vendredi 28 février 2003

Zen

Ce matin la fille aux gants (elle a précisé que ce surnom lui allait, alors faute de mieux...) m'a laissé un message où elle avait l'air perturbé. Quand je l'ai rappelée, elle m'a expliqué que son ex lui a mis une porte dans la figure plus ou moins par inadvertance. Et alors que ç'aurait dû être plutôt minime, elle a éclaté en sanglot. Sans vouloir en rajouter, j'ai eu envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. OK, au téléphone, mais bon. C'est tellement mystérieux, le pays des larmes. La tension, la culpabilité, le mensonge...

Elle part en province bientôt voir sa famille. Nicolas quant à lui sera dès demain en mission pour trois semaines quelque part dans le centre. Ooooooooom.

Round 2

Ce matin j'ai revu le client qui m'avait sauté dessus. J'ai prouvé ma bravoure en allant le défier seul dans son bureau, et lui expliquer que je n'étais pas intéressé. Il a su se tenir.
Je relis mon post de l'époque et je vois que j'ai utilisé la fidélité comme excuse. Est-ce que, parfois, je suis pas un petit peu un sale hypocrite ? Merci de ne pas répondre à mes questions rhétoriques.

Salon de l'Agriculture

Hier vers 16h, la fille aux gants m'appelle, et de fil en aiguille m'invite à la rejoindre au Salon de l'Agriculture. J'agrée évidemment sur le champs (haha), abandonnant là mon bureau.
Elle m'attend au bar d'en face, m'appelle avant que je la vois pour me dire de faire attention en traversant. Je l'embrasse. "Ça fait bizarre." C'est vrai, c'est étrange de se retrouver là comme si on se connaissait depuis longtemps, comme si nous étions ensemble. Je frime un peu avec mon PowerBook, le temps de lui montrer les photos de notre week-end à Lyon en plein écran, ce qui est quand même mieux que les 2 pouces de l'appareil photo. J'ai envie d'y être encore, elle aussi. "Je n'aime pas trop les manifestations d'affection en public." Moi ça m'importe peu, quand j'embrasse j'oublie le reste. Mais je suis exhibitionniste, sinon je n'écrirais pas un blog, pas vrai ?
"C'est étrange de t'embrasser, ici, ça me rappelle qu'on est ici. Je voudrais être au milieu de nulle part." Moi aussi je voudrais être resté là-bas, au milieu d'inconnus, avoir tous les deux cette insouciance de ne pas craindre de rencontrer quelqu'un à qui rendre des comptes.
Je voudrais pouvoir la soulager du poids de la culpabilité qu'elle traîne vis à vis de son ex, avec qui elle vit encore faute de mieux. Je lui ai proposé une fois mon appartement vide, mais je n'ose pas insister, j'aurais l'impression d'avoir un mari et une maîtresse que j'entretiens. "C'est bizarre, mine de rien, on se voit, et tu rentres chez ton homme après." Certes. Et je me complais dans cette relation où lui tient plus à moi que l'inverse, où il me montre chaque jour qu'il ne pense plus comme celui qui ignorait les v?ux de fidélité il y a quelques mois, où je renie pour la première fois une presque vie de presque honnêteté. Qu'est-il arrivé à "Je suis fidèle", à "Je m'implique trop dans une relation pour regarder ailleurs" ?
Est-ce que c'est juste moi qui change, ou est-ce que c'est juste elle qui m'attire malgré elle dans ses filets ?

Mardi nous discutions de nous.
"Ton regard me déshabille, c'est désarmant.
- Mon regard a-t-il changé depuis hier ?
- Non, c'était un problème. Tu me regardais déjà comme ça.
- Mon regard a-t-il changé par rapport à "avant" ?
- Non, ça a toujours été un problème. Tu m'as toujours regardée comme ça."

J'aimerais lui tenir la main mais je n'ose pas. Nous regardons les veaux, vaches, cochons, couvées qui attendent ou qui ont eu leurs notes.
"Tu ne regrettes pas de m'avoir demandé de venir ?
- Oh non."
Nous laissons porter en silence nos baisers sur le couloir roulant.
"Qu'aurais-tu répondu si je t'avais dit oui ?
- Je t'aurais demandé poliment si tu voulais que je m'en aille. Tu avais envie de répondre oui ?
- Rassures-toi."
Non, ça ne me rassure pas. J'ai du mal à me détacher de ces pensées maintenant qu'elle les a instillées en moi. Lui dire le mal que ça me fait serait dire beaucoup d'autres choses.
"Tu ne connais pas encore tous mes défauts, mais s'il en est un qui compte, je suis paranoïaque.
- Pas quoi ?
- Ranoïaque.
- Ah, c'est cool alors. Tu l'as pas mal pris.
- Paranoïaque, en un seul mot.
- Ah pardon."
Le comique de la situation, dans toutes autres circonstances, ne m'aurait pas échappé. Elle a l'excuse d'un mouvement de foule sur le tapis roulant qui a couvert ma voix.
Près d'un cheval fou, où, comme au zoo de Lyon, nous refaisons un dialogue à la Vincent Delerm, elle remet ça.
"Et si je te disais d'arrêter ce que nous faisons, quelle serait ta réaction ?
- Je pourrais peut-être rester ton ami. Mais pas tout de suite.
- Je n'ai pas envie de te perdre.
- Moi non plus."
Silence gêné. J'ai envie d'être ailleurs, j'ai envie de ne pas me poser de questions, j'ai envie de ne pas suffoquer, j'ai envie de ne surtout pas pleurer. Silence encore.
"Ces questions, ce sont des choses auxquelles tu as réfléchi, ou c'est de l'impro ?
- Ça m'est venu comme ça."
J'aimerais lui dire ce que je ressens. Si seulement je pouvais me le formuler.
"J'aimerais pouvoir te dire toutes les contradictions qui se bousculent en moi. J'ai envie d'être avec toi. Mais ence moment moins qu'à aucun autre tu as besoin d'un boulet comme moi. Je ne veux pas ajouter aux poids que tu supportes, aux questions que tu te poses, aux soucis que tu as."
J'ai encore envie de la serrer contre moi et de l'entendre murmurer qu'elle voudrait que je l'emmène dans un coin sombre, j'ai encore envie qu'elle me dise qu'elle aime mes yeux, j'ai encore envie d'elle.

