Shivaree
Libellés : concert
Aurélien: blog, podcast, photos, etc.
Libellés : concert
Il m'a mentionné un post très intéressant de Brain Not Found sur la durée de vie des blogs (nous avons d'ailleurs passé pas mal de temps à ne pas trouver ce dit post). On y apprend qu'étant un journal intime, conçu chez Blogger et ne possédant pas de nom de domaine, Yarrow était triplement condamné à s'éteindre au bout de 4 mois et de toutes petites brouettes (avec de toutes petites roues).
Notez qu'on n'en est pas passé loin une paire de fois, à tel point que la Fleur (la vraie) a cru celle d'ici morte... Comme les vampires d'Anne Rice, pour accéder à l'immortalité, il faut parfois hiberner un peu quand la vie devient trop longue, pour pouvoir revenir plus fort, avec plus de goût pour l'existance, une existance neuve dans un monde de nouveau inconnu.
![]() ![]() |
Mes promenades forcées sur ce site lent et mal conçu (et aussi aux forums quasi désertés par le support technique, c'est une honte) m'ont quand même mené sur cette page, où on peut constater que l'iPod fait des émules...
Puisqu'ils nous y poussent par le design, autant comparer franchement, j'ai envie d'être mesquin.
|
Apple iPod contre Creative Jukebox Zen 61 x 104 x 15,8 mm contre 75 x 112,6 x 24,5 mm 176 gr contre 268 gr 40, 20 ou 10 Go de mémoire contre 30 ou 20 Go etc. |
Voilà, c'est du chauvinisme pour la secte à la pomme, mais ça fait du bien, j'avais jusque là l'impression d'avoir perdu mon temps sur l'autre site...
Maintenant je l'ai mon iPod cadeau allez allez pliiiiizzz
Libellés : Apple
J'ai été chargé par le comptable désigné ci-dessus de SAISIR VOS MEUBLES.
Vous êtes en effet redevable de la somme de 1 520,00 Euros
Ce montant correspondant à vos contributions et aux frais restés impayés à ce jour, malgré les rappels qui vous ont été faits.
A défaut de réglement au comptable, la SAISIE EFFECTIVE DE VOS BIENS MOBILIERS sera pratiquée, MEME EN VOTRE ABSENCE,
LE 06/10/2003, matin, après-midi, (8h à 12h30)
dans les conditions prévues par l'article 21 de la loi n°91-650 du 9 juillet 1991, avec, le cas échéant, l'assistance d'un serrurier et en présence du maire de la commune, d'un conseiller municipal, ou d'un fonctionnaire municipal délégué par le maire à cette fin, d'une autorité de police ou de gendarmerie, requis pour assister au déroulement des opérations ou, à défaut de deux témoins majeurs qui ne sont au service ni du créancier, ni de l'huissier.
Les frais entraînés par cette opération seront à votre charge.
PS : Le paiement d'un acompte n'interrompt pas la procédure.
Les altérations sont autant que faire se peut fidèles à l'original, il manque le coup de bic rageur autour du montant... Cette lettre, je l'ai reçu samedi, quelques jours après avoir envoyé une supplique pour un délai supplémentaire, avec en pièces jointes les preuves de mon chômage actuel. On les sent près à pleurer, là, non ?
