lundi 31 mars 2003
"I rest my case."
Ça fait plusieurs jours que j'ai l'expression en tête, à cause de plusieurs comiques américains, au premier rang desquels un épisode du dessin animé tiré du film Clerks, de Kevin Smith, au cour duquel Randal défend Dante dans un procès où un client attaque Dante pour un accident provoqué par Randal, et où ce dernier appelle à la barre, on ne sait trop pourquoi Woody Allen, Steven Spielberg, et Georges Lucas, entre autres, pour leur faire avouer (sous serment) que leurs dernières productions sont très mauvaises, et se faire rembourser le prix de ses séances de cinéma...
"I rest my case."
J'aime bien la sonorité, les scènes que ça m'évoque, le principe de démonstration (je suis le roi de la mauvaise foi argumentée), le fait de n'avoir pas l'air pédant de "CQFD" (ni la référence à la compil de débutants des Inrocks), mais je ne peux pas utiliser ce genre d'expression sans avoir à expliquer 1. ce que ça veut dire 2. d'où ça vient 3. pourquoi je ne parle pas en français comme tout le monde 4. que je ne me transforme pas en Jean-Claude Van Damme, il n'y a qu'à voir la taille de mes bras, et puis je ne casse pas de noisette entre mes fesses, moi.
I rest my case.
Mat en trois coups
Nous sommes restés un peu au téléphone, parler de tout et de rien, de son boulot, du fait qu'elle a utilisé le mot "amour" trois fois en deux jours dans des conversations à moitié anodines (mais la bonne moitié).
En fait, lorsque nous avons partagé la barquette de frites (voir ci-dessous le 28), j'avais souligné que "notre union est placée sous le signe du cholestérol" - il est des mots que j'utilise et d'autres que j'évite. Hier à ma descente de train, elle m'a emmené dans un restaurant japonais qu'elle aime beaucoup et qui ne sert pas de poisson cru. Alors que je pensais que c'était le seul intérêt de ce genre d'endroits, il s'est trouvé que les bols énormes qu'ils garnissent d'ingrédients variés, calamars, légumes, champignons, gingembre, et caetera, sont excellents, je reviendrai. Toujours est-il qu'elle a repris le commentaire diétético-astrologique, en remplaçant "union" par, donc, "amour". Je l'ai noté consciencieusement, aux côtés des "préparé/nettoyé avec amour" que j'avais déjà entendus, et j'ai consciencieusement évité de relever le trait. Mais mon esprit tordu s'est laissé pousser des ailes en silence... Je voulais le bloguer, puis lui en parler, mais ce matin, alors qu'elle soulignait que le grec d'hier soir a été fatal à son idée de revenir rapidement à son poids idéal, elle a répété de nouveau (je peux dire, "répété de nouveau", quand c'est la troisième itération ?), cette fois-ci en substituant "idylle" au mot qui m'avait tant plu hier.
""Idylle" ?
- Non, tu as raison, idylle voudrait dire qu'il y a forcément une fin."
Je vais retourner m'endormir, un sourire aux lèvres, échec et mat à force de bonheurs simples, avec en tête un horizon sans nuages malgré ma situation professionnelle.
Libellés : fille aux gants
Retrouvailles
Concert de Coldplay très fort, ils sont toujours très bons sur scène, mais je dois avouer que comme c'est la troisième fois que je les vois depuis cet été, il s'installe une certaine habitude - ce qui ne se produit pas, par exemple, avec un groupe islandais dont le nom commence par Sigur et dont on m'indique à l'oreillette que je parle trop.
samedi 29 mars 2003
Punch
Pas assez dormi, pas assez mangé, déjà trop bu après un punch, elle me manque et je retourne à mes cacahuettes.
Libellés : concert, fille aux gants, sigur ròs
vendredi 28 mars 2003
Trans
L'appartement visité, où j'ai d'ailleurs emmené la fille aux gants ce midi, est très beau. Deux pièces blanches, parquet, trois fenêtres sur cour, cuisine à part, toilettes à part, baignoire, chauffage collectif, troisième étage, tout refait, etc. Passe encore qu'on apprenne que le loyer est de 630 et non 600 comme précisé dans l'annonce, mais les charges sont de 70 euros et le total est bien trop élevé pour la bourse de ma compagne.