Avant la fermeture nous errons un peu entre les stands DOM-TOM déserts, rejouant à chaque instant un Doisneau improvisé slalomant entre les cartons vides. Au détour de la conversation, elle souligne encore le peu d'estime qu'elle apour son physique. Et elle me cite.
"Et je ne suis qu'assez jolie.
- Si j'en avais dit plus, j'en aurais trop dit, non ?"
Elle m'accompagne à l'arrêt du PC1 qui part sans moi, exprès, pour me laisser du temps avec elle sous la pluie.
"La deuxième grande contradiction, c'est que j'aimerais te dire des choses qui feraient pencher les choses en ma faveur. Mais je ne me sens pas le droit de le faire. Mais c'est comme si je venais de le faire." Comme Kevin Lomax au début de l'Associé du Diable.
J'ai envie de la suivre, de courir la rejoindre sous la pluie au ralenti avec une musique fleur bleue. Mais elle doit rentrer chez elle où son ex est là, mais ne l'attend pas.

Je retourne au bureau, où une presque collègue donne un pot de départ. Excellent pour se changer les idées, ils ont tous déjà bien bû, la collègue en question est très émue, nous finissons par jouer au golf dans les couloirs avant d'aller manger au japonais à côté.
Il est minuit et demi quand je rentre chez Nicolas. Il dort. Je me sens mal. Il me serre contre lui.

jeudi 27 février 2003

Livraison

Ça y est je l'aiiiiiiiiii et il est beau. Et je poste mon premier message d'icelui.

Impatience

Normalement j'ai mon ordinateur aujourd'hui...
* trépigne *

mercredi 26 février 2003

Censure

Une longue conversation téléphonique avec elle, qui m'a fait du bien... mais elle m'a demandé de ne pas en parler :p
Un mail d'elle ce matin : mon week end en semaine: des yeux en amandes qui me regardent et cela me fait plaisir. un éléphant qui se balance. des gens en vacances partout. l'ambiguité ou l'ambivalence. trop de recul dans ma façon d'apprecier les choses. des paons qui me perturbent. un temps d'été en plein hiver. un beau tigre qui s'ennuie. de petites larmes fines sur vaka. un beau concert. quelque chose qui manque à poplagit. l'envie d'être groupie comme dans "presque celèbre". une setlist obtenue, je pense, grâce à mon charme. des bruits que tu aimes et que tu me fais partager. l'indécision. des discussions belles, intelligentes et rigolotes. de la musique. encore l'indécision. de la tendresse. ai pas pu resister. aurai esperé ne pas être toxique, comme cette toxic girl de kings of convenience. des Rdvs dans l'hypocrisie. ne regrette pas. ne voit pas d'avenir, voit rien d'ailleurs. des erreurs dans les transports en commun. des rires. un bonne soeur au nez cassé. un ville accueillante. poplagit. un départ dans la précipitation. un retour plutôt triste. de la musique. une fille aux baskets rouges paillettés. des paroles de chansons griffonées. des mots écris. pas de réponse. pas de regrets. un au revoir. pas d'adieu!! tu peux publier si cela te plait mais je l'ai écrit pour toi.
De retour à l'appartement, nous avons écouté ( ) encore une fois. Nous nous sommes couvert de baisers pendant notre visite de Lyon, les regards lubriques étaient perçants.
Je pensais égaliser là, en nous embrassant devant la fenêtre, mais c'est en écoutant popplagið que nos mains ont courus sur nos corps, et il est fort possible que le point marqué soit à partager entre Jonsi et moi...
Nous avons couru pour attraper notre train de retour. La gène était différente évidemment, mais nous avons écouté de la musique sans trop parler. Un live de Radiohead, un florilège de Beck. Essayer de penser à autre chose, essayer de s'habituer à décoller nos corps. S'écrire pour ne pas parler pendant la musique :
elle, écrivant des paroles de Beck au fur et à mesure qu'il les chante
Lonesome tears... We don't have to worry... Time weras away all the pleasure of the day, all the treasure you could hold... je m'occupe l'esprit
ta main est douce
il est plus très marrant Beck

moi, me soulageant de mes non-dits
J'avais envie de te dire des choses consolantes mais le cœur y est moins.
J'aurais dû les sortir quand nous sommes passés sur la place tout à l'heure, au moment où elles me sont venues. Mais j'avais trouvé qu'il était trop tôt, et je venais de te dire que je préférais ne pas me poser de questions, profiter de l'instant présent. L'essentiel est là : je suis content de cette escapade avec toi. Je n'attends rien de plus de toi, parce que ce n'est pas le moment de faire (encore plus) de propositions malhonnêtes. Mais si j'ai pu être au moins utile, sinon agréable, alors j'en suis comblé. Et si tu veux encore te servir de moi pour te changer les idées, te montrer des choses, ou te couper le souffle en écoutant pop song, alors j'en serai ravi; je suis à ta disposition (c'est un peu trop, non ?)

elle, en réponse
merci-
on est arrivé ?
je ne peux rien répondre.
l'essentiel est bien de l'écrire, non ?
je ne sais pas ce que je vais devenir...
mais tout va bien et mon "w.e" y est pour quelque chose.
that's all folks

et un dernier mot de moi ?
temps restant = vaka ?

