mercredi 30 avril 2003

Halebardes

halebardeLes halebardes qui tombent sur mes Velux sont réellement impressionnantes. Je dois aller rejoindre la fille aux gants à son appartement, mais je doute qu'un parapluie supporte l'attaque. Il va vraiment falloir que je travaille à l'isolation acoustique de ce toit.

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mardi 29 avril 2003

Glaçons

glaçonJe suis en retard pour la soirée, je tourne en rond à essayer de ranger cet appartement, je m'ennerve tout seul, mais on va faire avec. Comme d'habitude, l'incertitude sur ma tenue me pousse à sortir les choses les plus improbables de mon armoire, m'arrêtant de justesse avant le velour rouge et le carreau agressif, évitant ainsi l'exemple du cher Psychotruc (hier soir son t-shirt Do you want to play with me? était très sobre, mais on m'a raconté).
Hier soir a été un nouveau fond dans ma découvert de l'alcool et de ses méfaits, rappelez-moi de ne plus rien boire cul-sec sans goûter au préalable. Fleur est toujours charmante, Loïc adorable, je découvre un Frouny assez réservé mais attachant, et quelques autres qui sont restés des inconnus malgré de longues conversations et des glaçons bien partagés (mention spéciale à une Élise donc le corps affolant en a fait baver plus d'un, corset, jupette, filet à papillons).
Une soirée qui se poursuit jusqu'à la fermeture, puis l'ouverture d'un autre, hors de prix et inattentif, et enfin un métro où je manque de m'endormir... Une soirée comme je les aime, une soirée comme je ne les connais pas mais auxquelles on se fait facilement... J'aime ce clan.
Je m'effondre comme une masse à sept heures pile.

Burp

C'est passé, bien sûr. Malalatête par contre...

lundi 28 avril 2003

Cordes

cordesIl pleut des cordes ici. Impressionnant. Je n'entends plus la musique, pourtant à fond. Je n'arrive pas à me déterminer à bouger, je dois me préparer pour ce soir, où je retrouve Flaoua pour l'anniversaire de Loïc. Ce n'est pas la première fois mais je tremble comme une débutante. Ça va passer, ça passe toujours.

Incertitude

(attention, long post)

Bien, par où commencer... Je me mets dans la position étrange de celui qui doit d'abord lire ce qu'il a écrit par ce qu'il a oublié où il en était quand il a arrêté, ce qu'il voulait dire à ce moment-là, et aussi ce qu'il comptait faire de cet endroit, et où il pensait s'arrêter, etc.
Certes j'avais pris le parti de faire de ce journal intime un journal vraiment intime, c'est à dire pouvoir y parler de tout ce qui me passerai par la tête, mes pulsions, mes envies, mes sentiments, bref, pas un blog au sens premier du terme, plutôt la continuité des cahiers scribouillés planqués dans mon placard, chez mes parents, il y a dix ans. Cette rédaction, cette introspection me manquait, c'est pourquoi je l'ai reprise.
J'ai des amis (sissi, j'vous jure), à qui je parle, un peu, beaucoup, de ce qui m'arrive, en général avec un peu de recul, le temps pour moi de digérer la péripétie avant de pouvoir la raconter. J'ai fait l'erreur de penser que ces gens, à qui je raconte (presque) tout, je pouvais leur donner l'adresse ici parce qu'y déverse la même chose.
En fait loin de là. Non seulement le décalage de la digestion n'existe plus, je peux entendre parler de choses que j'ai écrites quasiment instantanément (encore que les gens à qui j'ai fait confiance ont su se tenir et je leur en sais gré), le problème essentiel est que ces personnes ne sont pas que des observateurs de ma vie dans un bocal, ils en sont aussi acteurs.

riddle

Nous arrivons à ce principe d'incertitude selon lequel on ne peut pas suivre la progression d'une particule, quelle qu'elle soit, sans en perturber la course (cette image du photon unique qu'on envoie sur l'électron pour l'observer ce dernier, et qui rebondit dessus, le faisant sortir de son orbite, me suit depuis le lycée - ok maintenant je sais : je suis bizarre).
Le fait est que, dans mon élan de regardez-tous-mon-nombrilisme, je sens que j'ai donné l'adresse à beaucoup de monde, et que ces regards familiers me glacent, et je suis pétrifié sur scène devant un public que j'aime et qui m'aime, alors que je ne suis vraiment à l'aise que devant une salle inconnue : elle permet tous les dérapages, sans conséquence sur la vraie vie, celle de tous les jours, celle de derrière le rideau, celle où on raconte les chose après et pas pendant.

mais où veut-il en venir ?

J'aime trop raconter ma vie pour arrêter de bloguer, mais je pense à orienter différemment ici, et peut-être en ouvrir un autre, bien plus loin, sous une autre forme , aux limites de l'imagination, comme dirait Mac Orlan. Un autre espace où je pourrai dire tout ce qui me passe par la tête, mes sentiments, mes envies, mes pulsions, et ne pas me soucier de ce que peuvent penser les gens que je connais et qui me lisent. Et peut-être en rejoindre les archives, une fois la poussière retombée.

dimanche 27 avril 2003

Bientôt

Bientôt, ici, des trucs à lire. J'ai récupéré mon ordinateur, je revis.