Tout à l'heure, Matoo vient prendre un verre. Une bonne chose : le tri des posts, qui me permet de lire son blog sans les chroniques de ciné... Il parle très bien du cinéma, mais je n'aime pas lire un truc sur un film que j'ai envie de voir. Certains en disent trop. Alors dans le doute... J'écris sur ce que j'endure Les petites morts, sur les blessures J'écris ma peur Mon manque d'amour J'écris du coeur Mais c'est toujours
Sur ce que je n'ai pas pu dire Pas pu vivre, pas su retenir J'écris en vers Et contre tous C'est toujours l'enfer Qui me pousse
A jeter l'encre sur le papier La faute sur ceux qui m'ont laissée Ecrire, c'est toujours reculer L'instant où tout s'est écroulé
On n'écrit pas Sur ce qu'on aime Sur ce qui ne pose pas Problème Voilà pourquoi Je n'écris pas Sur toi Rassure-toi
J'écris sur ce qui me blesse La liste des forces qu'il me reste Mes kilomètres de vis manquée De mal en prose, de vers brisés
J'écris comme on miaule sous la lune Dans la nuit, je trempe ma plume J'écris l'abcès J'écris l'absent J'écris la pluie Pas le beau temps
J'écris ce qui ne se dit pas Sur les murs, j'écris sur les toits Ecrire, c'est toujours revenir A ceux qui nous ont fait partir
On n'écrit pas qu'on manque de rien Qu'on est heureux, que tout va bien Voilà pourquoi Je n'écris pas Sur toi Rassure-toi
J'écris quand j'ai mal aux autres Quand ma peine ressemble à la vôtre Quand le monde me fait le gros dos Je lui fais porter le chapeau
J'écris le blues indélébile Ca me paraît moins difficile De dire à tous plutôt qu'à un Et d'avoir le mot de la fin
Il faut qu'elle soit partie déjà Pour écrire "ne me quitte pas" Qu'ils ne vivent plus sous le même toit Pour qu'il vienne lui dire qu'il s'en va
On n'écrit pas la chance qu'on a Pas de chanson d'amour quand on en a Voilà pourquoi, mon amour Je n'écris rien Sur toi Rassure-toi
Elle considérait que son amour à elle était au dessus de tout reproche, mais que son amour à lui était une simple condescendance.
J'ai rangé ma chambre hier soir, triant les choses essentielles à emporter "chez moi" et j'ai retrouvé cette phrase notée sur un papier. Ce n'est pas de moi, c'est de Kundera dans l'insoutenable légèreté de l'être. Il y a dans ce livre beaucoup d'aspects interressants. Moi je me suis attachée dès le debut au personnage de Tereza. Je trouvais que je lui ressemblais. Elle est à la fois idéaliste et extrêmement lucide. Elle sait dès leur première rencontre qu'elle aimera Tomas le plus longtemps possible, qu'elle ne pourra le laisser que s'il l'y pousse. Elle est trop timide, trop peu assurée. Elle l'aime sans faille, sans doute, mais elle souffre car elle n'arrive pas à croire que quelqu'un, et que Tomas en particulier, puisse l'aimer aussi. Pourtant l'amour de Tomas est sincère et résiste là où d'autres, peut-être, se lasseraient. Je suis comme Tereza. J'ai noté cette phrase avant d'être avec toi, je l'ai vue différemment en la retrouvant hier soir. Je crois que je ne l'avais pas vraiment comprise avant.
C'est pour ça que j'ai peur de te perdre dès que se profile l'ombre d'une concurrente. C'est pour ça que j'ai peur aussi de te montrer que je t'aime.
J'ai lu ton blog parce que j'en avais assez d'avoir peur. Je me suis dit qu'il me rassurerait, que je pourrais ensuite revenir vers toi en souriant, arrêter de te parler de Lisa, et égoïstement me sentir mieux quand arriverait son prochain coup de fil.
J'ai pleuré un peu, beaucoup en fait. Je ne savais pas quoi faire. Je n'étais pas sûre d'arriver à te cacher ce que j'avais lu une fois rentrée à Paris. [...]
Lisa n'a pas tellement envie de me voir lorsque je suis avec quelqu'un, tout particulièrement au début d'une relation, parce que dans ces moments-là je sais être tout feux tout flammes, et donc un peu pénible pour mon entourage célibataire. Mais là la situation est inédite, parce que depuis deux ans mes relations étaient courtes ou inexistantes et j'étais paradoxalement plus exalté que je ne le suis aujourd'hui. Le contraste doit être palpable aussi pour vous, lecteurs, j'aurais du mal à gagner un blog d'or avec mes dithyrambes sur C. Même si c'est en grande partie en réaction à l'histoire de la fog, je ne sais pas si j'aurais pu, si je pourrais être lyrique aujourd'hui. Lisa a donc l'impression d'une relation tiède avec C, et je suis bien en mal de la contredire, pour des tas de raisons (C est à côté quand je parle à Lisa au téléphone, je n'ai pas envie de la contredire pour ne pas lui faire de mal avec ma relation, etc.).