Nous nous séparons à une intersection de couloirs de métro. Un dernier baiser.
Je rentre chez Nicolas. Accueil chaleureux. Je n'arrive même pas à m'en vouloir.
Après le repas, nous avons visité Fourvière, qui surplombe la ville, utilisé beaucoup plus de métro, de bus et de trams qu'il n'était utile de le faire, mais nous étions trop distraits pour vraiment faire attention à nos itinéraires. On penserait que des parisiens s'en tireraient dans d'autres métros... mais non. Vous connaissez l'histoire de cet ivrogne qui sors d'un bar, qui se met à tabasser une bonne sœur, et qui lui dit "Je te croyais plus résistant, Batman..." ? Nous avons croisé la bonne sœur en question, avec un gros pansement sur un nez cassé. J'espère qu'elle s'est pris un porte, je n'arrive pas à imaginer un contexte ou quelqu'un mettrait son poing dans la figure d'une religieuse... Mention spéciale à ce reportage de France 3 hier soir, sur un prêtre qui a reconnu ses trois enfants sur les conseils de son évêque, et au commentaire de l'autochtone bourru : "C'est normal qu'il les reconnaisse. Façon ce serait normal qu'ils aient des enfants. Vaut mieux qu'il ait trois enfants plutôt qu'il en viole dix !" La sagesse même.
Je la rejoins dans sa chambre. Le bruit de la porte la réveille plus sûrement que les craquements du parquet. Je suis là, debout à côté du lit superposé, dans la pénombre des volets électriques, et nous échangeons des caresses embrumées. Je la rejoins sous la couette. Il se passe un long moment, avant qu'elle ne m'embrasse. D'abord timidement, puis nous nous dévorons fougueusement. Elle m'avait avoué le plaisir sexuel qu'elle ressentait lors d'un concert de Sigur Rós, elle me révèle celui que je viens de lui donner juste en l'embrassant. Sur "Jonsi 3 - Yarrow 1", je redouble d'ardeur pour relever le défi. À 3-2 nous partons manger avec des amis de son ex.

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Nous rentrons. Nous sommes accueillis par une amie de copine de la sœur de notre hôte (cet appartement est apparemment une base repli pour connaissances de passage), qui squatte l'ordinateur dans ce qui aurait dû être ma chambre. Nous nous réfugions dans la sienne. Écouter du Sigur Rós aurait apporté la confusion dans nos têtes vis à vis du concert. Nous nous recueillons sur Kings of Convenience, son album préféré. Toxic Girl, mon titre préféré sur cet album, c'est elle, c'est aussi son adresse mail de rechange. Nous nous allongeons sur son lit une place, discutons un peu, commençons à nous endormir, et à nous enlacer doucement. Elle me prévient qu'elle ne va pas pouvoir dormir dans cette exiguité, qu'elle va migrer dans ma chambre désormais libérée. Je proteste doucement, déjà dans les bras de Morphée. Je me réveille donc seul vers 9h30.

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Je chante dans la rue, j'essaie de redescendre en vain. Nous allons boire un verre à côté de l'appartement qui nous attend. Nous regardons mes photos, ne parlons que du concert, prenons un Bailey's chacun, elle les a trouvé un peu en dessous que la dernière fois, moi pas. La fermeture nous pousse dehors.
Devant la salle attendent déjà quelques real afficionados (© Thom Yorke), certains connaissant Sigur Rós depuis des siècles, d'autres ont leurs numéros de téléphone, d'autres vont en Islande cet été. Impressionnant. Des conversations se mèlent, avec des gens qui, pour la plupart, ont déjà été vu à l'occasion d'autres concerts un peu partout en Europe. La complicité affichée entre la fille aux gants (sans ses gants) et moi fait penser à tout le monde que nous sommes ensemble. Je démens discrètement. Sylvain Chauveau est égal à lui-même, c'est à dire pas mauvais mais pas non plus une bête de scène. La fatigue et la tension m'endorment. J'aime cette petite sieste en attendant un concert, Four Tet en avait fait les frais cet été en première partie de Radiohead. Je vais acheter un CD d'inédits instrumentaux à l'entracte, et elle un tshirt ( ). Le groupe entre en scène, commence par Vaka, qui me touche au moins autant que d'habitude. Je sens son regard sur moi parfois. Je fais durer ces échanges silencieux, me retiens de lui prendre la main. Le concert est très fort, comme celui au Grand Rex. Ils terminent sur Popplagið (la chanson pop, en français), qui m'achève. Mon souffle est court, mes joues humides, mes jambes flageolantes. J'ai du mal à accompagner la salle, debout, qui applaudit à tout rompre. Elle use de son charme pour obtenir une setlist d'un roadie, le même qui lui avait donné une baguette du batteur à Paris. Encore cotonneux, nous sortons de la salle.

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Ce week end improvisé en semaine a été trop dense pour le narrer dans les détails, mais je vais faire de mon mieux... Comme d'habitude, remontons le temps, back to lundi matin. Départ en train, 9h05 de la gare de Lyon (logique, pour aller à Lyon. On manque de gares pour les autres villes, dans Paris). Peut-être un peu gênés, ou juste un peu mal réveillés, nous parlons peu, écoutons de la musique, chacun un casque sur son lecteur CD rafistolé. Un ami de son copain - son ex, désormais c'est son ex - nous héberge, nous confie chacun une chambre dans le palace qu'il occupe avec ses parents (et je pèse mes mots : 6 chambres, 3 salles de bain). Sur la requête de son ex, personne n'est au courant pour eux. Nous posons nos affaires, mangeons et partons visiter Lyon avant d'aller au concert. Nos pas nous mènent à la Tête d'Or, où nous photographions les animaux, les hobbits et leus parents, etc. En marchant, nous nous révélons nos passés respectifs, nos expériences, nos manques d'expériences, nos mauvais côtés, les raisons de sa rupture, les raisons de ma possible infidélité. S'approfondit une confiance déjà présente auparavant, mais désormais palpable, comme l'ambiguité qui s'installe et dont elle dit ne pas vouloir, autour d'une assiette de frites et d'un coca light. Comme on a pu le lire plus bas, je m'étais bien fait à l'idée de pécher avec elle; ce rejet préliminaire m'a laissé sans voix un court instant, mais je décidai de ne pas le laisser paraître, et pourquoi pas de passer outre. Nous nous dirigeons vers l'Auditorium...

