles avec une seule machine, si grosse soit elle, et à terme de trouver enfin des voisins intelligents dans l'univers.

Ça fait drôle d'entendre de nouveau parler de ça, j'avais été assez actif a une époque (avant quelques déménagements), ayant renvoyé 186 blocs de résultats avant de planter un jour sans jamais réinstaller le module de calcul. Allez je m'y remets.

garglUn vieux bon d'achat traînait depuis des lustres à mon nom chez Amazon, il m'a permis de faire s'envoler un peu la frustration de n'avoir pas un brouzouf vaillant depuis quelques mois : je me suis offert le coffret Anthology des Beatles en DVD. C'est un vieux rêve, depuis la sortie en VHS, ça recouvre tout ce qu'on trouve sur les CD du même nom (que d'ailleurs je n'ai pas) mais ça va plus loin, et avec l'image en plus... Aah, très content.
Dommage, NouS sont repartis trop tôt d'Apple Expo, je n'ai pas pu les saluer en vrai... Partie remise.
Sur les bancs inconfortables de la gare d'Austerlitz, avec C, j'attends le train en retard de Misao qui revient à Paris. L'affiche des Francophonies en Limousin nous interpelle, notamment parce qu'elle a d'obscur : "J'aimerais bien venir en France, mais parfois non !" Le festival traite-t-il de rejet de l'étranger, de racisme, ou silmplement de musique, comme le laisse penser le répondeur au numéro en bas de l'affiche, qui tient à me faire patienter en compagnie d'un groupe des Antilles.

Je fais un apparté en ce qui concerne la musique au téléphone : si je veux écouter de la musique, j'ai la radio, des CDs, des MP3s et les djembés des voisins, le tout dans une très bonne qualité sonore. Je n'ai pas besoin de composer un numéro, et de me gauffrer du Bowie qui grésille quand je veux parler (Starman) à France Telecom ou (China Girl) à Misao. Une minute de forfait juste sur la musique AVANT le bip, ça ne laisse pas envie d'en laisser une deuxième après.

Bref, il y a un second numéro de téléphone, petit et vertical, sur cette affiche : c'est celui de l'agence, Laumier Communicants. La personne au bout du fil semble surprise et amusée de recevoir un coup de fil, je dois être le premier doux dingue à me poser la question ET à avoir du temps à perdre (20 minutes de retard, son train, tout de même). Monsieur Laumier en personne m'explique que la communication du festival s'oriente toujours vers ce type de provocation. La phrase est du poète Jean Sénac assassiné le 30 août 1973 à Alger, et illustre ce qu'on soupçonnait, le mauvais accueil parfois/souvent réservé aux gens sur notre sol. Les années précédente, raconte-t-il, les affiches étaient plus explicites, montrant quelques Noirs regarder par la serrure d'une porte marquée "Entrée Libre" - manifestement pas pour tout le monde. Encore avant, un bon père blanc sur une chaise à porteur, c'est la civilisation qui avance.

Le créateur me parle alors de la technique employée pour le visuel, une photo noir et blanc colorisée dans Photoshop, passée dans Illustrator, superposée à l'original avec un fondu de couleurs. Bref, un bon accueil (et je n'ai pas de billes dans l'affaire).

Il semble (et c'est moi qui enquète et plus M. Laumier qui parle) que l'actuel président du festival, Jean-Marie Borzeix (conseiller du président de la République, chargé de la Francophonie et des actions extérieures à la BNF) soit un tantinet plus consensuel que le précédent, Robert Abirached (professeur, directeur du département des Arts et Spectacles à Paris X), et ça ne me surprend pas tellement...