mardi 22 avril 2003

Effroyables Jardins

Un peu plus de détails sur mon avis sur le film, en fait je n'avais pas pris le temps d'y réfléchir. Je ne serais pas d'accord avec l'amie de Matoo. Je ne vois pas de lâcheté dans l'acte de ces deux résistants de la fin de la guerre. Ok, ils n'ont rien fait d'héroïque pendant l'essentiel de la guerre, et ok, sentant la fin de celle-ci arriver, ils ont voulu se démarquer de ça. Mais d'une part, c'est à mon avis l'attentisme a été l'attitude de la majorité, et au moins leur morceau de bravoure n'a pas été d'aller dénoncer un quelconque plus ou moins collaborateur; c'est un acte d'héroïsme, à leur échelle comme à la mienne, et comme le souligne de speaker de Londres, le plus petit sabotage peut être important.
La trâme du film est simple, elle est courte, elle tenait dans les 100 petites pages d'un livre de poche gris avec un nez rouge dessus, mais à mon avis ça laisse la place et le temps de développer certains personnages (pas tous, pas assez pour certains, notamment le Magimel).
Dans le film, l'héroïsme est aussi dans Bernt, le soldat allemand qui prend sur lui de réserver un traitement plus humain aux otages. Pour prévisible qu'elle était, sa dernière scène m'a tenu en haleine comme il faut, et j'aimerais pouvoir m'identifier à un personnage grand comme celui-ci, si je ne sentais pas que dans une situation comme la sienne il est possible que je m'écrase comme la mauviette que je suis. Il a un héroïsme inutile mais grandiose, alors que celui de Machin et Bidule (si vous me lisez, ce dont je doute, vu que vous n'êtes que des personnages de fiction, désolé) est plus sournois mais plus efficace : plus mon genre. Une dernière couche : ils vont tout avouer (je n'en dit pas plus, allez voir le film) et ça aussi, c'est du courage, même si c'est en partie pour libérer leur conscience. Tout le monde n'a pas ce cran non plus.

Par contre, ça vient de m'effleurer : ne pourrait-ce pas être une invention du chapelier pour attendrir le fiston ? Un peu Kaizer Sauze ?

Promenade parisienne

C m'a rappelé hier, je me suis excusé, puis nous sommes allé voir Effroyables Jardins aux Halles, suivant le conseil insistant de ma mère, qui avait adoré le livre. Le film est beau, un peu larmoyant sur la fin, téléphonée. Puis nous nous sommes balladés dans l'air encore tiède du printemps parisien, jouant au guide touristique, mais retrouvant sans trop d'assurance les endroits que j'avais envie de voir : les rues désertes du Marais, la Cité, la Sainte Chapelle, le glacier italien de l'Île Saint Louis, puis Shakespeare & Co, Saint Michel. Nous atterrissons au Shiwawa, dans l'espoir secret d'y apercevoir Flaoua, mais le bar est quasi désert. Notre conversation nous y garde jusqu'à une heure trente, et nous rentrons en taxi, elle chez son cousin, et moi à la maison où la fille aux gants rentre du travail.

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Incorrect Table

Je n'ai pas posté depuis deux jours mais j'ai une excuse : mon PowerBook a planté. Je ne sais, ce n'est absolument pas crédible, sauf auprès des quelques PC addicts qui n'attendaient que ce genre d'incident pour me mettre le nez dedans. Je dois aller cet après-midi chez L pour essayer de sauvegarder mes (précieuses et encombrantes) données. En attendant j'ai rallumé et reconnecté le PC.

dimanche 20 avril 2003

Blizzard

Des journées bien peu productives... Surtout depuis qu'on va gentiment fourni Diablo II, Warcraft III, Age of Empires II, et quelques autres... Je m'apprête à décoller pour le fin fond de la campagne valdoisienne pour y retrouver ma pauvre mère qui s'y sent délaissée. J'abandonne la fille aux gants à son triste sort, poussière et dissolvant dans la pénombre de cette soirée sans moi.

J'ai décliné par défaut l'invitation à aller voir Nicolas de Staël avec C, en ne répondant pas à son message (il faut dire que la partie de Warcraft contre la fille aux gants à fait du bruit dans les chaumières, moi sur le PC, elle sur le Mac, j'ai enfin réussi à connecter les deux et jouer en réseau). Penser à m'excuser demain.
Penser à travailler demain.
Penser à m'excuser auprès du MJS pour le lapin, je ne vais pas non plus à Nice avec eux. J'y sauve probablement mes dents.
Penser à tester iBlog pour remplacer Blogger.
Penser à m'acheter un bloc-note, pour ne pas oublier tout ça.

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samedi 19 avril 2003

Misao est de passage à Paris, comme la dernière fois elle est accompagnée de C, qui fait les même études de cinéma qu'elle, et qui compte bien s'installer dans la capitale l'an prochain aussi. Nous passons l'après-midi (enfin, à partir de 17 heures) ensemble, d'abord à se pâmer devant la dernière et définitive bande-annonce de Matrix Reloaded et le troisième Animatrix disponible, puis dans un magasin Hello Kitty, et après deux Manzana/limonade chez une copine à elle dans le 19è, un resto japonais, quelques verre à l'Abracadabar, puis d'autres au Plein Soleil, je suis grisé par les cocktails et aussi par les grands yeux rêveurs des jeunes filles qui m'accompagnent, il faut bien le reconnaître. C'est vers 3 heures 30 que j'ai rejoint la fille aux gants, qui m'a précédé de peu, sous la couette...

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vendredi 18 avril 2003

La bonne vieille insomnie de 7 heures du matin, alors que t'es encore fatigué. La masse de travail qui me reste et la pression qui s'installe m'empêche de dormir. Je range mes mails, caresse distraitement la jeune fille à mes côtés, pense à lire un truc mais mon livre est trop loin. Les photos de Flaoua m'affolent de jour en jour. Le chat, qui faisait un bruit monstre vers 6 heures, est tombé de sommeil quelque part.

jeudi 17 avril 2003

Un post bref parce que je m'en vais. Après m'être levé vers, euh, 14 heures, petite promenade avec ma soeur jusqu'à l'appartement de la fille aux gants, histoire d'y enlever un peu de papier peint, symboliquement. Comparer les prix du coca entre Monoprix (1 euro 93) et Ed (1 euro 19), et faire mon choix. Tiens, vous saviez qu'il ya des langues où il existe un pluriel différent entre 1 et 2 ? pas vraiment plusieurs, mais plus vraiment un quand même. Bref. Maintenant, prendre le soleil de Beaubourg, visiter le magasin où on trouve des pelures de l'armée belge à des prix exorbitants, boire un coup, et fêter l'anniversaire de mon grand-père, ce soir, sans la fille aux gants, qui ne veut pas venir, parce que... parce que manifestement presque trois mois c'est trop tôt. Enfin bon.