L'attraction supplémentaire vient du (de la ?) propriétaire, une baraque d'un mètre quatre-vingt cinq (ça parait plus haut en toutes lettres, non ?), qui a à la fois des seins, de la moustache, des talons, un cigare, une jupe, une perruque et une voix de fausset... Il serait mal venu de ma part, moi qui assiste occasionnellement au conseil de l'Inter LGBT (dont le T lutte pour les droits de Madame le propriétaire), de me livrer à de la transphobie, mais était-ce une raison pour me tancer ainsi, parce que j'ai fait déplacer mademoiselle pour rien, si j'avais bien lu l'annonce j'aurais su que c'était cher ?
Premièrement, trav ou trans ? nous n'en saurons jamais rien.
Ensuite, cette visite a fourni un alibi parfait à la fille aux gants, qui a pu manger une barquette de frites avec moi ce midi, me faire lire sa production quotidienne en vue du blog qu'il faut que je pense à lui construire...
Elle revient sur notre discussion d'hier mieux que je ne le ferais, parce que je n'ai pas vraiment envie d'en parler; toujours cette peur que j'ai de m'investir avec quelqu'un que ne le veut pas vraiment; moi qui m'attache trop aux mots, elle qui n'arrive pas à les prononcer, mais apparemment pas à les ressentir non plus. Je lui corrige une citation, de moi, essaie de penser à autre chose. Et puis elle repart vers son stage - passionnant - de compression numérique.
Libellés : fille aux gants
jeudi 27 mars 2003
Inspire
Libellés : fille aux gants
mercredi 26 mars 2003
Deux plumes
Je commence la conception d'un blog pour la fille aux gants. Même si j'aurais bien aimé que nous postions à deux ici (genre Bougres), elle a besoin d'un espace à elle, à défaut d'un appartement, au moins pour l'instant.
Je suis aussi en train de réfléchir à faire un moteur de blog plus intéressant, qu'on pourra partager, sur vrai hébergement, un vrai nom de domaine, etc.
Libellés : fille aux gants
lundi 24 mars 2003
La fille e(s)t Venus
Viiite que je poste avant la ligne limite de changement de date (minuit, en clair).
La fille aux gants (qui est allongée sur moi à l'heure où j'écris ces lignes) a mis sur le papier quelques brouillons de posts pour ici ou un éventuel blog à son nom, et me les a soumis. Je les ai bizarrement mal interprêtés, tous les trois; en ayant peur d'y trouver des choses négatives, j'y ai lu manque de l'ex, critiques, et amour impossible. Il m'a fallu reprendre mes esprits pour en secouer les pellicules de paranoïa, et y lire, dans le bon sens, la page tournée, mes bons côtés, et les vertus de la patience...
Cet après-midi, j'ai interviewé le chanteur et le nouveau batteur du groupe Venus. Je ne saurais que trop vous conseiller l'écoute de leur dernier album, Vertigone, mais aussi de leur premier, Welcome to the modern dancehall, et de l'exceptionnel live sorti entre les deux, The man who was already dead. Vous pouvez visiter l'excellent site de Manur sur Venus, Out of breath (et si tu me lis, merci pour tes questions).
Libellés : fille aux gants
dimanche 23 mars 2003
Y'a une fille qu'habite chez moi
La chanson du jour, c'est évidemment Benabar qui nous l'apporte, Y'a une fille qu'habite chez moi .
