lundi 26 mai 2003

12:28 :

Ça y est, Buffy c'est fini, en tout cas pour moi (je me suis englouti les 22 épisodes de la septième saison en trois jours, tout en trouvant du temps pour travailler un peu). Je veux dire que j'ai vu le dernier épisode ever, pas que je suis dégoûté, bien au contraire. Tous les ans pendant trois mois, je suis accro, je les vois tous, et puis ça passe.
Ça y est donc, ils ont réussi à mettre un point final honorable (bien mais pas top, quand même) à cette série qui avait réussi, à mon sens, à se bonifier avec le temps avec une grâce rare.
La question que je me pose, maintenant, c'est : si Angel continue, qu'est-ce qu'ils leur reste à combattre ?

12:24 :

On perd d'abord l'envie de répandre ses problèmes domestiques pour ne pas les agraver, et puis c'est le réflexe d'écrire qui disparait doucement. Le plaisir est toujours là, mais pas le besoin. Il reste au moins l'envie que ça revienne.

vendredi 23 mai 2003

13:55 :

Je vous invite à lire le site de Cassie. Quelques poèmes, quelques tableaux, c'est court, parce qu'elle l'a arrêté. Le site m'a ému comme peu l'ont fait.

Cassie est un personnage secondaire de la septième saison de Buffy. Promis, je me soignerai, un autre jour.

En fait j'ai replongé dans Buffy hier; Lisa m'a offert la quatrième saison en DVD, du coup j'ai regardé (de nouveau) la septième, enchaînant 10 épisodes dans la journée. Et ce matin Lisa m'a fait découvrir ce coup de génie de la prod. Qu'elle en soit doublement remerciée.

jeudi 22 mai 2003

19:48 :

"But what else have you been doing?" To which I say, "Are you kidding?" Because bread and babies, as every housewife knows, is a full-time job. After I made the loaves, I felt like I had conquered something. But as I watched the bread being eaten, I thought, Well, Jesus, don't I get a gold record or knighted or nothing?

lundi 19 mai 2003

23:56 :

Nous poussons la porte pour trouver mon chaton avec les confettis, le champagne et la banderolle "Welcome Back!". Ok bon pas tout à fait, elle a un peu pissé sur le tapis pour manifester son mécontentement, mais elle semble vraiment heureuse de nous revoir.

16:16 :

Ils n'en ont joue qu'une sur deux, mais la plus rare alors je ne me plains pas... Plus quand je serai rentré, le clavier qwerty me saoule grave, et jai peur de m'habituer au a placé sur la deuxième ligne...

dimanche 18 mai 2003

18:19 : Rencontre avec Radiohead

Le sale temps n attaque pas ma bonne humeur, un peu grace au concert de ce soir : les statistiques de Radiohead disent (et eux aussi) qu ils sont en general meilleur le deuxieme soir. En plus ils vont jouer kid a et exit music, deux de mes preferees. Je le tiens de Thom, qui est sorti par une porte derobee du theatre quasiment pour nous tomber dans les bras...
En fait nous nous dirigions vers un pub que la fille aux gants voulait me montrer (et que je n ai toujours pas vu) lorsque j entends des accords familiers : climbing up the walls resonne dans la ruelle, a travers une porte a double battant sur laquelle sont agglutines quelques garcons sur les visages desquels se disputent les taches de rousseurs et les boutons d acnee. Je sympathise rapidement, reste un peu pendant qu elle ecrit dans son carnet, probablement la meme anecdote. Alors que je me demamde pourquoi ils ne jouent plus, je tourne la tete et comprends qu Ed, grand guitariste dans tous els sens du terme, sort par la porte d a cote. Je suis les autres, en essayant de ne pas avoir l air avide, surement en vain. Alors qu il a fini de signer pour les garcons, je le suis un peu, parle de cet ete, lui demqnde des nouvelles d une vague connaissance commune. Il est intimidant a plus d un titre : je suis oblige de me tordre le cou pour le regarder dans les yeux. Il accepte la photo a condition de n avoir pas a poser, il dit etre moche qund il pose; il pose quand meme, il est beau, evidemment (la preuve quand je serai rentre chez moi).
À peine remis de mes emotions, c4est Jonny qui apparait, semble me reconnaitre, mai rien n est moins sur; il accepte la pose et s eloigne vers un probable restaurant a deux pas; puis c est le tour de Phil, adorable, comme d habitude. Lui aussi semble plus familier avec moi qu qvec les autres, mais ce n est que mon avis et j ai peur de n etre pas vraiment objectif...
Thom arrive enfin, precede du gros garde d un corps qui nous previent de son arrivee, nous demande gentiment un accueil pas trop forcene. Le petit bout de chanteur emerge enfin, nous regarde d un air amuse, hesite une seconde a partir, nous voyant tous avec nos billets, disques, posters a signer, mais aucun d entre nous n ose bouger. Je me serai jete en avant si j avais eu un stylo, mais j ai rendu le sien a la fille aux gants et je ne veux pas m eloigner... Il s en va, personne ne le suis. La portee de la video de 98 sur l sprit des fans est enorme, personne ne veux l importuner. Un Anglais lui demande jouer Lift, il se retourne et fait une grimace; je reclame alors kid a, il se retourne a nouveau, me regarde, leve un pouce et sourit.
Apres cela, le concert devrait etre bon...