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mercredi 16 avril 2003

J'avais dit il y a quelques jours que le livre de Maïa, Nos amis les hommes, n'était pas sur Amazon est que c'était un scandale. Je le maintiens, mais en fait c'est plus fin que ça : je crois qu'il a été sur Amazon, et qu'un autre livre est sorti, depuis, avec le même code ISBN, ou le même code Amazon, je ne sais pas, toujours est-il que ce livre, Je soussigné, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, de Gaston Compère, bénéficie encore de ce qui doit être la quatrième de couverture de livre de Maïa et quelques mots de l'éditeur sur l'auteure. Une idée sur ce qu'il faut faire ? Combien de personne ont acheté une fausse autobiographie de Charles le Téméraire en pensant y trouver les détails croustillants qui nous manquaient lorsque nous étions à l'école ?
Un jour sur deux est chargé, l'autre est consacré à une glandouille intense : je ne sais pas qui s'occupe de mon emploi du temps, mais j'ai deux mots à lui dire. Hier matin j'ai travaillé sur une vague idée pour ici, rien de très concluant. Hier après midi, j'ai peint les fenêtres de la fille aux gants. Intense, oula. En tout cas je n'ai pas touché à mes deux travaux de commande depuis plusieurs jours, je le vis mal mais le fais bien. Aujourd'hui je devais voir un conseiller pour ma retraite et ce genre de chose, dans le cadre de ma nouvelle-vie-que-je-suis-autonome-avec (et-qui-commence-bien), mais il a décalé pour mardi prochain. Ensuite je dois voir Lisa pour, peut-être, organiser un autre plan dantesque pour revoir Radiohead. Après je ne sais pas. Rentrer, lire, écrire, travailler ? Ça m'étonnerait. Ce soir, réunion du bureau d'une association où je vais plus pour les gens que le travail qu'on y fait, et je ne parle pas que pour moi. Comme le dit Lisa, "homosexuel et socialiste, deux tares, et les tares lose". Je dois avouer qu'elle me fait beaucoup rire, avec tout et n'importe quoi. C'est aussi la seule personne dont j'accepte autant de vannes et de critiques. Bon, on peut dire que le test est concluant, il me faut un peu moins de trois mois pour qu'une cohabitation me pèse. C'est exigu chez moi, c'est le bordel partout, je n'arrive pas à savoir quoi mettre où. Rien contre la fille aux gants, mais je sens que je deviens irritable, parfois, et qu'elle le sent aussi. Vivement que son appartement soit prêt, je ne voudrais pas que des broutilles se mettent en travers du chemin. C'était le post fourre-tout de 11h22.

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mardi 15 avril 2003

Comme l'ont souligné certains killers du web, c'est une "putain de bonne idée" : allez voir Ligne 9, la nouvelle bonne idée de Chryde. Qui en ce moment nous montre son bon goût en matière de coiffure pour fêter son anniversaire, et du coup, ça, c'est peut-être pas une bonne idée...
Pour l'instant, d'autres photos, petites aussi, sont dans la partie photos juste là --> à droite. Des vraies photos de paparazzi. Plus tard, les grands formats... Peut-être.

lundi 14 avril 2003

Bon, ok, pas vraiment une interview, juste un coucou entre deux média importants (genre MCM et MTV), juste pour bredouiller quelques mots, faire signer deux ou trois trucs (et frimer avec, grâve) et boire un verre avec les gens de la maison de disque et d'MCM, écouter un bout du nouvel album fini, et rentrer flageollant... J'ai mangé avec Lisa au Dôme (St Paul-Le Marais) et c'était bien.
Bien, j'habite à l'est du 18è arrondissement, je me rends donc à l'accueil Assedic de Guy Môquet, dans le 18è. Logique. Une demi-heure de queue plus tard (rendue plus courte par la grâce du téléphone, et de Lisa à l'autre boût), j'apprends que vue mon adresse, c'est dans le 17è que je dois me rendre. Grmbl. Là-bas changement de décor, une première queue, rapide, permet de diriger les gens selon ce dont ils ont besoin, ou de les renvoyer chez eux s'il leur manque un truc. La deuxième queue se fait assise, même si elle dure trente cinq minutes. La personne qui me reçoit semble complètement imperméable à toute tentative de communication humaine, mais est particulièrement efficace, et je n'en demande pas plus ce matin, j'ai trop peur d'être en retard...
Aujourd'hui, programme chargé : Assedic pour déposer mon dossier de PARE, interview de Radiohead, et Black Session de Turin Brakes...

dimanche 13 avril 2003

Rétroblog 2

rétroblog, épisode 2, 2 avril 2003 Je sais, on ne comprend pas bien où je voulais en venir avec mon épisode 1. Je ne vous soumets que l'état actuel de nos relations :

From: marie To: Yarrow Subject: Date: Wed, 2 Apr 2003 12:27:41 +0200 (CEST)

http://www.securiteinfo.com/conseils/porterplainte.shtml

c'est ce qui va t'arriver si tu continue a jouer ton petit jeu pervers. Nous t'avons traque pendant des mois. Malgres tes logiciels de Lamers pour dissi;uler ton IP, nous avons maintenant tout ce qu'il nous faut pour faire le lien entre tes mails et toi. Merci beaucoup pour la photo, elle nous a apporte les derniers elements manquants.