Par exemple, aucun de nous deux n'a jamais dit "je t'aime" à l'autre; comme le souligne Lisa j'ai souvent été prompt à le dégainer sans raison, et du coup je fais attention au début d'une relation. Mais maintenant, cinq mois après, n'est-ce pas trop tard ? Ou faut-il une occasion spéciale ? Et puis comment être le premier ? Si l'autre n'a rien dit, il a peut-être une raison très valable ? (la mauvaise haleine du partenaire, un mariage arrangé en Indes, des squelettes dans le placard - au sens propre, etc.) Est-ce que ça veut dire qu'on ne s'aime pas ? Est-ce à dire que je l'aime moins que la douzaine de personnes qui l'ont déjà entendu de mes lèvres ? Assurément pas.
Il n'y a pas de but à ce post, pas de ligne directrice, pas de plan, pas de conclusion. je ne sais pas où je veux en venir, ni ce que je dois en faire, ni ce que je dois faire. Que C ne tombe pas dessus, ce sera déjà bien. C a l'adresse et elle ne lit pas, c'est à mettre à son crédit. Ou a son débit, du point de vue de Lisa.
Il est bien tard pour ce genre de prise de tête, je m'en vais déshabiller et mettre au lit C, qui s'est endormie devant les bonus du Silence des Agneaux.
Elle est venue pour me donner des clichés que j'avais oublié. Sentiment étrange que de se voir nu au milieu de gens dont on ne se souvient pas. Être nu avec des gens qu'on ne connait pas, ça semble courant chez les blogueurs, mais le voir après n'est peut-être pas si fréquent... Elle soulève un point dont elle a discuté avec un autre modèle :
"C'est quoi, l'intimité, pour toi ? Tu poses nu, alors c'est sûrement différent des autres, tu as du te poser la question ?
-Pas vraiment. Je me suis posé la question de la pudeur, mais l'intimité... Je me montre en photos, j'écris sur le net... L'intimité, c'est ce que je n'écris pas.
C participe un peu :
-Et qu'est-ce que tu n'écris pas ?
-C'est compliqué. Ce sont les choses que je n'aime pas chez moi, les choses que je ne m'exprime pas forcément, parce que je n'aime pas les penser.
-C'est pour ça que tu avais ouvert l'autre blog ?
-C'était le but, pouvoir aller jusqu'au bout. Le fait d'avoir à les écrire m'aurait forcé à les penser jusqu'au bout. Une espèce de thérapie. La franchise totale.
-Tu vas les remettre en ligne ?
-Peut-être, sur Yarrow, quand j'en aurai le courage."
Plus tard dans la journée, C :
"C'est pas juste, je ne peux pas lire ce que tu écris, et je ne peux pas savoir ce que tu n'écris pas...
-Personne ne sait ce que je n'écris pas. C'est mon intimité :p"
Courses ce matin (enfin, à midi) avec C au Monoprix de Marx Dormoy. Grandes courses, même, avec le diable pour une fois prévu. Nous avions déjà réuni trois paniers de victuailles, douze litres de lait, quantité de cochonneries anti-diététiques pour compenser les Special K; C est parti chercher des choses un peu plus consistantes et je me dirige vers les liquides lorsque j'aperçois la fille aux gants et un grand garçon aux cheveux longs. Je suis surpris de la savoir déjà revenue de vacances, et décide de ne pas leur sauter dessus tout de suite. Réfugié dans les sodas, je me demande quoi faire. L'éviter, pourquoi ? L'aborder, que dire ? Lui présenter C, comment ? Je détache ses clés qui sont encore sur mon trousseau (en fait elles constituent l'essentiel de mon trousseau, il n'y reste qu'un petit porte-clé bleu et la clé de ma porte) et attrape une bouteille de Coca Cola. Je me glisse entre eux, les clés en avant.
"Mais qu'est-ce que tu fais là ?"
La question, étrange lorsqu'elle est posée devant un étalage de viandes en barquette, me fait sourire. Je montre ma bouteille d'un air gêné, montre les paniers à deux pas. Il ne dit rien, jusqu'au bout.