Bon, après examen de mes relevés de compte épars, il semble que je doive effectivement beaucoup d'argent à l'État... Avant toute chose, il va falloir implorer qu'ils lèvent la saisie sur mon compte, sinon j'ai beau essayer de rajouter de l'argent de temps en temps, ça ne sert pas à grand chose... Normalement avec les attestations assedic ça suffit à les émouvoir... Reste à les retrouver.

mercredi 17 septembre 2003

Via NouS, le blog de Steve Jobs.

mardi 16 septembre 2003

Levé à 8 heures pour le Keynote, je suis rincé bien avant l'heure habituelle... Je regarde le premier harry Potter avec C, qui le redécouvre (elle vient de finir le 3 en français, et dévore le 6è chapitre de ma version anglaise adulte du 4). C'est dingue de connaître une histoire/un film à ce point, c'est comme pour Cyrano de Bergerac, je peux dire "là il manque une phrase", "ici elle meurt trop tôt", etc...
no life
Trois appartements plaisent à C et Misao, mais l'un, qui était en attente de décision du propriétaire, a été quasi planté par le père de cette dernière, tandis que le second est décrété trop cher (de 100 €) par le même et le troisième est jugé trop petit... J'enrage un peu, les filles sont molles et attendent toutes les deux que l'autre prenne une décision, et leurs parents sabotent le reste entre autre en n'envoyant pas les papiers du dossier de candidature...
On se sent aidé, je vous jure...
J'emprunte ensuite une navette gratuite jusqu'à la Porte de Versailles. L'ambiance de ce salon est toujours la même, ressemble beaucoup à tous les autres salons que j'ai hantés (MICAD, SATIS, IBC...) en étant toujours un peu plus cool, un peu plus souriant que les autres. À l'image de mon voisin de Keynote, les gens vont spontanément vers les autres, traduisent, s'aident et se tapent dans le dos. Surprenant. C me rejoint, se perd. Je la retrouve, nous parcourons les allées, regardons les nouvelles versions de DVD Studio, et Final Cut, découvrons Logic Platinum et Soundtrack. Je bave sur le "One more thing" de Steve Jobs, la souris sans fil Bluetooth à 79 €, qui ne sera dispo que dans 2 semaines. Mais aurai-je plus de fonds dans 2 semaines ?
Apple Expo
Mon premier Keynote, je suis tout ému d'être dans la salle, même si le Palais des Congrès n'est pas vraiment intime, ils ont réussi à en faire un joli écrin pour la conférence d'ouverture, toute de tenture violette et de pommes brillantes. Steve Jobs est aussi bon que je l'avais lu, moins drôle que l'an dernier, mais le sujet de cette année - le G5 et Panther - est plus pointu qu'iLife. Un gros homme aimable discute avec moi spontanément avant la conférence, parle de tout et de rien, des ordinateurs de sa femme, des virus de la préhistoire des Macs, de son attente d'une annonce pour un Music Store français qui ne viendra pas.

lundi 15 septembre 2003

Elle ne répond pas à mes mails, et m'enlève de ses liens... J'imagine qu'elle ne me lit plus non plus.
J'ai dû faire un truc. Mal, je veux dire. J'avais pas oublié son anniversaire, j'ai jamais marché sur ses New Rocks, j'ai jamais dit du mal d'elle, et quand j'ai rêvé d'elle j'en ai parlé à personne...
Alors, quid ?
écrit il y a une bonne semaine aussi

Nous sommes dans une maison de vacances où les meubles et les portes sont en bois, faits main par le maître de céans. Pas très doué, les portes ferment mal et se cognent entre elles, ou ne s'ouvrent pas à cause du dénivelé du couloir. Les coussins et les rideaux sont oranges, les volets tirés. Les toilettes sont bien cachées, mais pratiques, se sont de vraies urinoirs.
Nous sommes nombreux à table, dehors avec mon père.
Un bruit dans la rue, c'est un nain dans une deux chevaux miniature. Il se gare en face, la porte du garage grande ouverte, à côté d'une deux chevaux strictement identique (le modèle bicolore bordeaux) mais de taille normale. Je le vois passer d'une portière à l'autre, et sortir de la grande, lui aussi de taille normale (j'ai le droit de dire normal pour un type qui n'est pas un nain ?).