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samedi 17 mai 2003

23:23 :

Un premier concert sur les chapeaux de roues, les premieres apparitions sur scene de The Gloaming et Backdrifts, une belle contrebasse electrique pour Colin, un public de Dublin dechaine, debout, hurlant, un accueil plus que chaleureux a un groupe qui revient de studio avec un album que tout le monde connait deja, mais qui dechire tout... arghh que c est bon...
La ville de Dublin ressemble a beaucoup de villes du Royaume-Uni, des petites maisons de briques aux touristes, mais si l alcolemie semble comparable, la peau est plus laiteuse, les cheveux roux sont affolants, et les autochtones, tous plus beaux les un(e) que les autres, nourrissent plus d une conversation animee avec la fille aux gants.

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vendredi 16 mai 2003

22:19 :

Vous constaterez, chers lecteurs, que si je vous ai délaissé pendant 10 jours, j'ai tenté de me rattraper, autant que faire ce peut, en postant plus de 10 fois aujourd'hui... Si je commence on ne me lache plus... D'ailleurs, le prochain marathon, c'est quand ?

22:03 :

Comme promis, je commence à me montrer un peu mieux qu'avec cette pauvre webcam, et en attendant que Garoo reçoive assez de participations pour ouvrir les festivités...
moi

21:32 :

Hier soir, avant-première de Matrix Reloaded au Grand Rex. Introduit par un DJ d'NRJ, précédé d'un Animatrix inédite (Le dernier vol de l'Osiris, pour les connaisseurs) et suivi d'un teaser de l'épisode 3, qui sort à la fin de l'année, la salle bien chaude, Lisa à mes côtés comme lors de l'avant-première au même endroit du premier épisode : des conditions idéales pour un film qui nous a ébouriffé, dans tous les sens du terme. C'est par poignées que nous nous sommes arraché les cheveux sur le sens de certains mots, sur la longueur de certaines tirades, sur la présence inopportune d'une interminable scène de rave souterraine entre-coupée de Neo avec Trinity, Neo sur Trinity, Neo dans Trinity, etc. Les frères truc ont respecté la règle de l'épisode 2 d'une trilogie, plus de combat, c'est plus sombre, moins d'espoir, le héros né dans le premier épisode se cherche un peu.
Et contrairement aux apparences, j'ai beaucoup aimé.

La suite de la soirée nous l'avons passée dans un restaurant de la même chaîne que celle qui m'a copieusement rempli la panse la veille. Il va falloir que je freine un peu pour ne pas laisser s'installezr une bedaine qui guette et que personne ne croit que je puisse prendre; ces gens-là ne connaissent pas mon père...