Elle me raconte brièvement ses vacances, son bronzage, me montre ses bras et son ventre, me rappelle ma dette, qu'elle met en relation avec mon coffret Beatles. Je n'aurais jamais pu l'acheter, il a été offert par Amazon. Je suis tendu, ma gorge est sèche, ma voix tremble, le néon clignote au dessus de ma tête. Je voudrais me retirer doucement, commence à tourner les talons mais C m'a rejoint.
Je fais les présentations, rapide, il serait hors de propos de penser que ces deux jeunes filles ont beaucoup à se dire... Nous prenons nos paniers et nous dirigeons vers la caisse la plus proche, en ligne droite, au bout du rayon. État second.
Nous attendons notre tour et C me prend la main. J'essaie de penser à autre chose. En vain. Je reconnais son rire quelques rayons plus loin, ma paranoïa tourne à plein régime. Nos denrées avancent sur le tapis. Je déplie le diable, m'apprête à y poser les deux packs de lait et elle est derrière moi, à ma gauche, je ne la vois pas mais je sais qu'elle est là.
"Devant toi, c'est la gagnante de Koh Lanta."
Je cherche un peu ce qu'elle veut dire par là, vu que devant moi, la caissière affiche une bonne cinquantaine et n'aurait pas survécu sur l'île. Je regarde un peu autour. Elle me pointe la fille en vert, de dos à la caisse d'à côté. C'est effectivement une des deux gagnantes. La fille aux gants part en riant. Soulagé, j'ai le sourire aux lèvres. Je suis content qu'elle soit revenue. C est interloquée; je lui montre la célébrité du jour. Ce n'est pas Jodie Foster, mais elle a mérité son post.
Et si je l'ai reconnue c'est que la seule fois où j'ai vu cette émission, c'est avec ma petite soeur, chez mes parents, le soir de la finale. Et je ne sais même pas pourquoi je me justifie. D'ailleurs je n'ai même pas la télévision. Et j'aimerais bien que les gens de la redevance aient le même avis que moi sur la question.
J'ai voulu aller sur le site de l'émission, pour mettre son nom ou sa photo, mais arrivé là-bas j'ai été incapable de la reconnaître. C'était une blonde vulgaire, mais laquelle ?
Libellés : fille aux gants
si même les souris sans fil maintenant...
Mais trois heures de formation sur un beau G5 tout neuf, sur Final Cut Pro, DVD Studio Pro et Logic Platinum, c'est déjà pas mal, vraiment intéressant, et ça donne des idées pour trouver d'autres logiciels sur le net...
Libellés : Apple
Le but de SETI est d'utiliser les processeurs du monde à calculer de possibles bizarreries dans les signaux captés par des radiotéléscopes, permettant ainsi d'attendre des temps de calculs impossibles avec une seule machine, si grosse soit elle, et à terme de trouver enfin des voisins intelligents dans l'univers.
Ça fait drôle d'entendre de nouveau parler de ça, j'avais été assez actif a une époque (avant quelques déménagements), ayant renvoyé 186 blocs de résultats avant de planter un jour sans jamais réinstaller le module de calcul. Allez je m'y remets.
Un vieux bon d'achat traînait depuis des lustres à mon nom chez Amazon, il m'a permis de faire s'envoler un peu la frustration de n'avoir pas un brouzouf vaillant depuis quelques mois : je me suis offert le coffret Anthology des Beatles en DVD. C'est un vieux rêve, depuis la sortie en VHS, ça recouvre tout ce qu'on trouve sur les CD du même nom (que d'ailleurs je n'ai pas) mais ça va plus loin, et avec l'image en plus... Aah, très content.
Sur les bancs inconfortables de la gare d'Austerlitz, avec C, j'attends le train en retard de Misao qui revient à Paris. L'affiche des Francophonies en Limousin nous interpelle, notamment parce qu'elle a d'obscur : "J'aimerais bien venir en France, mais parfois non !" Le festival traite-t-il de rejet de l'étranger, de racisme, ou silmplement de musique, comme le laisse penser le répondeur au numéro en bas de l'affiche, qui tient à me faire patienter en compagnie d'un groupe des Antilles.