Je cours après mon chat, ou plutôt j'essaie de l'enfermer dans une maison pleine d'ouvertures, de recoins, de bordel et de communications entre les pièces, comme le premier étage chez C.
Nous regroupons nos bagages avec C, nous chargeons dans la voiture d'une fille hilare qui conduit super mal. Ce doit être une amie de C, je ne la connais pas. Elle mange les trottoirs, passe à travers les fourrés, tape des parcmètres et des poubelles. C'est Midtown Madness dans une Citroën BX. Je la supplie de s'arrêter à chaque précipice où je vois la mort au tournant. Finalement je freine d'autorité en tirant le frein à main de ma place arrière, nous finissons notre course folle sur une trottoir.
Je conduis. Ça va mieux (ceux qui sont montés avec moi savent que je peux être aussi dangereux qu'elle). Nous prenons un gars en stop. Assez hirsute, mais je n'ai pas le coeur de le laisser seul sur une route de montagne.
Il me menace avec une fourchette. Je suis arrêté, nous nous battons. Je prends le dessus en pliant la fourchette vers son poignet, je replie sa main sur la fourchette, le somme de partir et ne plus revenir. Nous sommes sur une grande place d'un village de Provence, à flanc de montagne, en contrebas on voit une ville, dense, moderne. Nous remettons en place les bagages bousculés par la bagarre, mais je ne suis pas tranquille et guette le retour du connard.
C'est alors que j'entends des cris.
Un avion à réaction genre Boeing quadriréacteur vient d'en perdre un. On ne le voit pas, mais on distingue la fumée noire et rouge dans sa traîne.Je sens qu'il va s'écraser, je regarde instinctivement la ville en contrebas.
Un F117 furtif est bien trop gros et bien trop net pour être vrai, et pourtant il est en train de descendre au ralenti vers les immeubles, c'est juste qu'il était trop proche. Il rase tout sur son passage.
Je crie de fermer les yeux à la cantonade, l'explosion nucléaire n'est pas montée jusqu'à nous. je pense déjà aux radiations, à notre statut de survivants et de témoins, lorsqu'un second F117 plus gros encore se dirige droit sur nous, ou plutôt quelques centaines de mètres devant nous, dans un piqué à 45 degrés. je vois au ralenti l'impact, l'explosion, la ligne de feu circulaire avancer vers moi, je m'attends à être brûlé vif, et finalement la combustion semble instantanée je ne sens rien. Je pensais ne plus avoir de conscience non plus, réduit à l'état de poussière, mais je me sens basculer en avant sous le souffle de l'explosion. Je peux voir alors les morts s'adresser aux vivants pour transmettre des messages à leurs proches. La communication est difficile, tout le monde crie pour se faire entendre, épelle même les mots les plus simples. J'essaie de faire demander pardon à mon père, parce que je ne suis pas allé le voir depuis des mois.
Et là le générique de la série télé commence c'est un spin off d'une série historique qui parle de voyage dans le temps, genre Sliders. Le programme suivant est une série/jeu interactif. Je dirige un beau chat angora blanc sur des cases, mais c'est dur parce que la télécommande répond manifestement assez mal. En plus apparemment je ne vise pas les bons items. Une fille aux cheveux longs, noirs et bouclés prend alors la main pour nous montrer, à moi et à Milie, comment on joue. Elle fait choper une télécommande par le chat, une jolie petite télécommande Philips verte avec des boutons blancs. Le chat semble ravi, s'excite dessus a priori pour allumer une télé, mais sait-on jamais ce qui se passe dans les fantasmes d'un chat.

alors, c'est grave docteur ?

La maison de bricoleur c'est un peu chez C, chez mon père, chez les parents de mon beau-père, chez les parents de Polyandre (ces deux derniers pour le bon goût surtout) et d'autres encore.
La petite brune, c'est un mélange entre la preneuse de son de Radio France croisée dans le bus hier, de Lilou, et de Lior, une copine de copine de Misao.
L'attaque, c'est l'anniversaire du 11 septembre.
Le chat angora, c'est la visite au magasin de manga avant-hier.
La petite télécommande verte était chez Manu, une copine de C, il y a trois jours.
La fille qui conduit mal, c'est notre périple à l'île de Ré, probablement.
Pour mon chat vous savez.
Pour mon père c'est vrai, je me sens coupable quotidiennement.