20:56 :

Mercredi soir, soirée autour de Psychotruc, et donc aussi un peu de Flaoua, centre de gravité de cette soirée d'hommes. Le temps passe vite en leur compagnie, la platée de pâtes est impressionnante mais j'en viens à bout. Je découvre le Bloody Mary dans son bar natal, goute du bout des lèvres le Frozen Mint Julep et finis par le finir. Si je ne me levais pas demain à 5 heures, je les auras bien rejoints ce soir.

19:29 :

J'ai bien aimé ce site.

14:38 :

.

(merci à K)

14:02 : Concerts

concertLundi, Turin Brakes, mardi, <>Godspeed You Black Emperor!. Deux bons concerts, enthousiasmants. Étonnant comment deux groupes à peu près aussi anonymes l'un que l'autre peuvent avoir des publics communs mais une audience différente : le premier peine à remplir la Cigale, le second bourre le Cabaret Sauvage deux soirs de suite.

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13:19 :

Et donc ce dimanche matin est pâteux, je pensais que nous pourrions nous réconcilier sur l'oreiller; lors d'une de nos discussions à Lyon, elle avait émis le regret de ne pas savoir ce que ça faisait. J'avance une main sous la couette et je comprends pourquoi : dans son demi-éveil, elle repousse ma main rageusement. Je ne demande pas mon reste et pars sous la douche. Elle regrette ce geste inconscient mais ne bouge pas. À mon retour elle s'étonne de ma froideur. Alors que je me réchauffe doucement à ses excuses, elle reçoit un mail d'un Américain avec lequel elle a été intime, et avec qui la relation épistolaire est aujourd'hui plus qu'épisodique. Elle s'énerve devant l'écran, me dit de lire. Le jeune homme s'excuse de n'avoir pas écrit plus tôt, dit qu'il tient à elle, des banalités comme j'en ai écrites, déjà, à des amis qui s'éloignent. Sur ma lancée (je lis très vite), je parcours le mail auquel il répond; il est daté du 9 mai. Elle lui explique qu'elle est dans une période délicate, lui reproche son silence. Elle lui répète qu'elle a quitté Darius, lui raconte qu'il y a deux mois elle est sortie avec un ami à elle, mais qu'elle voulait être seule à ce moment, et qu'en fait c'est à lui qu'elle pensait. L'ami, c'est moi. Pas un mot sur sa vie sentimentale actuelle.

Je savais que je m'étais bercé d'illusions, vite démenties, à propos de sa rupture, mais là le coup est rude et je l'accuse. Elle me jure que c'est fini, évidemment, qu'elle m'aime, ne veut pas me perdre. Son émotion est probablement sincère. Mais j'ai présent à l'esprit que si nous sommes sorti ensemble, c'est parce que j'ai été un gros lourd, et que j'ai insisté à un moment où elle se sentait seule, à un moment où elle avait quitté Darius pour un Américain. Et si nous sommes restés ensemble, c'est parce que j'ai insisté, j'ai finalement négocié cette relation, à mi-chemin entre grand oral et entretien d'embauche. Elle a peut-être appris à m'apprécier pour moi, mais elle a peut-être juste peur d'être seule. Et peut-être que maintenant elle m'aime, mais peut-être ai-je juste été utile à un moment où elle ne pouvait plus vivre chez son ex. Il n'y a pas de limite aux conjectures d'un cerveau paranoïaque.

EDIT: la suite ici

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12:48 :

Dimanche je mets du temps à émerger à cause de l'after du concert. Un musicien a une contenance étonnante, il faut le suivre. Et là ils étaient nombreux. Grâce/à cause de l'alcool, j'ai parlé à la fille aux gants de mes doutes, qu'apparemment elle ne voyait pas. Mon point de vue : comme je crains que ce ne soit que la cohabitation qui handicape notre relation (parce qu'aucun de nous deux n'est facile à supporter quotidiennement, il faut le reconnaître), je ne prendrai pas de décision hâtive et attendrai qu'elle soit installée dans ses murs pour vraiment regarder, savoir s'il est bon et si j'ai envie que nous restions ensemble. Ou pas.
Nous qui avions passé une excellente soirée, cette discussion la remet un peu en perspective, deux personnes qui passent d'agréables moments ensemble en espérant que ce ne sont pas les derniers parce que au moins l'un d'entre eux à peur de se voiler la face. Triste, non ?
Je sais que c'est à mille lieues de ce que j'écrivais il y a pourtant peu, mais il faut se rendre à l'évidence, parfois, un soufflé retombe, et on en est le premier désolé. Même s'il est bon quand même.