Je fais un apparté en ce qui concerne la musique au téléphone : si je veux écouter de la musique, j'ai la radio, des CDs, des MP3s et les djembés des voisins, le tout dans une très bonne qualité sonore. Je n'ai pas besoin de composer un numéro, et de me gauffrer du Bowie qui grésille quand je veux parler (Starman) à France Telecom ou (China Girl) à Misao. Une minute de forfait juste sur la musique AVANT le bip, ça ne laisse pas envie d'en laisser une deuxième après.
Bref, il y a un second numéro de téléphone, petit et vertical, sur cette affiche : c'est celui de l'agence, Laumier Communicants. La personne au bout du fil semble surprise et amusée de recevoir un coup de fil, je dois être le premier doux dingue à me poser la question ET à avoir du temps à perdre (20 minutes de retard, son train, tout de même). Monsieur Laumier en personne m'explique que la communication du festival s'oriente toujours vers ce type de provocation. La phrase est du poète Jean Sénac assassiné le 30 août 1973 à Alger, et illustre ce qu'on soupçonnait, le mauvais accueil parfois/souvent réservé aux gens sur notre sol. Les années précédente, raconte-t-il, les affiches étaient plus explicites, montrant quelques Noirs regarder par la serrure d'une porte marquée "Entrée Libre" - manifestement pas pour tout le monde. Encore avant, un bon père blanc sur une chaise à porteur, c'est la civilisation qui avance.
Le créateur me parle alors de la technique employée pour le visuel, une photo noir et blanc colorisée dans Photoshop, passée dans Illustrator, superposée à l'original avec un fondu de couleurs. Bref, un bon accueil (et je n'ai pas de billes dans l'affaire).
Il semble (et c'est moi qui enquète et plus M. Laumier qui parle) que l'actuel président du festival, Jean-Marie Borzeix (conseiller du président de la République, chargé de la Francophonie et des actions extérieures à la BNF) soit un tantinet plus consensuel que le précédent, Robert Abirached (professeur, directeur du département des Arts et Spectacles à Paris X), et ça ne me surprend pas tellement...
Nous sommes dans une maison de vacances où les meubles et les portes sont en bois, faits main par le maître de céans. Pas très doué, les portes ferment mal et se cognent entre elles, ou ne s'ouvrent pas à cause du dénivelé du couloir. Les coussins et les rideaux sont oranges, les volets tirés. Les toilettes sont bien cachées, mais pratiques, se sont de vraies urinoirs.
Nous sommes nombreux à table, dehors avec mon père.
Un bruit dans la rue, c'est un nain dans une deux chevaux miniature. Il se gare en face, la porte du garage grande ouverte, à côté d'une deux chevaux strictement identique (le modèle bicolore bordeaux) mais de taille normale. Je le vois passer d'une portière à l'autre, et sortir de la grande, lui aussi de taille normale (j'ai le droit de dire normal pour un type qui n'est pas un nain ?).
Je cours après mon chat, ou plutôt j'essaie de l'enfermer dans une maison pleine d'ouvertures, de recoins, de bordel et de communications entre les pièces, comme le premier étage chez C.
Nous regroupons nos bagages avec C, nous chargeons dans la voiture d'une fille hilare qui conduit super mal. Ce doit être une amie de C, je ne la connais pas. Elle mange les trottoirs, passe à travers les fourrés, tape des parcmètres et des poubelles. C'est Midtown Madness dans une Citroën BX. Je la supplie de s'arrêter à chaque précipice où je vois la mort au tournant. Finalement je freine d'autorité en tirant le frein à main de ma place arrière, nous finissons notre course folle sur une trottoir.
Je conduis. Ça va mieux (ceux qui sont montés avec moi savent que je peux être aussi dangereux qu'elle). Nous prenons un gars en stop. Assez hirsute, mais je n'ai pas le coeur de le laisser seul sur une route de montagne.
Il me menace avec une fourchette. Je suis arrêté, nous nous battons. Je prends le dessus en pliant la fourchette vers son poignet, je replie sa main sur la fourchette, le somme de partir et ne plus revenir. Nous sommes sur une grande place d'un village de Provence, à flanc de montagne, en contrebas on voit une ville, dense, moderne. Nous remettons en place les bagages bousculés par la bagarre, mais je ne suis pas tranquille et guette le retour du connard.