Tu as le choix entre la police francaise ou anglaise. Marie

ps : continue donc a nous abreuver de tes merdes, ca ne fera que grossir le dossier d'instruction
Je laisse les fautes de frappe intactes, l'écrit n'avait jamais été son fort. Pour l'avoir expérimenté il y a peu de temps, le type des fautes indique effectivement le clavier QWERTY. Voici ce que je lui ai renvoyé.

Date: Wed, 02 Apr 2003 12:35:37 +0200 Subject: Re: From: Yarrow To: marie, Polyandre <polyandre@hotmail.com>

Je n'ai qu'un truc à répondre, une fois mes esprits repris, et c'est : "?"

Il va falloir m'expliquer, puis me prouver que j'ai pu faire quelque chose de répréhensible, je ne sais pas de quelle photo tu parles, et le dernier signe de vie que je t'ai envoyé est une carte de voeux à laquelle tu n'as pas répondu.

Et, hum, quelle police anglaise ?
Mon mail est évidemment resté sans réponse. J'ai essayé son téléphone fixe : coupé. Son portable sonnait bizarrement occupé. Sa mère, à qui j'ai réussi à parler, et qui a manifestement gardé un excellent souvenir de moi, m'a confirmé qu'elle est en Angleterre. Je suis toujours interloqué, ne sais que faire d'autre qu'attendre.

Rétroblog 1

Intro à ma petite histoire J'ai l'intention de mettre en place un rétroblog (ou un autre nom plus seyant), une suite d'anecdotes que je ne livrerais pas en ordre chronologique, mais qui permettrait de reconstituer, petit à petit, le puzzle bizarre de mon passé, des enchaînements logiques et des vies différentes. Cela fonctionnera quand j'aurai codé quelque chose de décent qui conviendra à ici, la fille aux gants, milky-way, et aussi peut-être mennuie, et gVgVssE. rétroblog, épisode 1, 11 juin 2002 Alors que je perds mon temps sur Hot Or Not (plus la peine de m'y chercher), je tombe sur une femme charmante qui y émet le souhait de me rencontrer. La face est accorte, le profil alléchant (pour rebondir sur un jeu de mot de Bidibi), une geekitude semblable à la mienne et de bons goûts musicaux. Il est hors de question que l'un de nous débourse un centime que ce site, il se trouve qu'au but de quelques jours, le profil se dote d'un rébus qui me permet de trouver l'adresse mail de la belle, et donc rapidement quelques infos supplémentaires.

To: 'polyandre@hotmail.com' Date: Tue, 11 Jun 2002 06:12:00 +0100 Subject: helloooOOOooo From: 'Yarrow'

pas sûr de l'adresse... j'aime bien les énigmes mais pas sûr d'y exceller. Webmaster dans le noir ok, mais la clope au bec ? Peut-être réponds-je à un message qui ne m'est pas destiné. Au plaisir de vous lire ;)

* révérence *
Notre conversation commence fort courtoisement, dans tous les sens du terme : mon coeur bat la chamade à chacune de ses réponses, et nous conservons le vouvoiement jusqu'à notre rencontre.

From: "polyandre" <polyandre@hotmail.com> To: "Yarrow" <yarrow@free.fr> Subject: ......impressionnée je suis ! Date: Tue, 11 Jun 2002 11:13:29 +0200

.... même si le message ne vous était en effet pas destiné messire tout de noir vêtu... mais l'énigme était de taille, et bien peu l'ont résolu... Un seul pour dire vrai... Pourrais-je avoir l'honneur de converser avec son vainqueur ?

Marie, alias Polyandre.
La belle, appeleons-là Polyandre pour essayer de coller à l'esprit de son pseudo initial, habite les Landes, était libraire BD avec son mari. À l'époque elle a 32 ans, est un instance de divorce, au chômage, et seule avec un petit Darius de deux ans et demi.