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12:25 : Vrac

En vrac, depuis le dernier post, j'ai vu le Kronos Quartet (le second soir) pour leur trentième anniversaire au Théâtre de la Ville, j'ai passé deux journées entières (et donc deux nuits) chez mes parents, mais sans mes parents, accompagnant mon frère et ma soeur dans un délire de liberté comme nous n'en avions pas vécu depuis mon départ de la maison, les portes ouvertes, la musique à fond, l'alcool à flot, les copains partout, stupre à tous les étages. Et puis samedi soir concert, cinq groupes plus ou moins débutants, en tout cas non signés, mais au talent certain, de la pop française acidulée au rock plus enragé, enfin, c'était bien.

12:24 :

OK, je tourne en rond. Je ne vais pas encore écrire sur une envie de ne pas poster... C'est plutôt un blocage devant cette page de Blogger... alors que des idées viennent toujours au moment où il se passe des choses, c'est à dire précisément quelques secondes avant de les oublier pour cause de manque de moyen de les fixer. Il y a aussi l'envie furieuse de faire d'autres choses, lire des choses, écouter, voir, bref, glandouiller sans aucune autre forme de productivité que les rêves qui me hantent, le jour et la nuit...
Peut-être faut-il que j'écrive sur du vrai papier, ça me changera. Retour à la plume ?

mardi 6 mai 2003

14:26 :

Il est des rues dans Paris où le 1 donne sur un mur nu, où le 3 n'existe pas, où le 5bis est avant le 5. Enfin, il en existe au moins une, il a fallu que nous nous y perdions sous la pluie, avant de nous rendre compte qu'on pouvait transformer un 8 en 3 sans autre forme de procès. Ça faisait trop longtemps que je n'avais pas vu gVgVssE, l'initiative de la fille aux gants de cette rencontre avec le Fraise Killer était définitivement une bonne idée. Je retrouve un Vincent bronzé, toujours détendu, dans un palace en travaux, décor de certains de mes rêves et de mes vacances dans le Jura. Je découvre un Kristov assez différent de l'image que je m'étais faite de lui aussi drôle, mais plus beau et plus bi que ce à quoi je m'attendais.
La soirée a été faite de champagne et de David Bowie, de Tsin Tao et de méduse, de vin toulousain et d'Ingrid Caven, de Kronos Quartet et de pluie.
Rencontre de blogueurs qui parlent de blogs mais pas seulement, qui parlent d'eux mais pas seulement, qui se trouvent des points communs, qui se racontent leur vie différemment, comme on peut ne pas le faire avec un blog et sans vin, avec un écran et sans les visages chaleureux face à face hier soir.
Exercice délicat de raconter une soirée avec la bouche en coin et la peur au ventre qu'un des protagonistes avoue le lendemain s'être ennuyé à mourir (surtout K); le fait qu'il ait posté en premier aide...
Elle m'a avoué hier en apprendre plus sur moi dans ces occasions que lorsque nous discutons tous les deux; ce n'est sûrement pas faux. On ne trouve pas toujours en soit de faire parler l'autre de son passé, ou de son engagement politique.

Et pardon pour l'humour désastreux avec lequel j'ai pollué la voiture, même Madame la Vache ne méritait pas ça.

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10:13 :

Un peu kitsch, très nerveux, grandiloquant à souhait, allez écouter le morceaux mis en avant par Flaoua. On dirait le générique de fin d'un film adapté de Warcraft, jeu sur lequel la fille aux gants et moi passons trop de temps en ce moment, et c'est jouissif.
et c'est même pas vrai qu'elle me bat d'abord.