C'est alors que j'entends des cris.
Un avion à réaction genre Boeing quadriréacteur vient d'en perdre un. On ne le voit pas, mais on distingue la fumée noire et rouge dans sa traîne.Je sens qu'il va s'écraser, je regarde instinctivement la ville en contrebas.
Un F117 furtif est bien trop gros et bien trop net pour être vrai, et pourtant il est en train de descendre au ralenti vers les immeubles, c'est juste qu'il était trop proche. Il rase tout sur son passage.
Je crie de fermer les yeux à la cantonade, l'explosion nucléaire n'est pas montée jusqu'à nous. je pense déjà aux radiations, à notre statut de survivants et de témoins, lorsqu'un second F117 plus gros encore se dirige droit sur nous, ou plutôt quelques centaines de mètres devant nous, dans un piqué à 45 degrés.
je vois au ralenti l'impact, l'explosion, la ligne de feu circulaire avancer vers moi, je m'attends à être brûlé vif, et finalement la combustion semble instantanée je ne sens rien. Je pensais ne plus avoir de conscience non plus, réduit à l'état de poussière, mais je me sens basculer en avant sous le souffle de l'explosion. Je peux voir alors les morts s'adresser aux vivants pour transmettre des messages à leurs proches. La communication est difficile, tout le monde crie pour se faire entendre, épelle même les mots les plus simples. J'essaie de faire demander pardon à mon père, parce que je ne suis pas allé le voir depuis des mois.
Et là le générique de la série télé commence c'est un spin off d'une série historique qui parle de voyage dans le temps, genre Sliders.
Le programme suivant est une série/jeu interactif. Je dirige un beau chat angora blanc sur des cases, mais c'est dur parce que la télécommande répond manifestement assez mal. En plus apparemment je ne vise pas les bons items. Une fille aux cheveux longs, noirs et bouclés prend alors la main pour nous montrer, à moi et à Milie, comment on joue. Elle fait choper une télécommande par le chat, une jolie petite télécommande Philips verte avec des boutons blancs. Le chat semble ravi, s'excite dessus a priori pour allumer une télé, mais sait-on jamais ce qui se passe dans les fantasmes d'un chat.
alors, c'est grave docteur ?
La maison de bricoleur c'est un peu chez C, chez mon père, chez les parents de mon beau-père, chez les parents de Polyandre (ces deux derniers pour le bon goût surtout) et d'autres encore.
La petite brune, c'est un mélange entre la preneuse de son de Radio France croisée dans le bus hier, de Lilou, et de Lior, une copine de copine de Misao.
L'attaque, c'est l'anniversaire du 11 septembre.
Le chat angora, c'est la visite au magasin de manga avant-hier.
La petite télécommande verte était chez Manu, une copine de C, il y a trois jours.
La fille qui conduit mal, c'est notre périple à l'île de Ré, probablement.
Pour mon chat vous savez.
Pour mon père c'est vrai, je me sens coupable quotidiennement.
C'est terrible d'entrer dans un lieu où on espère trouver une personne, d'y voir dans l'ombre quelqu'un qui lui ressemble mais qui ne vous connaît pas... Je me suis senti rejeté par cette personne inconnue qui m'a regarder sans me voir, et ce n'est que plus tard, en constatant sur les photos de la Flashmob que Flaoua était habillée différemment ce jour-là, que je me suis senti mieux.
Pas de réponse à mes mails, il faudrait que je l'appelle.
Libellés : fille aux gants
Desole, encore une fois, du clavier QWERTY, il faudra m'expliquer ce snobisme des informaticiens qui ne peuvent pas taper comme tout le monde...
Et puis j'ai rejoint sur le parvis de Notre Dame C et Misao, cette dernière en chasse perpétuelle d'un jeune Japonais qui l'emporterait en poney loin du Ponant.Elle me manque, maintenant, c'est malin. Je ne sais pas quand je la récupère. Il parait qu'elle me cherche partout.
Il est temps que je fasse quelque chose à propos de cette recherche d'emploi.