Le sale temps n attaque pas ma bonne humeur, un peu grace au concert de ce soir : les statistiques de Radiohead disent (et eux aussi) qu ils sont en general meilleur le deuxieme soir. En plus ils vont jouer
kid a et
exit music, deux de mes preferees. Je le tiens de Thom, qui est sorti par une porte derobee du theatre quasiment pour nous tomber dans les bras...
En fait nous nous dirigions vers un pub que la fille aux gants voulait me montrer (et que je n ai toujours pas vu) lorsque j entends des accords familiers :
climbing up the walls resonne dans la ruelle, a travers une porte a double battant sur laquelle sont agglutines quelques garcons sur les visages desquels se disputent les taches de rousseurs et les boutons d acnee. Je sympathise rapidement, reste un peu pendant qu elle ecrit dans son carnet, probablement la meme anecdote. Alors que je me demamde pourquoi ils ne jouent plus, je tourne la tete et comprends qu Ed, grand guitariste dans tous els sens du terme, sort par la porte d a cote. Je suis les autres, en essayant de ne pas avoir l air avide, surement en vain. Alors qu il a fini de signer pour les garcons, je le suis un peu, parle de cet ete, lui demqnde des nouvelles d une vague connaissance commune. Il est intimidant a plus d un titre : je suis oblige de me tordre le cou pour le regarder dans les yeux. Il accepte la photo a condition de n avoir pas a poser, il dit etre moche qund il pose; il pose quand meme, il est beau, evidemment (la preuve quand je serai rentre chez moi).
À peine remis de mes emotions, c4est Jonny qui apparait, semble me reconnaitre, mai rien n est moins sur; il accepte la pose et s eloigne vers un probable restaurant a deux pas; puis c est le tour de Phil, adorable, comme d habitude. Lui aussi semble plus familier avec moi qu qvec les autres, mais ce n est que mon avis et j ai peur de n etre pas vraiment objectif...
Thom arrive enfin, precede du gros garde d un corps qui nous previent de son arrivee, nous demande gentiment un accueil pas trop forcene. Le petit bout de chanteur emerge enfin, nous regarde d un air amuse, hesite une seconde a partir, nous voyant tous avec nos billets, disques, posters a signer, mais aucun d entre nous n ose bouger. Je me serai jete en avant si j avais eu un stylo, mais j ai rendu le sien a la fille aux gants et je ne veux pas m eloigner... Il s en va, personne ne le suis. La portee de la video de 98 sur l sprit des fans est enorme, personne ne veux l importuner. Un Anglais lui demande jouer
Lift, il se retourne et fait une grimace; je reclame alors
kid a, il se retourne a nouveau, me regarde, leve un pouce et sourit.
Apres cela, le concert devrait etre bon...
Libellés : concert, fille aux gants