jeudi 17 mars 2005

Le second rêve

Un voyage de groupe aux États-Unis, avec Cécilia. Nous nous déplaçons dans un beau bus blanc, d'auberge de jeunesse en hôtel. Ambiance bon enfant. Nous attendons je ne sais quoi devant l'auberge de jeunesse, qui a une façade blanche, un peu anglaise, avec des ferrures noires. Je suis déjà venu là en rêve, visiter de la famille. Un homme petit et en chaise roulante passe sur le trottoir opposé à l'auberge - et donc sur notre trottoir, à côté de notre bus - et lutte pour passer la marche constituée par la ruelle qui débouche juste là. Je l'aide. Mon point de vue est assez bas. Il bascule en arrière, j'ai peur qu'il tombe, mais il s'est immobilisé sur une roue arrière, dans un équilibre improbable. Je peux alors le faire pivoter dans le bon sens, et le pousser avec mon dos sur le trottoir. Avec mon dos : je me rends compte que je suis moi aussi en chaise roulante. Je sais maintenant, c'est Cécilia qu'on attend. Elle s'est absentée, je ne sais pas pourquoi, mais il semble que les autres, si. Les gens évitent mon regard. Une femme du groupe, compatissante, me tapote doucement le genou, un peu comme ma grand-mère quand quelqu'un est triste. Cécilia revient. Je la reconnais, de dos, ses cheveux détachés sur sa veste en jean, elle va voir les autres. Je décide de rester là, pour voir si elle vient me voir. Les autres l'attendaient pour entrer dans la maison. Je suis en train de regarder le mur d'en face, de près, il est jaune pale avec de la poussière, où est-ce de la mousse, du lichen noir. Une fourmi passe. Je frotte mon doigt pour enlever la suie, en passant de plus en plus près de la fourmi. Elle finit par morfler un peu. Les autres sont tous entrés dans la maison. Je vois que le système de nuit, dont j'avais déjà rêvé pour cette maison, est toujours en place : un petit panneau d'environ douze centimètres de haut sur quatre de large, au sommet d'une tige d'un mètre, se soulève du sol par le côté droit, et signifie que c'est complet, ou que les occupants ne souhaitent pas de nouveaux arrivants. La porte est en train de se fermer. Je me précipite, j'entends déjà la clé dans la serrure. Je me jette au niveau de la boîte aux lettres, où se trouve aussi la poignée, à quinze centimètres du sol. Je rentre in extremis. La femme m'accueille. Je me réveille.

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3 commentaires :

Anonymous tigger :

comment fais tu pour te souvenir d'autant de détails, quand je me réveille c'est tout juste si je me rappelle que j'ai rêvé

23 mars, 2005 13:28  
Anonymous Ness :

Oh, je viens de m'en rendre compte: tu l'appelles Cécilia, et pas C. !

15 mars, 2007 22:01  
Blogger Aurélien :

Exact, c'est le signe d'un texte écrit pour moi et pas pour le blog...

16 mars, 2007 00:54  

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