lundi 24 février 2003

Longue douche

Il y a des signes qui ne trompent pas : quand je passe tant de temps sous la douche, c'est que je suis préoccupé. Je tourne et retourne ce que j'ai à l'esprit, sans savoir quoi en faire, sans savoir quelle proportion partager ici. Mon esprit court vite, bien plus vite que je ne le voudrais parfois, et je me surprends à penser des choses qui quelquefois m'échappent... Il se trouve que la fille aux gants (qui aura un jour prochain, qui sait, le droit à un vrai nom et à une entrée dans ma bible), que je connais depuis mi-novembre, a un petit ami, plutôt peu aimable (mais ce n'est que mon point de vue, et si je m'étends dans cette direction on va dire que je nourris d'illicites arrière-pensées) avec qui elle partage un petit appartement. Je l'ai trouvée, comment dire, à mon goût dès le début, et je ne doute pas que ça ait pu se voir sans difficulté, comme on s'accorde à le répéter dans mon entourage. Bref.
Elle m'a récemment confié ses troubles conjugaux, et aussitôt mon esprit tordu a commencé ses films. Et je l'ai donc imaginée il y a quelques jours quitter son homme...
Ses lapidaires mail et SMS de ce soir m'ont incité à l'appeler; il se trouve qu'effectivement, elle l'a quitté. Je sens que je ne vais pas trouver le sommeil tout de suite.

Et tout ceci engendre d'autres questions évidemment cruciales : en dis-je trop ici, sachant qu'elle est aussi lectrice assidue ? Est-ce que je compromets quelquechose ? et quoi ? Quid de ma relation avec Nicolas ? J'ai vraiment l'impression de m'être fait à son idée de ne pas s'attacher aux voeux de fidélité. Mais bon, encore une fois, il m'a dit cela il y a si longtemps... Qu'en pense-t-il maintenant ? Et si je lui pose la question maintenant, juste avant de partir à Lyon avec une jeune fille, ne sentira-t-il pas le coup fourré ?
ah la la quel suspens ma vie parfois

Avant de partir profiter du concert de Sigur Rós à Lyon, je vous conseille l'écoute attentive du morceau qui me hante en ce moment, qui s'appelait Vaka avant de perdre son nom sur ( ), leur dernier album. Si possible une version live, c'est encore meilleur.
frissons partout, une larme de chaque côté
Sigur 1 (Untitled)

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Ingrédients pour une bonne soirée (bis): Nicolas, un couple PS-Vert, un militant tout seul, une réunion politique improvisée, la rédaction d'un communiqué de presse contre Act-Up, du bon vin, des feuilletés aux fruits de mer, Lucrèce Borgia en fond sonore, et l'envie d'être à Lyon avec la fille aux gants...

samedi 22 février 2003

Ingrédients pour une bonne soirée : une copine qui revient d'Écosse, son copain musicien, une déconneuse, un fan de Manchester (la totale, bière, United, Oasis), du vin, des nouilles de l'asiatique du coin, de la musique au hasard sur mon disque dur, Carolina de Matt Ward (et pas California de Mick Howard), un coming out, un chauffeur de taxi parano, du sucre cassé sur un ex-ami, du sucre cassé sur un ami musicien ex-modeste, un tshirt Agnès B.uckley, un tshirt anglais moche et la joie simple de passer du temps avec eux.

jeudi 20 février 2003

mmm un deuxième contact positif pour faire un site. Deux agences de photos, je sens que je vais optimiser mon temps de travail...

TamTam etc.

La chanson du jour : Nada Surf - Inside Of Love (Let Go)
Et j'aurais dû le faire il y a quelques jours, quand j'ai entendu le single de Beck, Lost Cause, pas éloignée du Nobody's Fault But My Own trop brièvement reprise par Thom Yorke... Je suis pas un fan, je l'ai vu une fois sur scène et je n'ai pas accroché, mais là le concert d'avril, acoustique au Grand Rex, me tente bien...
Il faut que je guette le générique de fin de TamTam etc., ils ont manifestement de bonnes idées.

Je suis jalouuuux... Hum. Dogma, un film qu'il est bien. et elle est jolie, en plus, non ?

mercredi 19 février 2003

Bon, j'ai pris le billet pour Sigur Rós à Lyon lundi, et la fille aux gants a pris les billets de train. Alea jacta est.

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Rhaa, Gattaca. cliquezToby Stephens m'avait marqué quand j'avais vu Photographing Fairies au cinéma (on ne doit pas être nombreux...) (pour être honnête, j'avais adoré le film) et je l'ai retrouvé avec plaisir dans le dernier James Bond. Le rapport avec Gattaca ? J'ai toujours associé Toby Stephens à Ethan Hawke, pas vous ? En tout cas physiquement, et aussi dans euh... la manière d'être, enfin une certaine aisance... bref ok, je les confonds, ne me cherchons pas d'excuse. Ils sont beaux tous les deux, vous m'en mettrez un de chaque, merci. Et si Jude ou Uma s'ennuient, qu'ils nous rejoignent.

mardi 18 février 2003

Une amie me tente fortement, j'ai envie de retourner voir Sigur Ros à Lyon... C'est la fille aux gants, et c'est lundi.