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lundi 5 mai 2003

13:18 :

À la demande générale de Frouny pour David Gale et de gVgVssE pour X-men 2, mes deux mini-reviews :
  • Life of David Gale, The (2003) est une très belle histoire bien racontée, bien filmée, du genre de celle qu'on ne voit qu'une fois avec une grande paire de claque, et puis les suivantes avec un plaisir très différent. Très fort, très émouvant, limite un chouia trop des fois, mais peut-être que parfois la vie s'acharne vraiment sur certains. Intelligent, militant, belle musique (soundtrack) mais trop de violons (score), on retrouve des endroits filmés par Michael Moore et ça fait drôle de se dire que les lieux familiers du Texas, pour nous, sont les abords de la prison où les condamnés à mort sont injectés.
  • X2 (2003), d'un autre côté, est une très honnête bouse un peu en dessous du premier (je trouve). Je suis content de voir une alliance gentils/méchants comme on en trouve des fois dans les comics quand un ennemi plus grand se présente, j'ai trouvé le Nightcrawler très réussi comme je l'imaginais, et le couple Mystic/Magnéto gagne en profondeur (vu qu'ils ne sont que deux), notamment j'aime bien quand ils rigolent tous les deux en cachette. Même réserve que dans le premier sur Wolverine : il est pas assez épais cet acteur. Je suis le seul à trouver qu'on dirait un ado déguisé ? Surtout sa première scène au Alkali Lake, on sent qu'il n'y a pas grand chose sous le manteau...

Pour résumer, content de m'être déplacé, quand même.

dimanche 4 mai 2003

22:32 :

Petite liste pour ne pas les oublier : Toby Stephens, Peter Wingfield, Colin Salmon, Ethan Hawke. (bave)

11:50 :

Voilà, j'ai réservé La vie de David Gale et X-men 2.

11:37 :

Et si je me secouais de ma torpeur, et si j'allais au cinéma ? Et si je rentabilisais un peu cette carte UGC ?

samedi 3 mai 2003

22:32 :

Je sors d'une réunion à Solférino, une de celles qui n'en finissent pas, où des gens qui sont d'accord pinaillent sur des détails. Je monte dans le train (parce qu'un métro, c'est un train), le temps de me rendre compte que je devais prendre la direction de Porte de la Chapelle, et pas Mairie d'Issy. Je redescends à Rue du Bac, et bloque sur cette femme brune aux lunettes noires et au nez pointu qui se laisse lutiner la nuque par son voisin. Ils se tiennent la main, assis sur les strapontins. Elle me fixe à travers ses lunettes de soleil, j'en suis sûr. Je lui souris gêné; si c'est bien elle, elle sait que je l'ai reconnue. Les portes se ferment sur son sourire.
Je traverse (par les escaliers, hein, pas les voies), et monte dans l'autre train, en espérant un peu naïvement que personne ne m'a vu faire demi-tour. Je m'effondre contre la vitre. Le temps de repérer un ou deux quidams dont j'aurais bien pris la photo, mes yeux se ferment.
Le sommeil du juste me garde jusqu'à Jules Joffrin, où je me réveille en sursaut : j'habite à Marcadet-Poissonniers, ça tombe bien. Mon horloge interne m'étonnera toujours. Je me souviens que la fille aux gants habite une station plus loin avant de me précipiter bêtement hors de la rame.
Je rassemble mes esprits, sors, me réveille au soleil de Marx Dormoy.
aussi posté sur Ligne 9

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20:23 :

1, 2. Dingue, non ?

20:16 :

marquis
You are the Marquis de Sade. Even stripped of exaggerations, Your real life was as dramatic and as tragic as a cautionary tale. Born to an ancient and noble house, you were married (against your wishes) to a middle-class heiress for money, caused scandals with prostitutes and with your sister-in-law, thus enraging your mother-in-law, who had you imprisoned under a lettre de cachet for 14 years until the Revolution freed you. Amphibian, protean, charming, you became a Revolutionary,miraculously escaping the guillotine during the Terror, only to be arrested later for publishing your erotic novels. You spent your final 12 years in the insane asylum at Charenton, where you caused another scandal by directing plays using inmates and professional actors. You died there in 1814, virtually in the arms of your teenage mistress.
You are a revolutionary deviant. I applaud you.
Which Imfamous criminal are you?
brought to you by Quizilla

10:30 :

Bienvenue dans mon antre :
sans chemiseuh...
L'image est pourrie mais la webcam a 5 ans. Si vous voulez faire don ou prêt d'une bonne caméra pour voir ma tête, n'hésitez pas.