écrit il y a une bonne semaine

C'est terrible d'entrer dans un lieu où on espère trouver une personne, d'y voir dans l'ombre quelqu'un qui lui ressemble mais qui ne vous connaît pas... Je me suis senti rejeté par cette personne inconnue qui m'a regarder sans me voir, et ce n'est que plus tard, en constatant sur les photos de la Flashmob que Flaoua était habillée différemment ce jour-là, que je me suis senti mieux.
Pas de réponse à mes mails, il faudrait que je l'appelle.

Back onliiiiine!

jeudi 11 septembre 2003

La fille aux gants m'appelle alors que je veux le faire depuis quelques jours deja, pour son anniversaire et lui rendre deux ou troix trucs; un poster du Rocky Horror Picture Show, Animal Farm d'Orwell, et ses cles... ce qui devient urgent si elle demenage.
En fait mon idee premiere etait de lui deposer un paquet sur le pas de son huitieme etage le jour de son anniversaire, mais le fait d'y mettre des cles et de l'argent m'a freine...

Libellés :

J'ai passe l'apres-midi a chercher un appartement pour C et Misao, qui sont prises toutes les deux a Paris 8 Saint Denis dans la filiere de leur choix. C'est le 4e que je cherche en deux ans, et avec l'experience tout va de plus en plus vite, ou est-ce que la mauvaise conjoncture n'est qu'un effet de presse ? Toujours est-il que sur les 7 rendez-vous decroches entre demain et samedi, elles pourraient bien trouver leur bonheur.
Contrairement a ce qu'annoncait un des commentateurs de mes deboires financiers (voir plus bas), ca c'est regularise d'une drole de facon. Je m'explique : lorsque la ligne telephonique est restreinte par France Telecom, l'abonnement coute le meme prix, contrairement a la croyance populaire, et l'ADSL de Wanadoo fonctionne encore; lorsque FT decide que ca suffit et resilie la ligne, non seulement l'ADSL est coupee, mais ils retirent la broche (ne me demandez pas ce que ca signifie), et une fois la ligne retablie (par la grace de cinq coup de fils dont deux a ma banque, pour pleurer une autorisation de decouvert plus importante), il faut attendre de 3 a 8 jours qu'ils replacent cette satanee broche pour recevoir mes mails, et, enfin, ecrire.
Du coup c'est hors ligne que j'exprime ma frustration, en ecrivant un peu (bientot), et aussi en affrontant le projet monumental de trier et mettre mes photos en classeurs. Mes photos, c'est une caisse pleine d'APS plus ou moins en vrac, pour la periode recente (de 1998 a 2002) et de vieux albums pour les photos anterieurs. Le numerique me sauve de cette tache dantesque pour les 4000 cliches pris depuis la fin de l'annee 2002. J' ai bien avance, j'ai tout trie, et mis en classeur les photos de l'origine (soit 1983, ma mere gardant jalousement les archives avant cette date) jusqu'au CM2, soit 1988.
Si les pelletees de negatifs plus ou moins inconnus sont reconnaissables avec une lampe et une loupe, voire avec le scanner pour les plus recalcitrants, il en va autrement des des cartouches APS sans indications autres qu'un numero a 6 chiffres...
Et je crains d'avoir egare les photos des concerts de R.E.M. et NIN et 1998 et 1999... Et je cede pour une somme modique un jeu de doubles du concert de Radiohead a Londres le 24 septembre 2000 (3 pellicules, mine de rien).

Desole, encore une fois, du clavier QWERTY, il faudra m'expliquer ce snobisme des informaticiens qui ne peuvent pas taper comme tout le monde...