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Bon, je tente le coup du PictureLog, j'avais envie de mettre à contribution mon appareil numérique flambant neuf (même si les deux premiers clichés mis en ligne ne sont pas de moi). Dites-moi ce que vous en pensez ?
Aaaaaah j'ai trouvé un logiciel de généalogie crackable sur Mac OSX. Je vais pouvoir accéder à la demande insistante de ma petite cousine de 9 ans, qui veut se lancer dedans, et qui me demande l'immense base que j'avais compilée il y a quelques années. Enfin, immense base, tout est relatif, je crois qu'à l'époque j'avais épuisé les moyens à ma portée pour avancer : ma mère étant née au Viet Nam, je ne peux que me fier à la mémoire de mes grands parents, et mon père est né dans le Pas de Calais, j'ai un peu la flemme d'y aller... Le travail a été déjà colossal juste sur ma cinquantaine de cousins. Ma copine de l'époque s'y était mise aussi. En une après-midi dans une mairie à la campagne, elle était remontée jusqu'en 1750. Ce doit être le principal avantage de la consanguinité auvergnate.
un instant...
  1. Pouvez-vous décliner toutes les utilisations que vous faites du papier essuie-tout ? J'essuie les petits débordements dans la cuisine, les souvenirs du chat, je me mouche dedans quand je n'ai plus de mouchoirs, et parfois je l'amène à côté du lit pour des raisons que la morale réprouve. Ça me rappelle une pub de mon enfance avec un petit monstre et un grand brun ténébreux, pour une marque que nous appellerons "Bidule" afin de pallier les défaillances de ma mémoire. "Bidule fait des mouchoirs. - Je ne suis jamais malade. - Bidule fait de l'essuie-tout. - Je ne renverse jamais rien. - Bidule fais du papier toiletteuh ! - ... - Et toc."
  2. Que faites vous de vos chaussures immédiatement après les avoir ôtées ? Je remets en place l'éventuelle semelle intérieure rebelle et je les aligne avec les autres.
  3. Si vous deviez en trois lignes expliquer ce qu'est la liberté à un enfant, comment vous y prendriez-vous ? Pour bien commencer, on irait voir un disctionnaire ensemble, parce que je suis surieux de savoir comment ils se sont tirés de ce mauvais pas. Sinon un poncif du genre fais tout ce que tu veux sans faire chier le monde. Et arrête de poser tout le temps des questions, c'est fatigant. Petit con.
  4. Pourriez-vous citer spontanément le nom de deux femmes qui ont pesé sur l'histoire du monde ? Arf. Spontanément, c'est Margaret Thatcher (j'ai bon sur l'orthographe, Gvgvsse ?) qui vient, mais ça me gêne un peu. Après une petite réflexion, je dirais Monica Lewinsky, Marie Curie, Aliénor d'Aquitaine...
  5. Un de vos amis vous a rendu un fier service dans le passé. Aujourd'hui, il demande votre appui inconditionnel pour le soutenir dans une démarche vis-à-vis de laquelle vous ne voulez pas vous investir. Comment lui répondez-vous sans pour autant paraître ingrat ? Avec franchîse et embarras.
  6. Pourriez-vous payer pour continuer à lire un blog que vous aimez ? Pourquoi ? A priori non. Quel mégalo le sera assez pour demander à ce qu'on paie pour le lire ? Tant qu'il restera des gratuits intéressants autour...
  7. Quel est votre degré d'intérêt pour les événements qui touchent la blogsphère (par exemple, le rachat de Blogger par Google) ? Les événements qui concernent la vie des bloggeurs m'intéressent (sinon je ne les lirais pas); par contre, je m'intéresse au rachat de Blogger par Google comme des mariages de Microsoft et NBC ou Seagram et Vivendi, c'est à dire avec attention mais pas d'avidité.
Il a appelé un peu après l'appel affolé de sa femme, qui ne l'a pas vu rentrer. Épris de boisson, il s'était endormi dans sa voiture. À l'arrêt. Dans le parking. Pff, pas drôle.
La bonne nouvelle, c'est que le dîner s'est bien passé, qu'on est d'accord sur les nouveaux termes de mon contrat, et sur tout le reste, et le vin aidant, il m'aime bien. La mauvaise nouvelle, c'est que je suis la dernière personne à l'avoir vu vivant, et que si on le retrouve le ventre en l'air dans un canal, je suis le premier suspect ET j'ai un mobile.

lundi 17 février 2003

Ça y est, j'ai pris mes places pour les Eurockéennes de Belfort, les 4, 5 et 6 juillet 2002. Sans connaître la programmation, autre que Radiohead et Massive Attack. C'est un bon début de motivation, non ?
D'ailleurs, tant que j'y pense, je suis en train de fonder ma micro-boîte, j'ai envie de travailler un peu pour moi. "Services informatiques, conseil, dépannage, formations, réalisation de sites web, fourniture de matériel et logiciels". Je devrais pourvoir faire deux ou trois trucs à côté de mon travail, en attendant que ça marche. Et si ça marche, ENFIN ne plus rendre de compte. Être libre. Presque. * sourire à ma banquière *
Après avoir reçu un premier avertissement ce matin en recommandé (d'ailleurs j'adore faire la queue à la Poste, comme tout le monde), j'ai un rendez-vous en tête à tête avec mon boss ce soir, dans le resto japonais en face du bureau. On devrait réserver les restos japonais aux grandes occasions, ou en tout cas aux occasions agréables, j'ai pas vraiment envie de polluer l'excellente image que j'en ai en m'énervant ce soir à table contre mon patron et néanmoins ex-ami. Le pire étant que je ne peux pas faire semblant, ou alors j'ai du mal, et lui arrive à me parler comme si rien ne se passait, comme s'il n'évoquait pas mon licenciement deux fois par mois, comme si je pouvais trouver drôle son humour à deux piastres (oui, je tourne résolument le dos au franc français en adoptant n'importe quelle autre monnaie, suivant le sens du vent). j'ai encore des souvenirs émus (voire des photos) des mes derniers restos japonais marquants, il y a une semaine avec Lisa, il y a un mois avec gVgVsse, il y a un an avec mon patron et Marie-Caroline. J'aurais dû conseiller une brasserie, un truc anonyme. Au moins je vais pouvoir me venger sur le poisson cru aux frais de la princesse.