09:49 :

mode flemme off

Pierre DesprogesHier soir, Les animaux ne savent pas qu'ils vont mourir. C'était fort, trop court à mon goût, mais c'est juste parce que c'était très bien. Ils sont quatre sur scène, dont un accordéonniste qui dit une phrase et qui ressemble à un elfe, et trois comédiens qui jouent aussi sax, cuivre (indéterminé) et violon. C'est étrange d'aller voir une pièce, une création, et d'en découvrir la mise en scène, apprécier les intonations innovantes et les gags visuels, tout en connaissant le texte par coeur...
Avant ça, resto avec Lisa, dans un petit endroit très bien des Abbesses, un patron sympa, des aiguillettes de canard aux airelles servies avec deux purées et de fines tranches de foie gras, et une crème Marco Polo en dessert ("C'est quoi une crème Marco Polo ?" "Euh, c'est une crème qui voyage, tu avances pour la choper et zouip elle bouge." Merci pour ce grand moment Lisa.)
Après la pièce, nous prenons un verre dans un bar pas loin, où nous squattons les moelleux fauteuils club pendant pas loin d'une heure avant qu'un garçon nous propose de boire quelque chose - mais c'est exactement ce que nous voulions. Nous discutons de nos vies, comparons nos chômages, vantons nos chats, elle me parle un peu de sa vie, commente beaucoup le chantier de la mienne.
Je m'en rends compte en lui parlant, alors qu'elle me pose la question : c'est une amie comme j'en ai peu, nous nous connaissons bien, nous nous supportons, nous nous faisons rire, je peux tout lui dire et c'est la seule personne dont j'accepte les critiques. Elle, qui ne concevait pas de conserver des rapports avec moi, semble flattée du qualificatif.
Lisa est une grande fan de Flaoua, elle me pousse à appeler cette dernière dans l'espoir de la rejoindre au Shiwawa. Elle nous répond que nous sommes les bienvenus; nous nous rendons alors compte qu'il est déjà bien tard, et décommandons.
C'est une belle soirée, qui rattrappe un peu la journée bancale passée avec la fille aux gants, où les prises de bec se sont enchaînées, pour des détails, mais certains détails font mal.

mode flemme back on

Libellés :

jeudi 1 mai 2003

15:32 :

noyé dans le cidreLa deuxième soirée au Shiwawa d'affilée crée une dépendance, il a fallu les efforts d'A et L, et M et aussi G en retard pour créer une ambiance où j'ai, un peu, envie de me plonger (encore que la perspective de plonger dans G directement ne semblait pas lui déplaire, le coquin). Cette rencontre m'a permis de mettre des têtes sur des gens qui je ne lis que rarement, voire pas du tout - celà dit en ce moment je ne lis pas grand monde - le joli Frouny, le gentil Kobal, le beau Dek, la diaphane Nacara, le maladroit Kyz, l'incisif Astro, et passer du temps avec des gens qui n'écrivent pas mais que j'ai néanmoins plaisir à voir, Loïc le puissant et Kalou le magique. Ce beau monde a le bon goût d'avoir bon goût, mention spéciale à l'épicentre et le point de convergence des regards, à qui mon glaçon est acquis (et si elle ne parle pas de moi dans le récit de sa soirée, c'est parce qu'elle a la tête ailleurs).
Le premier soir, je suis rentré en métro en sentant le vodka-truc. Le second, la kaloumobile m'a déposé gare du Nord, et mon pantalon avait séché de la pinte de cidre de Kyz.
C'est décousu, mais au moins pour les souvenirs (si l'appareil photo veut bien refonctionner) il reste des traces, pour compenser les neurones noyés dans l'alcool.

© ® ceci est un Post Décousu

Dès que j'ai rattrapé mon retard de sommeil, on recommence quand vous voulez.