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Une bonne âme peut-elle m'expliquer ça ?
Flaoua en blanc !
Les facéties de Blogger semblent terminées pour aujourd'hui, je vais pouvoir essayer de lire les pattes de mouche que j'ai jetées sur le papier dans le premier métro ce matin, retrouvant plus ou moins mon premier jet perdu. Je commence par cette nuit, si j'ai le courage je tape les deux premiers posts dont j'ai parlé. Je passe la soirée avec Sarah, Coo et Soo, à qui je donne l'adresse du blog en échange de bon procédé, étant invité à participer à leur blog communautaire fraîchement ouvert, nerd's life. La nouvelle effraie la fille aux gants, pour qui ces personnes, mes amis, étaient susceptible de la connaître par et pour elle, et par par nos deux sites. Je lui répond, d'abord gentiment, puis peut-être un peu sèchement au fur et à mesure que je dois me répéter, que j'écrivais avant elle, et qu'elle ne peut modifier ni la façon dont j'écris (même si c'est déjà le cas), ni contrôler à qui je donne ou pas l'adresse - en l'occurrence des amis à qui je raconte déjà tout, notamment déjà au courant de tous mes déboires ou presque, jusqu'à Nicolas. Je lui indique que je pourrais être amené à signer tous mes sites (et croyez moi, ça commence à faire beaucoup) de la même identité, et pourquoi pas un mailing pour faire ma pub. "Tu es tordu. - Mais je t'emmerde ! - Comment tu me parles ? - Dans la mesure où tu l'as déjà fait et où je plaisante, je me l'autorise. - Je vais passer une mauvaise nuit. - Mééé non, si tu sais que je plaisantais, et si tu n'étais pas sérieuse, alors tu vas passer une bonne soirée et on se voit bientôt." Un silence assourdissant s'installe, et couvre dans ma tête le brouhaha du bar où je me trouve. Sous mes yeux s'affichent tous les clichés possibles; ils feraient un post très drôle, dans d'autres circonstances. Le gros coincé danse avec la belle extravertie avec laquelle il vit, dancing is about sexual confidence, que fait-elle avec lui ? Le quadragénaire mime Hendrix et cherche l'âme soeur parmi les nymphettes et les Anglaises en vadrouille; à quoi pense le lycéen qui ne danse pas, les yeux fermés, au milieu de la piste ? ou le pseudo poète, assis à sa table, qui observe comme moi ? Assurément je ne peux pas danser avec ces gens, nous sommes de planètes différentes. "J'étais sérieuse. - Alors je vais avoir du mal à l'avaler." Nous décidons de quitter l'atmosphère oppressante du Tryskel. Elle explique que ce n'est pas ce qu'elle a voulu dire. "Je suis curieux de voir comment tu vas t'en tirer." Plutôt que me dire ce qu'elle pense vraiment de moi, elle me démontre comment elle a pu penser ça; tout ce que j'espérais. "Je vais raccrocher", prévient-elle. "Tu veux raccrocher là-dessus ? - Je ne sais pas quoi dire." Les excuses que j'imaginais évidentes ont tardé à venir, et elles ne seront effectives que quand je saurai ce qu'elle voulait dire, vraiment. Elle se blâme, se flagelle, mais ça change peu à l'insulte, que je n'avais pas entendu depuis mon beau-père (alors que j'exigeais un "s'il te plaît" avec l'ordre de tondre la pelouse, il a sorti un "Tu es aussi tordu que ta mère", ça ne s'invente pas...) Nous terminons la soirée chez Coo, je compte en partir avec le premier métro, pour arriver an même temps qu'elle chez moi. Elle termine à 5 heures. À 5 heures et quart elle m'appelle, elle est déjà chez moi, je ne suis pas encore parti. Je la retrouve sous ma couette à 6 heures, nous nous réconcilions sur l'oreiller, un vieux rêve à elle. Pour paraphraser Larcenet, ça me fait de bonnes journées, en ce moment.

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J'avais ecrit deux chouettes posts dans le metro, mais la longue conversation telephonique avec la fille aux gants tout a l'heure m'incite a les remettre a plus tard, par exemple demain, qund le soleil sera leve, et moi aussi. Je passe la soiree avec Sarah, Soo et Coo (ce dernier tirant probablement une espece de fierte d'avoir un clqvier americain sur sa cochonnerie d'ordinateur, et entre nous, commet peut-on frimer avec un ordinateur sur lequel tourne difficilement Windows 98 ? Vous ne m'en voudrez donc pas des fautes, aussi imputables a la vodka, et du manque d'accent, bien temporaire).

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samedi 12 avril 2003

J'ai enfin trouvé un câble réseau croisé ! Je vais pouvoir finir le transfert de mon PC à mon PowerBook, et arrêter de regretter toujours LE fichier qui me manque et qui m'obligerait à graver un RW exprès pour lui. D'ailleurs vous saviez qu'on pouvait ruiner un RW ? Ça fait le deuxième, déjà.
Jeudi soir, alors que je mettais une dernière patte à une de mes deux maquettes, je proposai à la fille aux gants de prendre un plaid, des sandwiches et d'aller pique-niquer dans son appartement tout vide, pour voir le paysage la nuit, et aussi, honnêtement avec l'arrière pensée d'étrenner la moquette (qui va être arrachée la semaine prochaine). Ça n'a pas été fait, mais très bon moment quand même. Par contre noter pour plus tard que lorsqu'elle tourne en rond en m'attendant elle s'énerve toute seule, et je n'aime pas ça du tout.

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C'est pas tout ça, mais je parle, je parle, et aucune de mes contrariétés n'ont effleuré dans mon post précédent... Mon presque ex-employeur a attendu l'extrème dernière seconde pour me donner mes papiers à transmettre à l'ASSEDIC, pour pouvoir bénéficier d'un PARE (hé oui, je parle couramment le technocrate, maintenant. Je suis un nerd bilingue). À force de reculer le travail que j'ai à faire, je me stresse alors que j'ai encore plein de temps pour rendre mes maquettes en retard (euh, non, attendez...) à mes deux clients, à qui, incidemment, je pense que je ne demande pas assez d'argent. Et rien de bien défini envers la fille aux gants, mais elle m'a quasiment raccroché au nez tout à l'heure, alors qu'elle était encore dans son café, arrivée au boulot pour y faire la nuit.

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vendredi 11 avril 2003

Fleur

Rien ne va depuis hier soir, et je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression d'accumluler les micro-contrariétés, au grand dam de la fille aux gants, qui n'y est pas pour grand chose...
Je pense que tout ça nécessite un bref retour en arrière...