dimanche 16 février 2003

nerdslut Arf, encore un test qui me définit brillamment en quelques questions superficielles. Je ferais mieux d'aller me coucher, en plus Thelma & Louise en français, ça pue. Et merci à Geek Grrrl, encore.
You are pink. You are in limbo. Not pure and manipulated like white, not impure and noble like red. You are unsure of your real identity, but whatever you chose it to be, you can be it. That is your power. You change everyone you touch, and everyone remembers you. In literature, pink represents the place between heaven and hell. You are the one we will never forget. Si flatteur que puisse être le résultat de ce test, j'ai été voir les autres couleurs possibles, et je me serais aussi bien retrouvé dans le bleu ou le blanc... Alors soit ce sont juste des truands fortiches comme on en trouve dans l'industrie de l'horoscope, soit, finalement, ce n'est pas un hasard si je suis tombé sur rose, et alors ils sont vraiment très fort... Et merci à Geek Grrrl.

vendredi 14 février 2003

Le concert a largement tenu ses promesses, je pensais être emphatique en parlant de larmes à un concert, mais non, ils m'ont eu plus d'une fois. Bientôt quelques photos (je sais, ça fait plusieurs fois que je dis ça, mais un jour ce sera vrai). Avec un jour d'avance, ça a été une chouette Saint Valentin.

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jeudi 13 février 2003

Ce soir concert de Sigur Rós au Grand Rex. Je vous en conseille l'écoute chaleureusement. J'ai découvert ce groupe un peu par hasard en septembre 2000, sous la grande tente bleue d'un concert de Radiohead, alors que les éléments se déchaînaient à l'extérieur. La voix du chanteur, les chants de baleines qu'il arrive à tirer de sa guitare (à l'aide d'un archet, la plupart du temps) sont propres à émouvoir aux larmes ceux qu'ils n'ont pas hypnotisé. Commencez par Agaetis Byrjun, le deuxième album.
bebe

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Jeopardix !

  1. Ce n'est qu'un mythe errant (aaah j'ai quand même réussi à le caser) C'est vrai que Giscard passe son temps entre Clermont et Bruxelles ?
  2. Autant passer son dimanche soir avec Paul Amar. Mon mec a croisé Bruno Mazure dans un sauna gay.
  3. Non, merci, je n'ai pas besoin de ça en ce moment en plus du reste. Je peux te parler une minute ?
  4. Franchement, j'en serais vraiment malade. Sigur Ros annule le concert de ce soir !
  5. Euh, vous pouvez répéter la question? En tout cas, c'était la bonne réponse
  6. Botzaris Je vais commencer à essayer de suivre Bidibi dans la rue, t'as une idée par où commencer ?
  7. Et Plastic Bertrand, alors? Il nous a manqué un poète torturé dans les années 70.
  8. Je trouve qu'elle ressemble un peu à Chucky. J'aime beaucoup Jennifer Tilly.
  9. Honnêtement, ça me gonfle. J'aime bien ces questionnaires à la con, pas toi ?
  10. Je pense que Patrice Drevet ferait l'affaire. Comme PPDA n'est plus volontaire, si on trouvait un présentateur périmé pour faire bouclier humain à Bagdad ?

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mercredi 12 février 2003

Remise en place

"Je suis flatté, mais... comment dire... ne peux pas faire ça à mon ami... plus de deux mois que nous sommes ensemble... dans d'autres circonstances, peut-être... ne vous en tiendrai évidemment pas rigueur sur un plan professionnel..."
"Si jamais tu en ressens le besoin... ma porte t'est grande ouverte... ça n'est pas vraiment tromper, c'est dans la tête... ressenti une grande complicité charnelle... très sensible à ton charme... à bientôt j'espère..."
Brrr. Voilà qui est fait. Suis-je le seul à penser à L.I.E. ?
Comme le souligne Lisa avec humour, j'augmente de dix ans chaque semaine l'âge de mes interlocuteurs. J'ai peur de ce que l'avenir me réserve.

mardi 11 février 2003

Yew

Yeeeew. Je me dégoute.
Hier matin j'avais rendez-vous chez un client, un restaurateur dont l'orientation sexuelle ne fait aucun doute et à qui j'ai vendu des cours d'informatique. Après lui avoir donné sa facture et pris son chèque je pensais prendre congé. Nerveux, il me demande s'il est possible de se voir, peut-être, un jour, loin de toutes considérations professionnelles. Le sachant marié à son cuisinier, je ne sens pas venir le coup fourré, pense à un verre honnête entre gens de bonne compagnie, et acquiesce. Il semble soulagé, heureux, même, souligne le charme qui se dégage de moi, me propose mercredi soir, donc demain, après son service, donc 23h. Je tique un peu mais me dis que l'heure tardive sera un bon prétexte pour expédier ça si leur conversation tourne, comme je le crains, autour de crus classés et de toile gustavienne.
Il me raccompagne à la porte de son bureau. "On peut s'embrasser ?", demande-t-il. Je me penche pour faire la bise au cinquantenaire fébrile, qui m'agrippe, me penche, m'embrasse fougueusement. La bienséance et ma raison aurait voulu que je résiste. Je me contente d'enregistrer son goût de café, son after shave coûteuse, son épaisseur. Ses mains courent partout sur moi. Je me dégage de son étreinte avec un sourire, ne me résolvant pas à une esclandre avec un de mes meilleurs clients. "Tu as déjà fait des choses à trois ?" Je m'éclipse. "À mercredi !" me lance-t-il, manifestement aux anges.
Comment vais-je m'en tirer ? Il est hors de question que j'y aille, yuk yuk yuk.
J'ai réussi à ne pas trop y penser hier soir, chez Nicolas. Il ne m'a jamais paru aussi agréable. Jeune. Fin. Je suis abject et ne mérite personne.