Plusieurs indices m'ont mis la puce à l'oreille, j'ouvre l'oeil J'vais faire une enquête pour en avoir le coeur net, ca m'inquiète Ya des détails qui trompent pas Les draps la couette, et la taie d'oreiller sont plus dépareillés A coté de mes fringues en boule ya des vetements pliés et repassés Ya des détails qui trompent pas, j'crois qu'ya une fille qui habite chez moi Deux brosses à dent, dans la salle de bain Du savon sans savon, et l'sèche cheveux c'est certainement pas le mien Les p'tites boules bizarres, pour parfumer la baignoire C'est un vrai cauchemar, quelqu'un a massacré tous mes amis cafards Dans la cuisine, des sachets de thé de verveine, de camomille, Un message sur le répondeur d'une mère qui n'est pas la mienne V'la qu'elle s'en prend à ma famille Ya des détails qui trompent pas Quelqu'un en traitre a fait la vaisselle Où sont mes habitudes, mon ménage trimestriel J'ouvre le frigo horreur, mais c'est de la folie Ya plein de légumes, ha! ya même des fruits Ya des détails qui trompent pas, j'crois qu'ya une fille qui habite chez moi Où sont mes potes, qui glandaient d'vant la télé Des boîtes de pizza, des paquets de chips eventrés Les mégots de cigarette, écrasés dans les assiettes Ma collection de new-look aux oubliettes zzzzzzzzzzz'oubliettes Dans la table de nuit ya plus de capote mais dl'aspirine Ya une fille qui habite chez moi Ya aussi des bougies contre l'odeur de la nicotine Ya une fille qui habite chez moi Ya des détails qui trompent pas Y'a des détails qui trompent pas Y'a un vrai rideau y'a plus de drap cloué sur la fenêtre ! Qu'est-ce que c'est que ça mon Dieu c'est une plante verte ! L'aspirateur est encore chaud C'est trop je porte plainte! Je vais l'emmener au labo pour vérifier les empreintes On dirait que j'suis plus célibataire La coupable je la tiens Elle est devant moi l'étau se resserre Accrochée au téléphone assise en tailleur Dans une jolie robe à fleurs
Tout n'est pas vrai, c'est elle qui fume, et c'est toujours un tissu qui est cloué sur les Velux, mais ça s'est fait sans qu'on s'en rende compte, au fur et à mesure qu'on emportait des affaires de chez elle pour les répartir chez son amie et dans les points de chute de connaissances, c'est chez moi que la majorité du volume est arrivé... sans coup férir.
Libellés : fille aux gants
samedi 22 mars 2003
Fleur bleue
Le contenu de ce blog est en train de justifier la fleur bleue qui l'orne - il faudra d'ailleurs que je vous parle un jour de la raison du nom du lieu. J'écris au soleil sur notre grand lit (2 mètres sur 2), elle est sous la douche, et nous venons de nous lever. Amour, musique, céréales et Coca light.
(*.*) soupir et étoiles dans les yeux
J'ai deux Velux gigantesques au dessus de moi, et quand je regarde dans ses yeux leur reflet reproduit exactement les deux taches lumineuses et carrées qu'on voit dans les yeux des personnages de Manga quand ils sont heureux.
vendredi 21 mars 2003
jeudi 20 mars 2003
Trac
Hier soir au téléphone.
"Et si ça se passait mal demain ?
- Qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?
- Je ne sais pas, j'ai peur d'être maladroite, de dire un mot de travers... Ou un geste de travers, au lit. Ça va faire bizarre de te revoir après tout ce temps.
- Rien ne pourra mal se passer. Laisse moi te raconter la scène. Deux possibilités. J'arrive en avance à Orly, au bout de 45 secondes de retard je commencerai à m'inquiéter, à me monter la tête, je penserai qu'il t'es arrivé quelque chose, ou que tu m'as évité parce que tu ne veux plus me voir-
- Oh non !-
- Attends ! Et là je te vois, et avant que tu saches ce qui t'arrive je t'aurai sauté dessus et couverte de baisers. Le deuxième scénario, c'est le plus probable, si moi j'arrive en retard. Tu descends de l'avion chargée, tu ne me vois pas, et tu commences à te faire les même films, tu crois que je ne suis pas venu. Et puis j'arrive, et je te saute dessus.
- Avec l'état de mes dents je ne vais pas pouvoir beaucoup t'embrasser.
- Qui t'a dit que tu devrais faire quelque chose ? Je t'embrasserai pour nous deux."
mercredi 19 mars 2003
Libellés : fille aux gants
mardi 18 mars 2003
lundi 17 mars 2003
Libellés : fille aux gants
Ventilation
- Non. C'est moi qui aspire le froid, toi tu souffles le chaud pour réparer mes conneries."
Libellés : fille aux gants
dimanche 16 mars 2003
Libellés : fille aux gants, sigur ròs
samedi 15 mars 2003
Libellés : fille aux gants
Libellés : LGBT
Libellés : fille aux gants
vendredi 14 mars 2003
jeudi 13 mars 2003
Inventaire
Hier soir je suis allé chez Nicolas pour récupérer les affaires que j'avais disséminées ça et là. Pour jouer à Prévert, on peut compter quatre pulls, deux chemises, trois caleçons, neuf chaussettes dont deux roses pour le ski, deux pantalons dont un treillis, un Paris vu du ciel, un Larcenet, deux Largo Winch, un Garfield, une chatte et sa caisse, trois Maupin (à la fille aux gants d'ailleurs), une bouteille de liqueur de chocolat (encore meilleur que le Bailey's), une demie douzaine de t-shirts, un peignoir Microsoft (pour donner des éruptions cutanées aux Mac addicts de mon entourage), du sirop pour la toux, le chargeur de mon iPaq, quelques numéros du Time, et quatre personnages Kinder du Seigneur des Anneaux.