Mercredi matin : Lisa décline mon invitation pour aller voir Ed Harcourt. Je ne sais pas bien pourquoi, elle décrit sa position comme celle de Rachel lorsque Ross va épouser Emily : de la jalousie pour une situation qu'elle ne se voit pas obtenir tout de suite. Et donc ne se sent pas bien en ma compagnie, en tout cas pas ce soir (alors qu'il y a deux semaines ça allait), et dit qu'on se dirige doucement vers un état où on ne se parlerait plus du tout - je ne le voit pas comme ça, nous passons de longs moments au téléphone plus ou moins tous les deux jours.
Après mûre réflexion, je décide de proposer l'invitation à Flaoua, dont la prose m'a charmé, et pas que la veille. Un whois et deux pages blanches plus tard, je la dérange en pleine sieste. Elle me propose de nous retrouver plus d'une heure avant le concert, ce qui me surprend agréablement.
Influencé par le souvenir d'une amie qui partage de nombreux points communs avec Flaoua, je m'attendais à une grande brune filiforme avec des cheveux jusqu'au cuisses. Et je SAIS que tout est précisé sur sa page, ne me demandez pas comment je fonctionne. Pour répéter ce qu'elle a déjà dit, 1m63, un mètre de cheveux (un peu moins en ce moment), plus jolie que ce que laisse entrevoir la webcam, si c'est possible.
Indiana Bastille, deux Maï Taïs nous soulignent nos lectures communes. Comme je sors de la FNAC avec mes places pour Radiohead à Nîmes le 14 juillet, je commence à parler musique, j'ai l'impression d'en faire trop, de passer pour un maniaque. Elle n'a pas l'air ennuyée. Nous discutons blogs, forcément, mais pas seulement, comme souvent avec un blogueur nous avons (plus que) l'impression de bien nous connaître, évoquons nos orientations sexuelles, vies sentimentales, goûts musicaux (encore). Elle marque un point énorme en connaissant Bill Hicks, que je vénère et avec lequel je saoule d'habitude rapidement mes interlocuteurs.
Je la prends en photo, j'ai envie de garder la trace de ses taches de rousseur, dont elle parle sans qu'on les voit à cause de la résolution de la webcam.

La première partie, Sheehy, est sympathique mais toute calme, jusqu'à ce qu'il accueille sur scène Ed Harcourt et quelques uns de ses acolytes (plus un batteur charmant qui ressemblait manifestement à Bowie jeune, ou à une fille, ou aux deux) pour deux morceaux tout à fond, assez improvisés et pas désagréables.
Ed Harcourt a réussi à transmettre sur scène le meilleur de ses morceaux, ne reproduisant pas du tout fidèlement l'esprit parfois très calme de certains, démultipliant la pêche des autres. Je n'avais pas envie que le concert se termine, contrairement à Supergrass la veille.

À la sortie, je n'ai pas envie de rentrer chez moi, où la fille aux gants ne m'attend pas (elle fait la nuit à son travail); avec Oliver, j'accepte l'invitation de Flowa de rejoindre quelques uns de ses amis au Black Dog [voir la très exacte description dans le post d'icelle, et ce serait plus facile avec un permalink] qui donne hebdomadairement des concert pas chers, où nous restons peu de temps.
Accompagnés par deux de ses amis, nous mettons le cap sur le quartier général des Jeunes-Cons, le Shiwawa. Les murs sont un palimpseste d'esprit francophone et de marques de bière, le personnel est agréable. Bientôt rejoint par Maïa, notre petit groupe me laisse un de ses très bons souvenirs de bar dont on regrette a posteriori qu'ils finissent par se mélanger un peu aux autres. La compagnie étant unique, ou au moins une première, cela pourrait ne pas être le cas.
Si je n'ai pas osé vérifier que Maïa sentait bon, je puis attester qu'elle est charmante, et que ce qu'elle écrit l'est tout autant (penser à acheter ça, qui n'est d'ailleurs pas sur Amazon, c'est un scandale). Par contre le White Musk de Fleur et l'Activist de Yarrow formaient un joli bouquet, Body Shop Power...

Rentré vers 5 heures, fourbu mais content. On remet ça quand vous voulez.

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Ici, bientôt, des posts à profusion. Promis.

mercredi 9 avril 2003

Concerts

Hier soir, concert de Supergrass; je confirme l'impression qu'ils m'avaient donnée en juillet 2001 : ils ont beau se démener sur scène, je m'y ennuie. Je comptais y aller avec la fille aux gants, mais elle est exténuée, au point de repousser mes avances, et reste sous la couette. J'apprends avec plaisir et stupeur que le copain que j'ai emmené au concert fera la première partie de Venus à Belfort. Je vais peut-être faire le déplacement.

Je m'apprête à rejoindre Flaoua à Bastille pour voir Ed Harcourt au Café de la Danse. Je suis un peu tendu.

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Je voudrais vous présenter, et vous inciter à visiter le blog de la fille aux gants, tout nouveau, tout beau, avec pas encore d'archives, mais un oeil différent sur les aventures qui n'auront pas manqué de vous captiver sur ces pages, un oeil différent, une objectivité différente, et donc les deux facettes d'une histoire... C'est par ici que ça se passe.

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Avant de poster quoi que ce soit d'autre, ça (à propos des Blogs d'Or): Et puis merci pour lui aussi. Parce qu'il mérite. Gravement. Et cela pas seulement parce que ces derniers temps je pallie au vide de ma vie sentimentale grâce aux récits de la sienne. Pas seulement parce que je me gave de sa Magie, chaque jour, plusieurs fois par jour, même. Pas seulement non. Mais aussi pour cela. Un peu. * ptites ailes * Merci Flaoua.