jeudi 4 septembre 2003

Hier j'ai raté la flashmob de peu, arrivant sur le point de rendez-vous, tout seul avec mon parapluie, après la bataille. J'y rencontrai Gvgvsse au sourire si doux, qui put me raconter la ronde et le chant que tout le monde connait.
hakamaEt puis j'ai rejoint sur le parvis de Notre Dame C et Misao, cette dernière en chasse perpétuelle d'un jeune Japonais qui l'emporterait en poney loin du Ponant.
Nous sommes allés chez Amarino, qui fait et vend les meilleures glaces au monde (si). Yahourt, crème, marron glacé, pamplemousse, pêche, nous nous en sommes donnés à coeur joie. Nous avons pris à la fois notre temps et la route du retour vers chez moi. Le pas vif dans son hakama, Misao a déjà traversé la rue. Je m'arrête brusquement, bloquant C par le bras, je m'étouffe.
Elle passe en jeans et t-shirt, un sac à dos noir sur une épaule, une enveloppe matelassée sous le bras. Surpris de ne pas voir des gardes du corps partout, je lui emboîte le pas pour m'assurer de ne pas juste me tromper comme ça m'arrive parfois (je ne suis pas super physionomiste). L'air effaré qui se lit sur les gens qu'elle croise me confirme que c'est elle. Nous allons arriver sur le pont, je prends ma timidité à deux mains.
"Excusez-moi, puis-je vous demander un autographe ?
- Je suis désolée, je n'en signe jamais dans la rue, sinon ça peut devenir embarrassant.
- Je comprends.
- Mais merci.
- Au revoir.
- Bonne journée."
Je m'éloigne sans me retourner, suivi par les filles.
Elle entre chez Berthillon.
Pile à l'endroit où C et moi avons croisé Edouard Baer il y a bien longtemps, Jodie Foster m'a parlé, en me regardant droit dans les yeux, avec cette petite moue quand elle relève un coin seulement de sa bouche. Elle m'a parlé à moi.
1. évidemment mon appareil photo est toujours chez Lisa;
2. où est Chirac quand on a besoin de lui ?

mercredi 3 septembre 2003

Je ne suis pas habitué à ce qu'une relation se passe sans accrocs, et je dois dire qu'avec C je suis perplexe. Elle est attentive, patiente, bordélique mais moins que moi, calme et bon public. Jamais un mot plus haut que l'autre, elle s'excuse de se ronger les ongles, ne prend une décision que si on l'y force, veut bien goûter ou tester tout ce qui passe.
Alors vous me poserez la question - comme Lisa l'a fait tout à l'heure : "Mais tu te fais pas chier ?" Ben je ne crois pas. En tout cas c'est loin d'être un soucis pour moi. Dans le climat d'incertitude qui m'habite, je suis content de savoir qu'elle ne sera pas un bâton dans une roue.

mardi 2 septembre 2003

Tenez, lisez ça. C'est très joli. Rien à voir avec mon présent, mais j'y retrouve de mon passé.
J'étais chez C, à côté de Brive, où j'avais amené mon chat. Elle (mon chat) est venu visiter la chambre la veille de notre départ pour Paris, a reniflé les sacs, la cage dans laquelle elle voyage, et puis elle est sorti.
Le lendemain matin, nous sommes fin prêts pour notre train à 9 heures. Pas de chat. Je décide de l'attendre, fait décaler les billets de train. Midi, pas de chat. La mort dans l'âme, je confie la bestiole, ou du moins ses effets personnels, aux parents de C, et nous prenons le train de 14h39.
La coquine a attendu le retour de la voiture qui nous aconduit à la gare pour se montrer. Elle voulait prolonger ses vacances, apparemment se frotter aux minous du coin, et continuer d'attraper les papillons.

Elle me manque, maintenant, c'est malin. Je ne sais pas quand je la récupère. Il parait qu'elle me cherche partout.

Je ferais bien quelque chose de constructif, mais Flashmob tout à l'heure...
Mon téléphone fixe est coupé. De manière assez surprenante, l'ADSL fonctionne toujours. L'assurance du prêt de mon appartement a menacé de résilier mon contrat, et par là-même à poussé ma banque à exiger l'intégralité du montant du prêt. Le syndic de mon immeuble parle d'avertir leur avocat si je ne paie pas je ne sais quelles charges et factures. Le Trésor Public me réclame un impôt que je suis sûr d'avoir déjà payé l'an dernier, et pour ce faire saisit mon compte bancaire. Mes comptes bancaires, livret jeune compris. L'électricité saute tous les jours de manière aléatoire, mais je ne pense pas que ce soit de la faute d'EDF, plutôt de mon frigo qui surchauffe. Hier soir, la vodka a gelé.

Il est temps que je fasse quelque chose à propos de cette recherche d'emploi.

Baaaack ! Ça fait longtemps... Et ça commençait à me manquer. Et je ne sais pas par où commencer.