Et comme tout ça, regroupé dans une valise, une caisse, un sac à dos, plus mon ordinateur, ne serait jamais passé par l'exigu portillon de la station Rue des Boulets, ni monté les escaliers de mon Château Rouge, j'ai appelé un taxi.
J'ai consulté mes mails sur son iMac. Et aussi les commentaires du blog. Et j'ai été curieux, j'ai regardé l'historique de son Internet Explorer. Je m'attendais à y voir les sites de rencontres qu'il utilisait déjà avant moi, quelques adresses de sauna, son horoscope. Je m'attendais (un peu) moins à y trouver ces photos allemandes de garçons plus que probablement mineurs, soft, certes, mais nus quand même.
Libellés : fille aux gants
mercredi 12 mars 2003
Libellés : fille aux gants
Libellés : fille aux gants
mardi 11 mars 2003
Je constate avec surprise, bonheur, étonnement, joie, etc., que je suis cité plusieurs fois dans deux catégories aux Blogs d'Or. Par contre je signale charitablement que tous les liens vers les blogs en questions semblent ne pas fonctionner sous Safari (alors qu'Internet Explorer ne pose pas de problème, autant dire que je n'ai rien dit).
- Utilisation frauduleuse d'une carte sur un compte fermé
- Ma journée du 16
- Yeeeew. Je me dégoute
- la fille aux gants
La fille aux gants en retire avec raison une certaine fierté, et parle en souriant de "notre nomination"... "J'ai peur qu'un jour, tu te rendes compte que je ne suis qu'une coquille vide, et que le personnage que tu m'a créé est beaucoup plus intéressant que moi. - Ne dis pas de bêtise. Ai-je changé ton personnage ? Ai-je même changé la façon dont tu parles, ou ce que tu dis ? Une parole ? - Non. - Je ne peux pas parler pour l'avenir, mais ne t'inquiète pas."
Et MERCI à Flaoua pour la micro-bannière dont elle se sert pour linker vers cette page. C'est très joli, et je suis flatté.
Et comme on en est au chapitre des messages perso, la fille aux gants me dit de dire à K-Tar 6 qu'elle a habité place Saint Cyprien, et qu'elle vient de partir 10 jours à Toulouse.
Voilà c'est fait. "Tu a déjà imaginé que je me remette avec Thomas ?
- Oui.
- Vraiment ?
- J'ai des peurs qui ne sont pas omniprésentes, mais qui sont là, parfois. J'ai peur qu'un jour, pantelante sur l'oreiller, nos corps encore ruisselants, tu me rappelles que tu n'as toujours pas envie de t'impliquer. Quand tu m'appelles et que ça ne va pas, comme hier, j'ai peur que ça puisse être de ma faute; ou pire que ça vienne de quelque chose que je ne maîtrise pas. J'ai peur que tu me reparles comme au Salon de l'Agriculture.
- Ne t'inquiète pas. Je suis bien avec toi; je ne me pose pas de questions, je n'ai pas envie de m'en poser, parce que je suis bien avec toi. Les gens que je connais me disent que j'ai l'air épanouie, je parle de toi à tout le monde parce que je ne peux pas m'en empêcher. Ne t'inquiète pas. silence Je n'aurais pas dû te parler de ça.
- Non, c'est bien que tu saches ce que je pense, et c'est bien que tu aies su me rassurer. Ça ne veut pas dire que je le penserai plus mais...
- On ne m'avait encore jamais parlé comme ça. On ne m'avait encore jamais parlé comme ça avec des larmes dans les yeux. J'ai encore plus l'impression d'être un personnage de roman.
- Tu es un personage de roman. Deux coups d'agrapheuse dans mon blog et hop. Tu te sens mieux dans ce restaurant ?
- Tu n'étais pas obligé tu sais.
- Qui parle d'obligation ? je l'ai fait pour moi :p"
lundi 10 mars 2003
dimanche 9 mars 2003
Libellés : sigur ròs