lundi 7 avril 2003

Elle doit se lever, se préparer, m'appeler, venir. Elle me manque.
J'ai l'impression d'être un général, à l'issue d'une bataille encore incertaine; je suis exténué, et à l'instar du live de Venus, je suis déjà mort. Je me suis réveillé assez rapidement, grâce à ma chatte, toujours en chaleur. J'en profite pour réfléchir à nous, à moi. Hier matin au téléphone, la fille aux gants semble rassérénée par mon second post; il semble que ce ne fût que l'effet de la proximité de son amie au moment de la conversation. Nous convenons de manger ensemble près de Saint Lazare avant de l'accompagner à son travail. J'ai l'impression d'avoir répété cette rencontre, dans ma tête, pendant des heures : dans mes plus beaux atours, je la prends dans mes bras, je l'embrasse, je m'excuse de ma maladresse, lui explique mes questions, mes réponses, mon envie de passer du temps avec elle, de vivre avec elle, ce à quoi je suis prêt à renoncer, les fleurs, les violons, etc. Dans la réalité, je m'approche d'elle dans un trois pièces noir, la prends dans mes bras. Elle romps l'étreinte au bout de quelques secondes, me repousse alors que je cherche ses lèvres. "Je ne peux pas." Je détourne le regard, interloqué. Je suis perdu, je ne bouge plus, je ne comprends pas, j'ai déjà peur de la suite. Je veux fuir, mais je sais que si je cours je m'effondre. Peut-être comprend-elle la force de son geste, ou peut-être pas, elle veut me reprendre dans ses bras, c'est moi qui la repousse. "Tu ne peux pas ?" Nous discutons en marchant vers un restaurant vers Opéra. Ou plutôt mes silences ponctuent ses diatribes, elle m'explique que je ne suis pas la raison pour laquelle elle est partie ce matin, elle me raconte son travail, son trajet, sa fatigue, son envie d'un appartement, son taxi. Elle me dit ne pas me comprendre, me dit que c'est moi qui ai cherché tout ça, pas seulement aujourd'hui, mais que je me suis plus engagé qu'elle, elle veut me rappeler l'incertitude de notre relation, le tout sur un ton sec, péremptoire, où j'entends tout sauf de l'amour. Dans cette ambiance tout ce que j'avais pensé, préparé, ne me sert pas à grand chose, elle m'aurait jeté mes fleurs à la figure, elle n'aurait pas écouté une déclaration. Au restaurant, elle s'adoucit un peu. Je lui explique mon cheminement de pensée, qu'elle a du mal à saisir - et comment lui en vouloir, je m'y suis perdu moi même - je lui explique que j'ai posté les questions sans avoir encore les réponses, que j'ai choisi de me poser ces questions maintenant plutôt que trop tard, parce que résoudre ces questions serait décisif pour savoir comment j'aborde cette relation, parce que j'ai envie de vivre avec elle et que ça ne sert à rien d'en avoir envie si c'est pour la quitter pour un homme dans trois mois. Mes larmes tombent sans retenue sur le set de table en papier alors que je lui avoue tout ça, mon envie d'elle, les hommes contre un mot doux, mon royaume pour un sourire. Elle ne peut toujours pas répondre, me dit qu'elle a assez prouvé par son attitude son envie de continuer avec moi, en tout cas jusqu'à maintenant. Elle me renouvelle sa confiance, accepte le cadeau que je lui offre avec mille précautions : "J'étais venu pour te rassurer, et dans cette optique c'est un symbole d'engagement; mais vue la tournure des événements tu pourrais juste voir ça comme une pression supplémentaire et ce n'est pas mon but. Alors ne vois ça que comme un souvenir, un objet que j'aime bien, acquis à un endroit que j'aime bien, et que je serais heureux que tu portes." Elle la glisse, difficilement, à l'annulaire gauche, et me montre sa main droite : "Tu sais ce que cette bague représente." J'opine, je crois que c'est l'alliance de son père. "C'est toi qui a la pression maintenant." Elle me sourit, je ne demande pas plus. Nous allons en bus jusqu'à son travail. Nous nous tenons la main, nous sommes proches, enfin, la conversation s'allège un peu. Hier soir, nous passons un long moment ensemble au téléphone, nous échangeons des blogs, des histoires. Je m'endors doucement, alors qu'elle est au travail et qu'elle s'y ennuie. Nous raccrochons, continuons de discuter par Messenger, c'est la première fois. Nous faisons tout à l'envers, vraiment.