lundi 10 février 2003

Il y a des choses qui m'évoqueront, à vie, des sentiments profonds. Je me suis posé la question, récemment, de savoir comment changer ça ? Comment "récupérer" une chanson qu'on a laissé à une déprime, comment effacer un souvenir d'une scène dans un film ? Je m'étais posé la question en silence il y a quelques jours, en passant devant le Père-Lachaise puis boulevard Gambetta avec Nicolas. J'ai de très mauvais souvenirs à ce carrefour-là, et malgré les deux ans qui se sont passés, je ne peux pas le traverser sans être aux aguets, sans chercher LA silhouette de la personne en question. Bref la question m'est revenue de plein fouet hier soir devant la télé. Quand Jerry Maguire (merci aux doubleurs pour la prononciation hideuse qu'ils lui ont collé) est sorti, je l'ai vu, dans l'avion pour New York, à l'aller ET au retour. Pour moi, ce film resterait à vie le souvenir des ces vacances en famille à Manhattan. Mais j'ai revu ce film en cassette chez mon père cet été, après avoir été, moi aussi, plaqué par une mère célibataire. Et j'avais pleuré comme un con, en me cachant entre le chat et le fauteuil. Hier soir, j'ai revu le film avec Nicolas, et rien ne m'est revenu de mon séjour à New York. Par contre le souvenir de ma Marie-des-Landes et son fils m'a arraché les tripes. Dieu merci j'étais assis contre lui, il n'a rien vu; je ne me sentais pas de raconter l'histoire, ce soir, en plus.

dimanche 9 février 2003

Quatre heures pour réaliser le site du concert en question. Je m'améliore, je trouve.

samedi 8 février 2003

Après midi constructive. Réunion de travail sur un site que je réalise pour une agence de photo qui se fonde, puis une autre avec le patron d'une péniche où j'organise un concert, vraisemblablement le 3 mai prochain, avec 5 groupes (dont trois d'amis), un DJ, etc. Ce soir, dîner avec Nicolas au Temps au Temps.
Puisque j'y suis (thanks to nacara), B1 d++ t k+ s u-- f+ i o x e- l+ c+ (explication ici). [pour les improbables qui se seraient posé la question, B0 c+vd-- e+ f-- g++ k m q- r- s- t- w--]

obsessive compulsive
Which Personality Disorder Do You Have?
brought to you by Quizilla
Un post rapide pour vous conseiller les lectures conjointes de deux points de vue sur un voyage en Polynésie : ici et . Ça se passe en ce moment même, c'est beau, c'est raffraîchissant, et ça fait envie.
Paris, le 8 février 2003 Objet : utilisation frauduleuse d'une carte sur un compte fermé. Madame, Monsieur, Après des demandes répétées, mes comptes bancaires dans votre établissement de Paris-République ont été fermés le 19 décembre 2002, et mes moyens de paiement (chéquier, carte Visa) ont été restitués à ma conseillère, Mme X. Imaginez donc ma surprise d'apprendre ce matin par un appel de cette dernière que mon compte n'est pas fermé, et qu'il est débiteur parce que ma carte Visa aurait été utilisée par deux fois, en décembre 2002 et en janvier 2003, pour un total d'environ 40 euros. J'ai eu beau arguer que je ne possédais plus cette carte (au demeurant expirée en janvier 2003), Mme X a insisté pour que je porte plainte auprès du commissariat pour utilisation frauduleuse ET que je fasse moi-même opposition de cette carte auprès du 0 825 070 070. Qu'elle ait insisté sur le fait qu'elle ne pouvait pas le faire pour moi a fait beaucoup rire l'ensemble de mes interlocuteurs de cet accueil téléphonique ; qu'elle m'envoie faire opposition sur une carte expirée encore plus. Avant de vous demander la fermeture définitive de mon compte, j'aimerais que vous vérifiiez depuis combien de temps ce "Wanadoo VAD" me prélève 20 euros par mois, que vous m'expliquiez pourquoi, alors que je n'en ai pas donné l'autorisation, et si possible que vous me restituiez les sommes en jeu. Je vous prie d'accepter, Madame, Monsieur, mes salutations interloquées. Yarrow Copie au Service des Relations Clientèle Copie à Madame Christiane Scrivener, Médiateur de la Société Générale
Ils sont venus à un... Mais on a passé une chouette soirée quand même. Merci Bernard.

vendredi 7 février 2003

J'attends des amis, mais je trouve que ça sens le lapin à plein nez... blues
Je ne résiste pas à l'idée d'exaucer la Google-Wish d'aujourd'hui : la recette de la tapenade. La tapenade est un hors-d'oeuvre typique du Midi de la France, nous précise n'importe quel site de cuisine. C'est une purée d'anchois, d'olives et de câpres (tapeno en provençal) que l'on tartine sur du pain. Et comme je suis un piètre cuisinier, allez directement voir ici.

Mercredix V

Mercredix V, bien en retard... Ahem.
  1. Avez-vous déjà possédé une panoplie (au sens de déguisement) ? Si oui, de quoi ? Et dans le cas d'une réponse multiple, quelle était votre préférée ?
    De vraies panoplies, je n'ai porté que de la location. J'ai une très jolie photo de moi, qui à quatre ans jouait très bien la tragédie dans un costume de Pierrot; j'ai un souvenir ému d'un déguisement de Zorro qui me faisait pousser des ailes. Pour ce qui est de ce que je possède encore, j'ai de quoi passer relativement inaperçu dans les soirées gothiques où on me traîne parfois (pas toujours contre ma volonté) par la grâce d'un manteau noir en cuir, qui descend jusqu'aux New Rocks. Et j'ai le même en velour rouge, pour pouvoir alterner.
  2. Entre un noyé, un pendu et un décapité, quel cadavre vous terrorise le plus ? Dans l'attente d'y être confronté, je ne suis pas sûr qu'un cadavre me terrorise (Rotten et ShowNoMercy, ça compte ?). Mais le décapité, à qui il manque donc un morceau pour compléter la perspective, doit être le plus impressionnant des trois, j'imagine.
  3. Quelle odeur, a priori gênante ou pas réputée comme franchement agréable, vous plait particulièrement ? Prière de rester dans les limites de la bienséance.
    Mmm, je n'ai jamais été très fort en bienséance. Tant pis pour vous, joker.
  4. Quelle est votre couleur de carte préférée au Monopoly ?
    Le coin qui va de jaune à vert.
  5. Mesurons le chemin parcouru de "God save the queen, the fascist regime" jusqu'à "Nique la police". Que penser de cette évolution dans la chanson contestataire ?
    Rapprochement intéressant. Beaucoup de bruit pour rien. Let'm fuck da cops.
  6. Combien des dix commandements avez-vous enfreint à ce jour ? D'ici la fin de votre vie, le nombre risque-t-il d'évoluer ?
    Cette version des dix commandement est une adaptation étonnante, j'ai le souvenir d'une version juive assez différente.
    1. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.
      Respecté : en tant qu'athée, je n'ai pas d'autre dieu non plus.
    2. Tu ne te feras pas d'idoles et tu ne les serviras pas.
      Respecté.
    3. Tu ne prononceras pas le nom de l'Éternel ton Dieu en vain.
      Enfreint allègrement au rythme des jurons que je profère pour le plaisir même du son qu'ils font.
    4. Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
      Pas de problème, plutôt deux fois qu'une.
    5. Honore ton père et ta mère.
      Admettons.
    6. Tu ne tueras pas.
      Pas si je peux faire autrement.
    7. Tu ne commettras pas d'adultère.
      J'ai résolu le problème en ne me marriant pas jusqu'à présent.
    8. Tu ne voleras pas.
      Raté.
    9. Tu ne mentiras pas contre ton prochain.
      Désolé.
    10. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni sa femme, ni aucune chose qui est à ton prochain.
      C'est ce qui fait marcher l'économie, non ?