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dimanche 6 avril 2003

Lorsque je l'ai entendue rentrer, j'ai fini le post, très vite, pour pouvoir être avec elle. Je l'ai laissée lire pendant que je partais me préparer sommairement dans la salle de bain; quand je suis revenu, elle me tournait le dos, ordinateur éteint. Le fait qu'elle l'ai lu maintenant obvie toute tentative d'amender mon texte. Je dois le relire et le démêler. J'ai peur qu'elle se braque sur ce que j'ai posté, parce qu'à brûle-pourpoint c'est compréhensible. Elle aurait aimé que je lui en parle avant de poster. Je sens qu'on arrive aux limites du blog dans la vie privée; est-ce que je dois poster quand je pense, ou ne poster qu'une fois les questions répondues ? J'ai peur qu'elle pense que j'ai des réponses alors que je ne fais qu'esquisser des questions. Nicolas a essayé de faire de moi quelque chose que je ne suis pas, mais une partie de moi s'y est adapté; est-ce à dire que j'y ai pris goût ? Indéniablement. Cela m'est-il indispensable ? C'est la question que je me posais. J'ai essayé de la rassurer, je l'ai serrée contre moi. Je lui ai dit mon envie d'être avec elle, de ne pas s'inquiéter. Elle était fatiguée de sa longue "journée" de boulot, n'avait pas envie de parler, moi non plus. Étaient-ce des pleurs ? Elle était énervée du retard de sa relève, des problèmes techniques qu'elle avait rencontrés, probablement aussi du fait de trouver un dortoir chez moi, avec la perspective du soleil qui se lèverait sur un champ de ruines sans rideau dans quelques minutes. Finalement de ne pas avoir de chez elle. Elle s'est rhabillée, elle est partie dormir chez Mimibe. Elle ne voulait pas me voir avant de repartir travailler ce soir. J'ai négocié que nous fassions son trajet en métro ensemble. J'étais dévasté; juste avant d'arriver à l'escalier, elle en a allumé la lumière, s'est retournée vers moi, s'est penchée, m'a consciencieusement et doucement soufflé un baiser de sa main tendue. "Ne t'inquiète pas." Je me suis endormi instantanément.
À la demande de quelques personnes tout à l'heure, nous avons regardé quelques épisodes de Queer As Folk (la version anglaise), dont j'ai le DVD par la grâce d'eBay mais que je n'ai pas encore vu en entier. Le corps exposé de Nathan dans les bras de Stuart a évidemment ravivé des souvenirs chez moi, notamment de Nicolas - dont j'ai incidemment reçu un mail amical tout à l'heure - et de sensations en général, des sensations brûlantes qui me poussent à me poser des questions (comme si je ne pensait déjà pas trop à tout et n'importe quoi). Il ne fait aucun doute que je suis heureux d'être avec elle, et que je ne voulais plus être avec lui. J'ai juste peur que certaines choses me manquent, il va falloir déterminer précisément quoi... peut-être, plus tard, parce qu'elle vient de rentrer, je vais enfin dormir...
J'ai envie d'enlever le picture blog, en attendant d'en coder un plus respectable. hop, photos de tout le monde, qui dort.
Je vous néglige, comme je néglige mon travail au profit de la fille aux gants, de sa recherche d'appartement, de son blog en gestation, et de se qui me rapproche d'elle en général. Et si je ne dors pas à cette heure avancée, c'est pour l'accueillir lorsqu'elle rentrera de son travail de nuit. Je suis entouré par une poignée d'amis assoupis, avec qui j'ai passé la soirée, une soirée comme beaucoup d'autres, de celles qui me réjouissent sans vraie raison, ou nous passons notre temps à boire, manger, écouter de la musique et dire des bêtises. Réunis par un goût commun pour Jeff Buckley - qu'ils partagent d'ailleurs plus que moi - nous n'en parlons que rarement. Nous tenons d'habitude plus longtemps, mais vers 5 heures tout le monde était KO. Traditionnellement nous déclarons la fête clôturée vers 10 heures le lendemain, lorsque tout le monde part. Parfois beaucoup plus tard, dans l'après-midi, voire le lendemain. Nous avons parfois du mal à nous séparer. Sur mon grand lit à côté de moi, une place pour ma douce; un peu plus loin, un grand musicien brun parisien et une petite étudiante brune toulousaine, ensemble depuis quelques mois. À leurs pieds, une rousse contorsionniste, exe éplorée du premier. Sur un matelas en mousse, une styliste aux cheveux longs et aux yeux limpides à côté d'une communicante au chômage. Plus à droite, sur le futon, la petite soeur du premier, 14 ans mais de toutes nos fêtes, et une fan de Radiohead, mi-niçoise mi-toulousaine. Ce joyeux melting-pot, et quelques autres qui n'ont pas pu répondre à l'invitation (qui mentionnait mon licenciement à fêter, mais nous l'avons oublié), c'est à peine plus distendu qu'une famille, prompte à se câliner et se supporter, mais à géométrie variable, sans la pression des liens du sang. bouffée de tendresse Ils ne lisent pas ici, mais je vous aime bien. Voilà.

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jeudi 3 avril 2003

Allez voir ce truc-là, c'est dingue. Et je viens de voir le commentaire de Chryde, "Yarrow n'était peut-être pas parti pour être intime, mais il a su raconter son histoire d'amour avec une sensibilité incroyable." soupir

mercredi 2 avril 2003

Il y a des journées comme ça qui continuent bien. Malgré les tâcherons qui nous ont fait attendre au KFC, ou en plus la nourriture est passable, tout va bien, il semble que nous ayons trouvé un appartement pour la FoG (et quand je dis "nous, je veux un peu dire "moi", mine de rien), à six minutes de chez moi, proche de pleins de métros, pleins de commerce, en altitude, etc. Elle signe le bail tout à l'heure, alors je ne dis encore trop rien pour ne pas fâcher les superstitieux... Ce soir, concert de Vénus, le coeur léger. (sauf un truc à vous raconter, plus tard, sur un épisode malheureux d'aujourd'hui, mais on va attendre une journée moins joyeuse pour l'évoquer) <-- ça c'est du teasing
Google-wish Je compatis auprès de celui ou celle qui est arrivé sur mon site en cherchant "comment récupérer mon mec", mais je ne pense pas pourvoir fournir ici de solution miracle... Peut-être aller voir ici ? ou ? Bonne chance.

Réponse

Fière, c'est pas le mot, vu le contenu du post... Et puis je ne suis que le sujet, c'est Yarrow qui l'a écrit quand même...

Blogs d'or

Il y a des journées comme ça qui commencent bien. Levé tard, avec la fille aux gants, du lit une place où on a dormi exprès pour être l'un contre l'autre (la tentation de dormir confortablement quand on a un lit du 2 mètres sur 2 est trop forte, parfois), petit dèj traditionnel, tartines grillées à la confiture de rhubarbe, et le résultat des Blogs d'Or :

blogs d'or

Et si ça ne suffisait pas, le post sur la fille aux gants (prix du jury, post le plus intime) la rend fière comme une papesse, je vais avoir du mal à la tenir aujourd'hui... Deux prix du jury, donc, nous reviendrons nous venger auprès du public l'an prochain, promis...

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mardi 1 avril 2003

Hier soir, alors que nous avions prévu un concert jazz-électro à la Balle au Bond, nous n'avons pas vu l'heure passer, et nous avons fini de manger vers... 22 heures. Des amis à qui j'avais proposé le concert (et avec qui nous sommes allés voir Coldplay dimanche) proposent comme plan alternatif "On achète de la binouze et on vient". Mon instinct de maîtresse de maison ne fait qu'un tour, j'aime bien ce genre d'improvisation, et ils débarquent vers 23 heures 30, pour six heures d'alcool, de piques et de musiques variées. Nous fêtons dignement la dispo du prochain album de Radiohead, dont vous risquez d'entendre parler pendant encore longtemps, tant il semble bon...