    Bon, 4 sur 10 ? Ça va, pour un micro test de pureté ? Je vais être obligé de citer de nouveau du George Carlin, que décidément je sors à tous bouts de champs... Bientôt.

  7. Columbo est un brillant enquêteur, malgré son allure misérable et penaude. Pensez-vous que dans le pays des chiens, le basset du lieutenant cache des talents semblables à ceux de son maitre ?
    Ben non, il ne vit pas au pays des chiens, il vit à Los Angeles dans une niche pourrave, avec ses maîtres.
  8. Quel est le véritable inconvénient de l'inceste (chez les humains), d'après vous ?
    Mmm cela demande sûrement une réponse cynique. Je dirais qu'il est difficile de rompre sans compromettre la bonne humeur des repas de famille. Et aussi ça met le bordel dans les arbres généalogiques. Je vous présente Ophélie, qui est à la fois ma soeur, ma tante et ma filleule...
  9. Quel objet vous a le plus déçu une fois sorti de son emballage ?
    Le préservatif avec applicateur. Ils ont bien fait de le retirer de la circulation. Ils n'avaient manifestement prévu qu'une taille, et je me suis griffé dessus.
  10. On a tous des périodes récurrentes (je crois) où l'on se rappelle assez précisément des rêves de la nuit passée. Elles dépassent rarement la longueur d'une semaine, mais... comment les vivez-vous ?
    Bien. j'aime bien ça. Par contre ça veut dire que je me réveille pendant mon rêve, donc que je n'ai pas assez dormi. Donc je finis par être crevé.
Je suis tombé tout à l'heure sur une petit histoire drôle, mignonne et (légèrement) politique : Le président George W. Bush, désirant améliorer sa cote de popularité auprès des jeunes, se rend dans une école et expose les objectifs de son gouvernement. Ensuite il demande aux enfants de lui poser des questions... Le petit Bob prend alors la parole: - M'sieur l'président, j'ai trois questions:
  1. Comment avez-vous réussi à gagner les élections, alors que vous avez perdu au décompte des urnes?
  2. Pourquoi insistez-vous autant à vouloir attaquer l'Irak?
  3. Ne croyez-vous pas que la bombe d'hiroshima fut la plus grande attaque terroriste de l'histoire?

A ce moment même, sonna la sonnerie de la récréation, et tous les élèves sortent de la salle. Au retour de la pause, Bush invite une fois de plus les enfants à lui poser des questions et le petit Joey lui dit alors : - M'sieur l'président j'ai 5 questions:

  1. Comment avez-vous réussi à gagner les élections, alors que vous avez perdu au décompte des urnes?
  2. Pourquoi insistez-vous autant à vouloir attaquer l'Irak?
  3. Ne croyez-vous pas que la bombe d'Hiroshima fut la plus grande attaque terroriste de l'histoire?
  4. Pourquoi la récrée a-t-elle sonnée 20 minutes plus tôt?
  5. Où est passé Bob?
Si le contenu est discutable (et encore), c'est la cible qui me sidère : on racontait déjà cette histoire il y a 10 ans (et encore, je ne parle que pour moi) avec, à la place de Bush, des gens comme Mao, Ceaucescu et autres grands démocrates de notre belle planète. Je n'ai même pas de conclusion valable, juste qu'on a vraiment changé de regard sur certaines choses... Ou alors c'est qu'on manque de dictateurs d'envergure, de nos jours...

Petite annonce

Cherche boulot pas trop ennuyeux, pas trop mal payé. Etudie toutes propositions.

mercredi 5 février 2003

Billy Kay

Comme promis je reparle de L.I.E., ou plutôt du jeune homme qui y joue Gary, Billy Kay. En dehors du fait qu'il ressemble à une version plus jeune et moins anguleuse de Spike, paradoxalement pleins de promesses et plus abouti, il est aussi une des raisons qui m'ont fait apprécier le film. Et comme l'a signalé Matoo, il est né le 10 avril 1984, il a donc 19 ans. On peut donc baver dessus sans arrières-pensées.
En fait, il m'a fait penser à un garçon qui était dans le même collège que moi, qui s'appelait Thomas, et dont la régularité des traits me captivait. Le plus fort était que les frères d'icelui (il avait bien deux ou trois frères), plus jeunes comme plus vieux, étaient tous de la même trempe, de celle qui vous font devenir gay comme des pinsons (ça marche, comme traduction de gay as a goose ?). Cela me sidérait. j'avais vraiment envie de voir les parents, pour SAVOIR, pour savoir ce qu'il fallait comme gènes pour enfanter d'une pareille portée. Je ne lui ai même jamais adressé la parole.